samedi 29 juin 2013

Mormon / LGBT... Remplacer un mot par un autre

Je me suis mal fait comprendre dans mon dernier article. Je sais que c'est dur, que ça semble bizarre, mais si on retournait le discours habituel. Si on remplaçait le mot "mormon" par le mot "membre de la communauté LGBT" Voilà ce que je veux dire :

En tant que mormon membre de la communauté LGBT, nous nous devons d'être des exemples. Les gens ont les yeux braqués sur nous et peut-être seront-nous la seule personne mormone ouvertement LGBT qu'ils rencontreront. Jésus a dit "aime ton prochain comme toi même", aussi devons nous les aimer, sans les juger. Sans doute apprendront-ils à notre contact que nous sommes des gens normaux, pas des gens bizarres.

Tu aimeras ton prochain comme toi même

On pourrait dire que c'est scandaleux, tous ces chrétiens qui ne suivent pas le commandement le plus important que Jésus lui-même a donné. Le mariage pour tous, maintenant les chaines sur la théorie du genre, pourquoi tant de haine ? Pour moi c'est l'affaire dreyfus moderne.

Surtout ! ne parlons pas de l'affaire Dreyfus
... Ils en ont parlé...

Par foi, j'ai choisi de ne pas me manifester en faveur du mariage ouvert aux personnes de même sexe. Je suis aussi profondément convaincue de l'importance du genre. Il n'empêche, à chaque fois que quelqu'un parle de ce sujet, je me sens agressée. C'est plus fort que moi, à la fin je colle l'étiquette "gros plouc" sur celui ou celle qui a donné son avis sur "pourquoi la théorie du genre et le mariage gay va détruire la société". J'en ressors énervée pour des heures, des jours, des semaines. Je n'en peux plus, au point qu'il y a un mois, en larme, j'essayais d'expliquer devant une assemblée de mormons, qu'ils fallait qu'ils sachent que j'étais dans ce clan de destructeur de l'ordre moral avant de balancer n'importe quoi. Ça a pas changé grand chose, je me suis sentie super mal, je me sens toujours super mal. Et j'apprends que moi aussi, va bien falloir que j'applique ce précepte : Tu aimeras ton prochain comme toi même.

Je me suis encore frittée avec une mormone hier, sur internet. J'aurais pu prendre cette formidable chance de lui apprendre que le travestissement n'avait rien à voir avec l'homosexualité, ou encore que l'orientation sexuelle est une chose et l'activité une autre. Mais j'ai pas pu, trop occupée à essayer de traduire "T'es qu'une grosse plouc" en message non-violent (j'ai échoué, cela va de soit). J'ai pas réussi à appliquer avec elle ce que je lui demandais de faire.

Des conseils ? Je m'enferme dans une grotte et je coupe ma connexion wifi jusqu'à ce sujet ne soit plus le hobby des journalistes ? J'imprime des tracts "LGBT pour les nuls" et je fais du porte à porte ? Je vais à l'église avec des boules quies ? Ou alors j'y vais plus du tout ?

mercredi 26 juin 2013

Les mormons ont droit au sandwish... On me demande des sources

Si vous tombez par hasard ici, sachez que le Sandwich, c'est ma tartufferie pour parler d'une pratique sexuelle qui commence par S et qui fut nommé d'après une décadente ville biblique...

Alors, des sources, des sources...

J'aurais tendance plutôt à pointer l'absence de source de ceux qui disent que les mormons n'ont pas le droit au sandwich. Mais ce serait petit.

1) Ce qui pourrait interdire le sandwich

Dans l'islam, c'est clairement écrit noir sur blanc.
Dans l'église catholique, c'est la déduction logique de la condamnation d'Onan. En gros, la sexualité c'est fait pour procréer, donc tout ce qui en sort n'est pas autorisé. Donc pas de sandwich.
Quant aux juifs, il aurait été étonnant que cette partie de leur vie ne soit pas également codifiée et  réglementée. Pour eux, pas de sandwich non plus dans la plupart des courants (cela dit, réglementé veut pas dire ennuyeux).
Chez les mormons, on dit clairement que la sexualité est faite pour procréer ET pour unir le couple. Donc l'argument catholique ne tient pas. Et nul mention du sandwich dans le livre de mormon (pas plus que dans la bible d'ailleurs pour ce qui est des rapports hétérosexuels).

2) Ce qui est dit dans la pratique


Comme il n'y a pas de texte qui en parle, ni dans la bible, ni dans le livre de mormon, ni dans les révélations modernes (le jour où un apôtre mormon fera une déclaration en la matière, vous inquiétez pas, ça fera un buzz aussi gros que les préservatifs du pape), qu'est ce qui se passe en pratique ? Les évêques, qui interrogent les fidèles sur leur dignité pour aller au temple par exemple, ont l’instruction de ne pas poser de question sur la sexualité des couples mariés. En gros : respectes-tu la loi de chasteté, oui ? non ? C'est tout. Pour la source ça va être coton : C'est dans le manuel d'administration 1 auquel le grand public n'a pas accès. Mais vous pouvez demander au premier évêque mormon que vous croisez de vous confirmer.

La seule pratique que l’église condamne fermement et de manière récurrente, c'est la pornographie.

3) Alors d'où vient cette légende ?


Je vous laisse l'explication d'un mormon qui a eu accès au manuel d'administration 1 notamment. Ce qui est marrant, c'est que là aussi, on use de périphrase pour décrire le sandwich. Quand je vous disais que c'était the big tabou :
A la nouvelle génération de cette église qui a entendu parler d'interdits explicites dans la sexualité conjugale et qui se demande s'il s'agit de légendes urbaines, je vous informe que ce n'est pas une légende urbaine, mais que le déroulement de l'histoire de cette légende urbaine est très intéressant finalement. Il y a quelques dizaines d'années, l'église mormone a publiquement pris position de manière explicite contre certaines pratiques sexuelles dans le couple (sans rentrer dans les détails, certaines pratiques qu'on peut concevoir entre un homme et une femme sans faire un effort surhumain d'imagination). La réaction de nombreux couples épanouis et actifs sexuellement a été immédiate et le siège de l'église a été assailli de courriers demandant aux dirigeants de l'église de s'occuper de ce qui les regardaient et de laisser tranquilles les adultes mariés consentants et épanouis qui construisaient leur sexualité conjugale comme bon leur semblait dans le respect mutuel et l'amour sincère.

L'église a réagi de la manière la plus appropriée qui soit, puisque quelques mois après, elle a envoyé à tous les dirigeants de l'église un courrier très clair qui stipulait que les entretiens que les dirigeants de l'église avaient avec les membres mariés de l'église devaient totalement s'abstenir d'aborder les questions de l'intimité conjugale. La parenthèse était refermée et cela ne pris que quelques mois. Par ailleurs les instructions qui avaient fait débat ne sont jamais entrées dans les manuels d'instruction des dirigeants de l'église et aujourd'hui, aucune documentation qu'elle soit publique ou qu'elle apparaisse dans la documentation interne donnant instruction sur la direction de l'église (j'y ai accès) ne mentionne de près ou de loin ce qui doit se passer dans la chambre conjugale. Cela n'a pas empêché des dirigeants parfois bien intentionnés de ressortir des photocopies de photocopies de cette instruction obsolète en traumatisant et perturbant la vie intime de milliers de membres de l'église pendant encore plusieurs années. 

Conclusion

" Dans le respect mutuel et l'amour sincère "

Par contre, je le répète, mettre la pression sur quelqu'un, c'est pas faire preuve d'amour sincère. Il y a tout un tas de personnes normalement constituées et pas coincées pour lesquels le sandwich ne fait absolument pas partie des fantasmes. Et si le seul moyen que votre moitié a trouvé de s'en défendre, c'est de brandir une interdiction qui n'existe pas, posez-vous la question de la nature de vos relations et de la liberté de dire non sans être la cible d'une guerre d'usure. Obliger quelqu'un à avoir un rapport sexuel, ça s'appelle du viol. Que cet article ne soit pas utilisé comme moyen de pression.

mardi 18 juin 2013

La sexualité des mormons : Petite réflexion sur un tabou mormon

Cet article n'est pas tout public. On y répond notamment à la question "les mormons ont-il droit au sandwich ?"



Si vous êtes majeurs, que vous avez pas peur de lire des choses très hardcore ...

dimanche 16 juin 2013

Cicatrice de pirate


Enceinte, je me trouvais sublimement ronde, à me demander pourquoi on ne pourrait pas aduler les rondeurs en dehors de la période où nous couvons. Mais le poids du "mangez-bougez" était trop fort. On doit être en bonne santé nous dit-on, entendre "mince". Les kilos me quittent à leur rythme, les muscles se retendent et même si dans l'intimité je m'en fiche, je mentirais en prétendant que quand je sors, je ne m'interroge pas sur la perception qu'auront les autres de ces hanches plus larges, de ce ventre encore un peu rond.

Ne me dites pas que je n'ai pas le droit de le dire, que je devrais m'estimer heureuse. Je vous répondrais que vous non plus, vous n'avez pas à vous poser ce genre de question et que vous le faites quand même.

Et puis il y a ces vergetures, qui marquent le corps, qui nous rappellent qu'il a repoussé ses limites pour donner la vie. "Pas de chance", m'a-t-on dit... Il parait que j'ai plus qu'à éteindre la lumière.

J'ai envie de célébrer ce corps, montrer mes tatouages de mère. J'ai envie que ce ne soit pas une honte, mais une fierté. Je ne me sent pas abimée, je me sens belle. Mon billet tombe le jour de la fête des pères, alors je souhaite une joyeuse fête des pères à mon mari qui m'a toujours fait sentir être une déesse de la fertilité et qui partage avec moi notre parentalité.

Et pour conclure, voici un projet d'une photographe américaine qui posait la question suivante : Combien de fois voyez-vous votre morphologie célébrée dans les grands média ? Elle a cherché à montrer le corps des femmes, de tout type, et de montrer sa beauté.

vendredi 14 juin 2013

J'ai un nénuphar dans les poumons

Dans la vie, il y a deux catégories : Ceux qui somatisent et ceux qui font suer le monde. Moi j'étais dans la deuxième catégorie. Et puis je me suis réveillée avec un nénuphars dans les poumons et dans une maison plus petite. J'ai essayé de discuter avec lui : Casse-toi, t'inquiète pas, je sais bien pourquoi tu es là, voilà, tu vois, c'est pas la peine de rester.

Il m'écoute pas.

C'est joli les nénuphars, mais ça fait mal.

[Edit : Comme on peut plus se lamenter en mode "j'ai un nénuphar" vachement plus classe que "j'ai une fibromyalgie qui affecte indirectement la respiration", je précise : Je ne vais pas mourir. Je vais peut-être même pas aller voir le médecin... J'ai juste mal]
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