mercredi 28 août 2013

Le mariage pour tous, effondrement de la famille traditionnelle ?

Je ne suis pas pour le mariage pour tous. Il est passé. J'ai mis du temps à comprendre pourquoi, même si je partageais l'opinion des manifs pour tous, leur mouvement me sortait par les trous de nez.

Puis j'ai compris. J'ai compris le jour où j'ai appris qu'un ami qui avait fait le déplacement province-paris pour manifester, que cet ami-là donc, avait aussi passé les trente dernières années à flipper parce qu'il avait un fils illégitime qui aurait pu réclamer qu'il le reconnaisse. Et que maintenant, il y avait prescription, ouf, il pouvait enfin respirer.

Alors pitié, quand vous vous apprêtez à dire "la société va mal, la famille traditionnelle vient de recevoir son plus grand coup de poing dans la face" en parlant du mariage pour tous, rappelez-vous que je suis au fond de la salle et qu'avec mon petit regard en biais, je vous juge. Je vous juge de toute ma personne, de tout mon être (et c'est pas bien). Vous qui avez été capable de vous convaincre que ce n'est pas une forme de peur, mais la défense de la famille traditionnelle qui vous anime. Admettez simplement que ça vous fait peur. C'est pas grave d'avoir peur, c'est pas grave d'être effrayé par quelque chose qu'on ne connait pas. Le reconnaitre permet de commencer le chemin qui nous rendra plus tolérant. Par contre, se mentir à soit même, ça a d'autres conséquences.

La famille traditionnelle est menacée. Pas à cause du mariage pour tous. Elle est menacée par le nombre d'enfants qui naissent hors mariage chaque année. Par le nombre de pères qui laissent le choix entre l'avortement et la séparation. Elle est menacée par le nombre de divorces. Elle est menacée par le nombre de personnes, homme ou femme, qui considèrent que c'est normal de jouir sur du contenu pornographique alors qu'ils sont en couple. Elle est menacée par les époux qui considèrent que flirter n'est pas bien grave. Que tromper ne fait de mal à personne tant que l'autre ne le sait pas, et donc n'en souffre pas. Elle est menacée par nos vieux qu'on laisse crever dans d'infâmes mouroirs. Par nos jeunes qu'on met à la porte parce qu'ils sont enceinte, drogué ont besoin d'aide. La famille traditionnelle est menacée par le temps d'échange parent/enfant qui ne cesse de diminuer depuis plus de vingt ans. Elle est menacée quand on fait comprendre pendant vingt ans à son fils ou sa fille qui est gay secrètement, qu'on n'aime pas les gay et qu'ils sont bizarres. Elle est menacée aussi quand vingt plus tard on coupe les ponts avec le-dit enfant ouvertement gay désormais.

Par contre, pour toutes ces raisons, personne n'est allé manifester. Parce que le plus grand fléau, c'est pas les familles qui se désagrègent petit à petit, non, le plus grand fléau, c'est que deux personnes qui s'aiment puissent le dire devant un maire.

Je ne suis pas pour le mariage pour tous. Mais si nous voulons protéger la famille, allons embrasser nos gosses, rendre visite à celle qui est dans une maison de retraite et honorons celui ou celle que nous aimons en lui étant fidèle.

jeudi 15 août 2013

Je veux comprendre la théorie du genre

La "théorie du genre" c'est le terme utilisé généralement pour ceux qui s'y opposent. Les autres parlent d'étude sur le genre. J'ai essayé de faire une vidéo pour expliquer ce qu'est le genre.




Les études sur le genre cherchent donc à déterminer ce qui fait qu'on se sent homme ou femme. Elles ne disent pas toutes la même chose. Il n'y a pas une théorie du genre, il y a un concept. Une étude sur le genre se demandera ce qui est vraiment féminin et ce qui est le résultat de notre culture. Par exemple, porter une robe pour une femme, c'est culturel. Par contre, est-ce que les performances sportives c'est biologique ou c'est de la culture ? Et ne dites pas fastoche, on est parfois surpris d'apprendre que ce qu'on croyait typiquement féminin est complètement culturel. Saviez-vous par exemple que les chevaliers tombaient souvent dans les pommes d’émotion ? Donc la propension à défaillir est en fait culturelle. La question de l'homosexualité peut faire partie d'études sur le genre également.

La sexualité féminine expliquée par une femme

Je publie ici une lettre qui n'est pas de moi, mais de ma sœur jumelle. C'était son conseil à la jeune mariée. Dans le reste de mon blog je dis qu'en matière de sexualité l'homme et la femme sont différents. Elle au contraire part du postulat qu'ils sont identiques et le résultat est inspirant.

 

Le machisme dont on a hérité (ça fait des siècles qu'on vit dans une société machiste, donc on se débarrasse pas aussi rapidement des mauvaises habitudes) a rendu les relations sexuelles incroyablement compliquées.
Parce que l'homme a des privilèges, et entre autre le privilège que le sexe soit un cadeau pour lui et pas pour la femme. La société va enseigner le sexe en prenant le point de vue de l'homme, de ce qui lui, aime.

Exemple:    En regardant du porno la femme peut apprendre des trucs pour faire plaisir à l'homme
                  En regardant du porno, l'homme n'apprends rien sur la manière de faire plaisir à la femme.

                  Dans les magasines on va lire plein de trucs sur "comment rendre son homme fou au lit"
                  On ne lira jamais dans les magasines pour homme "comment rendre votre femme folle de plaisir".

Si un homme n'arrive pas à faire jouir sa femme, c'est parce que PERSONNE ne lui a appris. Parce que ce qui fait plaisir à la femme, la société s'en fout.

Bien, maintenant que j'ai tapé sur le machisme,je vais parler d'embryologie :

Au départ un embryon garçon et un embryon fille sont exactement pareil.
Si aucun signal n'arrive, l'embryon garde un appareil génital féminin. Si un signal contradictoire arrive, la différenciation en sexe masculin arrive et les organes poussent, descendent, remontent, bref, se modifient pour faire descendre les ovaires dans les sacs boursiers, le clitoris s'allonge pour devenir un pénis etc...

Donc, en réalité, nos corps, qui ont l'air si différent, sont faits des mêmes tissus, aux mêmes endroits. On devrait donc fonctionner de manière identique (c'est un peu faux ce que je dis, il y a quand même des différences, mais c'est pour caricaturer)

Notre clitoris est très innervé, comme le pénis. Quand il est excité il gonfle et a une érection, comme le pénis.Et quand il est en érection il est encore plus sensible, comme le pénis.
Le clitoris, c'est pas juste un petit truc qui dépasse, il a des ramifications à l'intérieur, assez longues, qui remonte en entourant le vagin.
Quand le clitoris est gonflé, sa partie intérieur, qui est juste sous la muqueuse du vagin, est plus sensible. Donc en réalité, quand on a du plaisir pendant la pénétration, c'est toujours grâce au clitoris.
Mais bon, il n'y a pas de contact directe, puisqu'il y a l'épaisseur de la muqueuse. Donc c'est un peu comme un homme avec un préservatif, on va pas dire qu'il sent rien, mais c'est un poil plus difficile d'avoir du plaisir, même si c'est quand même possible.

L’érection peut être obtenue de plein de manière différentes:
en touchant,

en aillant des pensés excitantes, 
en touchant d'autre zones érogène, 
chez l'homme comme chez la femme.
Donc une femme en début de relation peut avoir une érection sans que son compagnon ai eu besoin de toucher directement son clitoris. Elle peut donc prendre du plaisir seulement par la pénétration, puisqu'elle est déjà très excitée et que son clitoris, gonflé, lui donne du plaisir au moment de la pénétration, par sa partie intérieure.

Certaine femme ont la machine à fantasmer très en forme, elles n'auront donc pas trop besoin de préliminaire, jouiront facilement, et croiront, à tors, qu'elles sont vaginale, et pas clitoridienne.
D'autre femmes, ne comprendront pas pourquoi elles avaient du plaisir si facilement au début et pourquoi, maintenant, c'est plus difficile. Alors que c'est juste normal, ça marche pour les hommes comme ça aussi:

Au début de la relation, un contact bénin peu leur donner une excitation et une érection,
alors qu'après un peu de temps, l’érection n'arrive pas aussi rapidement et automatiquement.

Bien, maintenant compare ce que tu sais sur le plaisir féminin et ce qu'on dit d'un rapport sexuel:

un rapport cool c'est : 

un peu de préliminaire, 
puis pénétration, 
et allez retour de l'homme jusqu'à ce que son plaisir augmente, 
qu'il accélère la cadence
et qu'il jouisse.

à part deux minutes au début, à quel moment on s'occupe du plaisir de la femme?

Inverse la situation, si on s'occupait de l'homme comme on s'occupait de la femme.

Tu touches un peu son pénis au début, 

puis tu te mets pendant tout le reste du temps à toucher une zone qui n'est pas vraiment érogène : on va dire le lobe de l'oreille. 
Tu t'acharnes longtemps sur son lobe de l'oreille, 
tu t'acharnes fort, parce que c'est ce qu'on t'a dit qu'il fallait faire,
et puis tu jouis et tu te dis "mince, ça a pas marché, il a pas jouis"

Bon, j'exagère, le vagin c'est pas insensible non plus, mais imagine un autre truc qui donne un peu de plaisir, mais qui est secondaire, je sais pas, si au lieu du lobe de l'oreille tu t'occupais d'un petite zone à la base du pénis, ou des testicules, je sais pas...
Je dis pas que pendant cette séance il aura zéro plaisir, mais que tu n'arriveras JAMAIS à le faire jouir comme ça, sauf si il fantasme comme un dingue, et encore il faudrait qu'il soit un vrai yogi du sexe.

Au début, il aura une érection, du plaisir, mais comme dès que les préliminaires sont finis tu ne t'occupes plus de son pénis, il va perdre son érection, et en même temps toute sa sensibilité érogène.

Un autre point. Ta partie intérieur du clitoris peut être stimulée si le contact est important : au tout début de la pénétration, quand le vagin est encore très serré ou à la toute fin, quand quelques secondes avant de jouir, le pénis de l'homme s’élargit et devient plus dur.
Là, la pénétration est agréable.

Ce qui apporte du plaisir à ton partenaire, c'est la pénétration. Si tu veux en prendre aussi, tu n'as pas le choix:
 il faut que ton érection soit entretenue du début à la fin.
                                -Soit en continuant de toucher la partie externe (trois façons : il te touche pendant la pénétration, tu te touche pendant la pénétration ou (version pas toujours efficace) la position que vous utilisez permet qu'il y ait un frottement au niveau du clitoris)

                               -Soit avec une stimulation intellectuelle (fantasme, jeu de rôle etc...)

                              -Soit avec la stimulation d'un point érotique secondaire, qui provoquera une érection à distance. Et là c'est ton boulot de trouver ces zones secondaires et de lui dire lesquelles fonctionnent. Même si elles sont bizarres.

                              -Y a aussi l'option du point G : le point G c'est une zone dans le vagin où la partie interne du clitoris est très proche : certaines positions font que le pénis appui sur cette zone et permet donc de donner du plaisir avec une pénétration seule.

Et tout comme l'homme la vitesse compte : si il va hyper vite au début ça peut devenir désagréable, c'est seulement vers la fin, quand le plaisir est maximum, qu'il ressent l'envie d'aller plus vite. Si dès le départ on s'acharne sur le clitoris en allant très vite et très fort, ça ne marche pas.

C'est très important que tu lui apprennes, toi, ce qui marche, parce que personne ne lui a jamais appris.

Tu peux lui demander de ralentir si tu sens qu'il va jouir et que tu n'as pas encore atteint un stade acceptable de plaisir, ou vous pouvez faire une pause et vous occuper un peu plus de toi le temps que tu rejoigne son niveau,puis reprendre à deux, vous pouvez essayer de voir ce qui vous fait plaisir sans vous focaliser sur la pénétration, tu peux lui dire quand il a fait un truc qui marchait vachement bien pour qu'il continu etc...Il peut aussi se faire à l'idée que c'est pas parce qu'il a joui qu'il ne peut plus s'occuper de toi (même si, pour être honnête, il n'en aura vraiment pas envie, parce que hormonalement c'est comme ça, après avoir joui, généralement on a envie soit d'être tranquille, soit de faire un câlin soft), ou vous pouvez attendre un peu qu'il puisse être à nouveau excité et recommencer plus tard ( ça dépend de son temps de lantence, qui varie d'un homme à l'autre)

ça va être galère, y a peut-être des moments où il aura entendu ce que tu lui disais mais où il ne le fera pas, il faudra insister, lui répéter, il se peut que certaines semaines il oublit un peu. Il se peut que des trucs marchent à un moment et pas à d'autre, que tes envies changent.
Chaque mec que j'ai connu fonctionnait comme ça, au début ils faisaient tout de travers, j'essayais d'expliquer, des fois j'avais l'impression d'avoir parlé dans le vent parce que pendant une semaine je ne jouissais pas une seule fois, des fois je me fâchais, je me creusais la tête pour savoir comment leur dire sans les vexer etc... ça va être galère, parce que grâce à cette merveilleuse société on part du postulat faux qu'un rapport sexuel comporte principalement une pénétration et que c'est ça qui est important.
Bref, bonne chance dans ta galère

lundi 12 août 2013

Jésus n'aimait pas le slut shaming*

*Le slut-shaming, consiste à faire se sentir coupable ou inférieure une femme dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels, qui cherche à se faire avorter, ou même qui a été violée.

La bible nous offre plusieurs témoignages du comportement du Christ face à ce qu'on appellerait aujourd'hui, une sa**pe.

La première, lave ses pieds avec ses larmes et les essuie avec ses cheveux (Luc 7 : 37-39). Les gens qui assistent à la scène se disent que si Jésus était réellement un prophète, il aurait su qu'il s'agissait d'une pécheresse. Et d'elle il dit "C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé." (v.47)

La seconde, une samaritaine, qui a eu cinq maris et vit désormais en concubinage, est enseignée par le Christ (Jean 4 : 1-30). Il lui révèle qu'il est le messie, alors qu'il défendait à ses apôtres de parler de ce sujet. Ceux-ci eux-même s'étonnent de le voir discuter avec une samaritaine. Elle deviendra un témoin privilégiée et amènera à la conversion plusieurs personnes.

Angelika Kauffmann - Christus und die Samariterin am Brunnen -1796

La troisième, surprise en adultère est amenée pour être lapidée. Que lui dit-il ? "Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus." (Jean 8 : 11)

Jésus ne jugeait pas. Il nous a demandé d'en faire autant. Le slut shaming n'est pas une valeur chrétienne.
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