jeudi 24 janvier 2013

Notre patrimoine de mormones féministes (vieille sufragette inside)

L'article qui suit est une traduction provenant d'un blogs de lobbyistes au foyer (mormones) que je peux vous livrer grâce à leur aimable autorisation.

***

En réponse à l'affirmation de Sœur Dalton, que les jeunes filles LDS n'ont pas besoin de faire du lobbying pour voir leurs droits respectés, il m'est apparu que les membres d'aujourd'hui sont tout à fait déconnectés de l'histoire qui est la notre, et malheureusement c'est même la cas de nos dirigeants. Les militantes des droits de la femme ont lutté pour des droits que certaines femmes prennent pour acquis de nos jours. Certaines des plus éminentes femmes mormones ont défendu inlassablement les droits des femmes ainsi que leurs accomplissement personnel en dehors de la maternité, et ce faisant, s'opposaient directement à la distribution stéréotypée des genres qui leur interdisait certaines positions. Dans ce billet, je vous offre un excellent exemple de femme qui a s'est engagé dans le mouvement des droits des femmes, tout en préservant son lien et son dévouement envers une nouvelle religion qui était alors extrêmement impopulaire.

Susa Young Gates,
18 mars 1856 - 27 mai 1933

Susa Young était la deuxième fille de Lucy Bigelow, 22e femme de Brigham Young. Sa mère nourrissait l'espoir d'avoir un fils, ce qui a sns doute eu une incidence sur la détermination de Susa de prouver sa valeur et son utilité en tant que fille. Ce qu'elle a très largement fait.

Brigham Young pris en charge l'éducation de ses enfants, garçons comme filles. Susa, à l'âge de 13 ans, a rejoint l'Université de Deseret, où elle a été rédactrice en chef du journal de l'école. Elle a épousé le Dr Alma Dunford en 1872, alors qu'elle avait 16 ans, et lui donna deux enfants avant de divorcer en 1877.


Susa Young fonda le département de musique de l'Académie Brigham Young, où elle est entrée en 1878. En 1880, elle épousa Jacob Gates, avec qui elle avait renoué à Hawaï. Bien que cette union vit naitre 11 enfants, seulement quatre d'entre eux survécurent. Plus tard, lorsqu'on lui a demandé comment leur mariage avait réussi à être un tel succès, elle répondit, "le respect mutuel et le soutien du travail de l'autre". Cela offre peut-être un éclairage à propos de l'échec du premier mariage et son inscription à l'Académie Brigham Young l'année suivante.

Susa a servi comme secrétaire de son père pendant un certain temps, et était parfois nommée avec humour le «treizième apôtre». Elle a écrit neuf livres, dont le premier roman Mormon. Susa Young Gates a également fondé young's woman Journal (NdT : journal des jeunes filles, et pas journal des filles de Young) et la Relief Society Magazine, qui a servi à la publication officielle de ces deux organisations.

Elle a fini par devenir un membre du conseil d'administration de l'université Brigham Young et de la faculté d'agriculture de l'état de l'Utah. Susa organisa également la section des filles de la révolution américaine de l'Utah, les filles des pionniers de l' Utah ainsi que  Le club de presse national des femmes.

Susa Gates a non seulement participé à la promotion des droits des femmes et du droit de vote de ces dernières mais elle a également été personnellement sollicitée par Susan B. Anthony (NdT : Une des militantes du droit de vote les plus fameuses des états-unis, première femme réelle dont le portrait a été dessiné sur une pièce de monnaie aux USA (femme réelle par opposition à femme allégorique, genre notre Marianne) pour siéger à l'Association national pour le suffrage féminin. Alors que Gates déclina, en raison de son refus de réfuter sa religion (à savoir la partie concernant la pratique de la polygamie), elle participa activement à l'avancement des droits des femmes en tant que déléguée lors de cinq congrès du Conseil international des femmes. Elle fût invitée à parler à Londres lors de l'évènement «égalité des normes morales pour les hommes et les femmes», congré qui fût suivi d'un thé donné par la reine Victoria et auquel assistait également Susan B. Anthony.

Alors que Susa ne s'exprima pas contre la polygamie, en reconnaissant ses avantages pour les femmes qui souhaitent exercer une profession - elle nota qu'il y avait beaucoup de femmes qui dans le cadre de la polygamie, géraient indépendamment des entreprises et étaient des soutiens de famille. Elle a également soutenu le choix d'une femme de ne pas de se marier si elle ne le voulait pas, reconnaissant que la majorité des femmes préféraient se marier et, comme c'était également son cas, poursuivre leurs études et leurs objectifs de carrière. Dans les années 1800, l'Utah a été l'un des rares lieux où une femme pouvait exercer la médecine ou le droit, et où elles étaient autorisée à signer des contrats et posséder des biens. Son père était en grande partie responsable de cet état de fait.

Peu avant 1900, Suse connut la dépression ainsi qu'un affaiblissement physique qui ne la quitta pas trois années durant. Ce fût un temps d'introspection et de prière, pendant lequel, elle l'écrivit plus tard, elle gagna en maîtrise de soit. Lors d'une bénédiction de la prêtrise il lui fût prédit qu'elle se rétablirait et servirait dans le temple. Elle devint très active dans la généalogie, et  recensa personnellement 16.000 noms du côté Young uniquement. Parmi ses contributions on peut compter la gestion du département de généalogie pour l'Inter Montain Republican, celle du journal Desert News ainsi que la rédaction d'article pour ce dernier.

Mes sœurs, je témoigne de ma gratitude pour un  patrimoine si riche en femmes qui ont affirmé que la reconnaissance de notre valeur éternelle réside dans l'amélioration de nos conditions temporelles, y compris par le lobbying et la défense des droits des femmes.

Susa Young Gates est seulement un exemple de cette volonté de faire avancer les droits des femmes, qui finalement a considérablement amélioré les conditions de vie des femmes à titre individuel. Je crois qu'entendre une autre femme influente conseiller à un groupe de jeunes filles de cesser le lobbying pour leurs droits auraient causé une grande agitation chez ces femmes des débuts de l’Église qui étaient engagées dans la promotion de la femme, y compris chez Susa Young Gates, qui a travaillé à cela jusqu'à l'épuisement physique.

lundi 21 janvier 2013

féminisme bien ordonné commence par soit même

Cette année encore, nous sommes en retard pour les voeux. Et comme je suis légèrement obsédée par le féminisme, j'avais commencé à me prendre la tête sur la pose de la photo de famille qui serait jointe à notre mot pour la nouvelle année.

Le papa assis, la maman debout ? Trop pater familias
La maman assise, le papa debout ? La femme en état d'infériorité visuellement (et assise, la petite nature)

On a opté pour tout le monde assis sur notre lit, pas visuellement dynamique, mais très égalitaire. Vous noterez que comme j'ai un grand buste, je suis plus haute, et que comme mon mari a plein de cheveux, il en était de peu qu'il me rattrape quand même.

Retardateur mis en route, je m'étais jurée qu'on ne ferait qu'un cliché, parce que je suis une traumatisée des cinquante photos annuelles que nous faisions quand j'étais petite où il fallait rester sans bouger une demie-heure pour que finalement les parents prennent celle où on faisait une tête bizarre.

Voilà, c'est fait. Je prend la photo le lendemain pour le post-traitement... Pour constater que mon mari pose négligemment sa main sur mes fesses...

Dans la foulée j'ai mis la famille "nom du mari", même si mon nom c'est pas ça, hein, et puis on a qu'à dire que comme on voit pas ma main, elle est peut être-posée aussi sur les fesses de mon époux. Comme ça je l'ai ma pose pas sexiste.


Réponse de l’intéressé : Tiens, c'était tes fesses, moi je croyais que c'était ta taille... Baleine Power (C'est jolie une baleine... Mais ça a pas de taille)

Allez, bonne année 2013 ! Promis, à l'avenir je m'attaquerai à des questions plus féministement intéressantes que la pose familiale. Ou pas.

vendredi 18 janvier 2013

Facilité d'administration

Fiston est malade, genre à nous réveiller la nuit avec la voix de dark vador et du vomi dans le lit, j'ai demandé pas de supo, le papa a demandé pas de supo, le médecin (qui n'est du coup plus notre médecin traitant*) nous a collé une belle ordonnance avec un supo deux fois par jour.

Et puis comme il est un peu petit pour la posologie, vous prendrez un petit couteau, et vous le coupez au deux tiers le supo, hein.

Alors d'abord j'ai hésité, longuement. Mais comme il était vraiment malade, et que sur les cinq médicaments prescrits, c'est le seul qui est indiqué pour ce qu'il a (le reste c'est des anti-inflammatoires et des anti-douleurs), je me suis dit "Yalaa, on y va". J'ai coupé mon supo aux deux tiers, j'ai lu la notice où c'était marqué que cette voie d'administration était due à sa facilité d'administration.

Bon, alors on passe sur le fait que je vais attendre un peu avant de commencer le chapitre "éducation sexuelle mon corps c'est mon corps, c'est pas le tiens, personne a le droit de faire des trucs chelou avec" (par exemple enfoncer un truc dans ton derrière)... J'aimerais qu'on m'explique le concept de facilité d'administration.

C'est un supo au Niaouli, comprendre que rien qu'à le renifler t'as l'impression que tu vas mettre un bonbon à la menthe dans le derrière de ton fils. Passons. Donc tu passes cinq minutes à argumenter, gronder, dire que tu es désolée, essayer de le chopper parce qu'il se débat dans tout les sens, rire nerveusement, réussir à lui mettre ce fichu supo, ah non tiens, ça a pas marché, lui proposer d'essayer de le mettre tout seul, se rendre compte qu'il a les bras trop courts et qu'il aura du mal à se le mettre en le posant en travers, se poser des questions du genre petit boutiste ou grand boutiste, finalement se dire que f**** le grand boutiste, le petit boutiste au moins il rentre. Recommencer la lutte romaine, le menacer de fessée si il arrête pas de contracter les fesses et de mettre des coups de pieds. Ouf, c'est bon, tu es une mauvaise mère, mais tu peux passer à autre chose.

Ensuite, cinq minutes suivantes avoir une petite loutre qui se gratte les fesses en gambadant et en disant "cha pic ! cha pic !"

Le voir filer aux toilettes, se dire qu'en cinq minutes ça a peut-être déjà fait l'effet niaoulesque puisque le supo c'est si rapide, si pratique et si merveilleux.

Constater que le supo est dans le pot avec plein d'autres choses appétissantes.

Bref, j'ai une boîte pleine de niaouli à administration facile, pour adulte, presque neuve... Si vous voulez signer la pétition pour qu'on arrête de prescrire des supo (de satan... Oui, bon, j'ai tenu jusqu'à la fin quand même sans le sortir), je réfléchie à monter une assos avec des revendications internationales, on pourrait même plastiquer des labos de supo, des trucs comme ça. (Puis si vous voulez une boîte de Niaouli gratos, je me lance dans la contre-bande de médicament).



*En fait c'était le truc de trop, ça fait un moment qu'il rate pas une consultation pour me faire penser qu'il est temps que je change.

mercredi 16 janvier 2013

Comprendre les LGBT, c'est comprendre qu'on ne comprend pas


"Depuis que je suis à Toulouse, j'ai rencontré plein d'homos. Plein, c'est fou, Toulouse il y a trop plein d'homos et de plus en plus avec le temps... Mais tu sais pourquoi ? Je vais te dire. A cause du lait de soja ! Il y a plein d'hormones dedans et les gens deviennent homos"

Prononcé par un individu majeur, pas de retard mental constaté, intégré dans la société, tout ça.Véridique.

Bon, maintenant que je viens de vous dévoiler que nous tenons la solution (le lait de soja, sisi), passons à notre traditionnel petit extrait de mormonsandgays.com, le site officiel des mormons sur la question épineuse de l'homosexualité :

Personne ne sait quelles sont les causes exactes de attirance homosexuelle. Chaque expérience est différente. Les Saints des Derniers Jours reconnaissent la complexité de cette question. Nous n'avons tout simplement pas toutes les réponses. L'attraction pour ceux du même sexe ne doit cependant pas être considérée comme une maladie.
La position de l'Eglise est très claire : NOUS NE SAVONS PAS POURQUOI

Alors j'aimerais appeler à un peu d'humilité. Nous avons tous une petite théorie. J'ai la mienne. Au sein de la communauté LGBT les avis sont aussi variés que les individus, se contredisant tous les uns les autres. Les études scientifiques elles-même racontent tout et n'importe quoi et ce, quelque soit l'époque à laquelle elles sont faites, les spécialistes ne sont pas d'accord au sein de la même discipline.

Cependant, pour tous ceux qui pensent qu'un homme, c'est un homme, qu'une femme, c'est une femme, et qu'un homme c'est attiré par une femme et vice versa, que c'est la nature, que c'est simple et qu'il n'y a pas à discuter, j'aimerais rappeler ceci :

Certains humains naissent sans qu'on puisse déterminer leur sexe. Cela s'appelle l'intersexuation. De 1 à 4% des parents sont confrontés à la naissance de leur enfant à ce choix à faire : il faut opérer, planifier une thérapie hormonale et il faut le faire tout de suite si on veut que l'enfant soit d'un bord ou de l'autre. Pile ou Face. Et je ne vais pas vous cacher que malgré le secret qui entoure ce genre d'anomalie (wé, en fait, on t'élève comme une fille, mais quand tu es né tu t'appelais benoit), il y a des enfants qui découvrent à l'âge adulte qu'il y avait une excellente raison qu'ils ne se sentent pas du bon sexe puisque leurs parents avaient une chance sur deux de se tromper et que manifestement ils se sont plantés. L'enfant présente biologiquement les attributs des deux sexes, parfois un pénis ET un vagin. Parfois il a beaucoup d'attributs d'un sexe, sauf les organes génitaux. Et les médecins n'ont aucun moyen de vous dire comment trancher.

Et on parle même pas des petites filles qui naissent avec un pénis ou des garçons qui verront des seins leur pousser. Ces cas là au moins, on sait qu'il y a un soucis, mais on est capable de dire dans quel sens c'est.

Et tiens, pour rigoler, je vous présente deux vrais cas. Trisomie sexuelle : un XXY c'est une fille ou un garçon ? Et une monosomie sexuelle : X c'est une fille ou un garçon ?

Voilà pour ceux qui pensent que les transsexuels sont juste des grands cinglés qui se mentent à eux même et que la sexualité c'est tellement simple et que Dieu nous a créé homme ou femme et point barre.

lundi 14 janvier 2013

La pudeur est-elle féministe ?


Commençons par dire en quoi l'enseignement traditionnel de la pudeur est ultra machiste, comme ça tout le monde sera d'accord : "Tu n'as aucune idée de ce qui se passe dans la tête des hommes quand tu t'habilles comme ça" est la façon numéro 1 d'enseigner la pudeur.

Je condamne fermement cet argument (voilà, c'est dit)

La pudeur devrait être enseignée autrement parce que malgré le fait qu'on nous la mette dans la tête à grand coup de principes puants et suintant la peur, c'est à mon sens une vertu hautement féministe. Cette vision répandue dans le monde (et dans la culture mormone aussi, vous inquiétez pas) va à l'encontre de plusieurs notions. Je ne prendrais que les points de vu mormons, mais je suis sûre que tout le monde peut comprendre.

Les mormons croient que le libre arbitre est un des biens les plus précieux de l'humanité (1) Nous croyons que nous pouvons maîtriser nos actes et nos pensées.
"Tu n'as aucune idée de ce qui se passe dans la tête des hommes quand tu t'habilles comme ça" nie donc le libre arbitre des hommes. Et pire encore, cela relègue les hommes au rang de prédateur sexuel. Je suis sûre qu'aucune personne n'a envie de réduire la moitié de la planète à ça.

Bon, donc si c'est pas ça l'argument, c'est quoi ?

Argument numéro 1 : Le corps est saint. (Oui, j'ai pas fait de faute, il y a pas de t en trop)
Les mormons ont une phrase très connue chez eux pour ça : Votre corps est un temple. La pudeur c'est un moyen de montrer que ce corps est précieux. On ne jette pas les perles aux pourceaux, on ne livre pas quelque chose qui est sacré au regard de la foule. A une époque où le corps de la femme est exposé dénudé pour nous vendre tout et n'importe quoi, l'habiller c'est s'inscrire à contre courant de cette tendance. Alors que le monde actuel réduit la femme à son corps, la pudeur sacralise ce qui n'est plus qu'un bout de viande.

Argument numéro 2 : La femme est forte
S'habiller de façon impudique, c'est utiliser son corps pour attirer l'attention sur soit (exactement ce que font les Femen, ces activistes féministes ukrainiennes qui défilent seins nues). De la même manière que se teindre les cheveux en bleus, porter des vêtements indécents renvoie le message suivant : "Regardez-moi". Et ce message est forcément associé à de la faiblesse. Un défaut d'estime personnel, un besoin de reconnaissance qui n'est pas comblé. Je ne dis pas que c'est mal. On a tous besoin de se sentir exister et reconnu. Mais c'est bien le message que ça renvoie. En s'habillant pudiquement on montre donc que nous sommes un individu fort, au moins sur ce point la, que nous estimons notre valeur au delà de ces critères.
Dans cette optique, les vêtements pudiques ne doivent pas être des sacs à patates/tenu de camouflage, qui eux renvoient le message contraire de "regardez-moi" mais tout aussi porteur de faiblesse : "Surtout ne me regardez pas". Le corps n'est un truc à planquer honteusement, ni une chose à exhiber pour un plat de lentille. Il a une valeur, une valeur immense purée !

Donc la pudeur est porteuse de deux enseignements : Le corps, le corps des femmes en particulier, est quelque chose de sacré. Et les femmes sont fortes.

Wé, j'aime bien cette idée de la femme sacrée et puissante XD (Mais plus sérieusement, il faudra que je consacre un ou deux articles au sexologue Leleu (qui a un nom pourri) et sa théorie de la sexualité sacrée et de la religion matriarcale.)

Bon, si y a des mamans mormones, ou des dirigeantes de jeunes filles qui passent par là, pitié, pitié, pensez à tout ça quand vous parlerez de la pudeur. Le grand méchant loup/homme ne fait parti d'aucune leçon ou manuel que j'ai eu sous la main.

 (1) C'est même ainsi que nous expliquons l'origine du monde : Le Christ proposait un monde où le libre arbitre serait respecté, Satan un autre où tous seraient sauvés mais sans libre arbitre. Et au final c'est le plan numéro 1 qui a été choisi et Satan a été précipité.

vendredi 11 janvier 2013

Pourquoi les captcha ne servent à rien






Tu veux commenter un article d'une potesse, ou d'un sombre inconnu rencontré sur la blogosphère. Et là vient la super phrase : "Prouve nous que t'es pas un robot". Ben des fois, y a des jours, je me sens un peu comme un robot. Genre quand ça fait trois fois que j'ai demandé un nouveau code parce que c'est tellement flou, ou que ce "nr" ressemble tellement à un "m"...

Alors je vous en supplie les gens, enlevez moi ce truc. Ça ne sert à rien. A rien je vous dit. Sisi, croyez moi,  à part agacer votre lecteur préféré. Il m'est arrivé de renoncer à commenter plusieurs article parce que rerentrer ce fichu code illisible cinquante fois ne m'emballait pas. Alors même si j'avais plein de choses à dire, et plein d'articles en retard, je répondais à un seul. Ou a rien du tout d'ailleurs, parce que le captcha a pour vertu de m'envoyer me coucher passée une certaine heure.

Vous ne me croyez pas ? Le captcha ne sert qu'à une chose : éviter les spams des robots. Par robot on entend petit programme qui copie/colle des message automatiquement sur internet. Alors on va se mettre deux secondes dans la peau d'un robot. Lui, il cherche à placer des liens dans des commentaires ou sur des forum. En fait, il cherche plutôt à placer des liens sur des sites très visités (parce que google aime ça). Bref, c'est ça son ordre de mission. Alors si votre blog a moins de 100 visites par jour (ce qui est mon cas, et le cas de la majorité des blogs), le robot n'en a RIEN A BATTRE de mettre un commentaire chez vous. Soyez pas triste, les robots n'ont aucun goût. Si vous êtes quasiment pas visible sur internet, que au mot clé "belle-mère mon chat" vous arrivez en page 268 de google, non seulement il en aura rien à faire, mais il n'arrivera jamais chez vous. (Voilà pourquoi habiter en raz campagne vous préserve des témoins de Jéhovah et des mormons : ils arriveront pas chez vous, c'est trop loin. Ben dites vous que les robots, c'est comme les témoins de Jéhovah et les missionnaires mormons, et les vendeurs de brosse à dent ambulant aussi).

Ensuite, comme les blogs sont de plus en plus intelligents, si par hasard, il y avait un robot très stupide qui atterrissait chez vous, sachez qu'il y a 99% de chances que votre plateforme de blog sache déjà que c'est du spam. Personnellement, une fois j'ai copié/collé un message sur dix blogs (pour dire "hello, tu as été tagguée") et google m'a considérée comme du spam. Alors que je suis pas un robot. Bref, de base, le commentaire sera dans votre section commentaire indésirable, confirmez sa supression, merci.

Et ensuite, dernier argument... J'ai pas de captcha, et j'ai jamais eu de commentaire de robot qui n'ait pas été mis d'office dans ma corbeille à spam. Et j'ai pas de captcha, et le nombre de spam que je reçois (et qui de toute façon est déjà mis en pré-poubelle) représente peut être quatre spam par an. Dont un déposé par un vrai humain qui avait fait l'effort de faire un commentaire construit, tout ça pour mettre un lien vers un site de rencontre russe.

Et un dernier truc pour les newbies d'internet, qui n'a rien à voir avec les captcha, mais un peu avec les robots : Un jour j'ai vu une femme fermer son blog parce qu'elle avait vu que "des gens horribles étaient arrivés sur son blog et que c'était dégoutant"...

Comprenez par là qu'elle a vu un lien entrant dans ses statistiques, qu'elle a clické dessus et qu'elle est tombée sur un site porno et qu'elle s'est dit "Arrrrg, mon blog apparait en lien sur un site dégoutant !"...

J'ai une bonne nouvelle : c'est l’œuvre d'un robot, en fait, personne n'associera jamais votre blog à ces sites. C'est juste une technique bas de gamme pour amener du trafic (toutes les bloggeuses qui ont clické pour voir qui était assez fan pour envoyer des gens sur son blog).

J'ai une mauvaise nouvelle : A partir du moment où vous existez un petit peu sur internet, ces liens apparaitrons. Alors arrêtez juste de clicker sur des liens que vous ne connaissez pas parce qu'ils apparaissent dans vos statistiques.

Voilà c'était le message hautement intéressant que j'avais envie de délivrer aujourd'hui.

mardi 8 janvier 2013

Homosexualité : Une question de choix ?

Les mormons américains ont connu une succession de gros buzz concernant l'homosexualité, et cela en seulement quelques mois.

Il y a d'abord eu la vidéo de BYU, une université mormone, où des homosexuels mormons s'adressaient aux autres homosexuels mormons. Gros phénomène viral. Puis l'affaire de Josh Weed, le père de famille mormon homosexuel, dont l'article est lui aussi devenu viral. Le défilé des "mormons build bridge" à la gay pride de Salt Lake City, une grande première. Et puis il y a eu des suicides d'adolescents homosexuels persécutés qui ont été extrêmement médiatisés et qui ont choqué l’Amérique en général.

Je ne serais pas tendance si je ne parlais pas de mormonisme et d'homosexualité. L’Église vient de sortir un site en anglais qui parle d'homosexualité. Je me baserais donc là dessus  pour tout ce qui est de la position officielle des mormons. (http://www.mormonsandgays.org/ le site officiel dédié à l'homosexualité et au mormonisme).

En présentation on retrouve le texte suivant :

« Même si les individus ne choisissent pas d'avoir de telles attirances, ils choisissent comment y répondre. Avec amour et compréhension, l’Église s'adresse à tous les enfants de Dieu, y compris nos frères gays et sœurs lesbiennes. »

Même si les individus ne choisissent pas... L’Église ne s'exprime pas sur la notion d'inné ou d'acquis. Mais elle reconnait que l'attirance, à la différence du comportement, n'est pas un choix. Plus loin on peut lire :

« Personne ne sait quelles sont les causes exactes de l'attirance homosexuelle. Chaque expérience est différente. Les Saints des Derniers Jours reconnaissent la complexité de cette question. Nous n'avons tout simplement pas toutes les réponses. L'attraction pour ceux du même sexe ne doit cependant pas être considérée comme une maladie.  »

Nous ne savons pas quelle est la cause, et ce n'est pas une maladie. Voilà ce avec quoi je suis d'accord. On ne choisit pas d'être lesbienne parce qu'on est moche. On ne choisit pas d'être gay parce que les femmes sont trop compliquées à gérer. On ne choisit pas d'être transsexuel parce que c'est rigolo de se déguiser. Et contrairement à un phénomène de mode que je trouve assez triste, les vrais bisexuels ne choisissent pas d'être bisexuels pour être cool.

(Petite note à ce propos : Oui, il y a actuellement des adolescents qui se demandent ce qu'ils vont choisir. Pour moi c'est la triste manifestation de ce que l'incompréhension de l'homosexualité est en train de créer, niant toute possibilité à ceux qui rencontrent réellement ces sentiments de comprendre ce qu'il leur arrive alors que d'autres se demandent si aujourd'hui ils mettront un tee-shirt rouge ou bleu et si aujourd'hui ils seront hétéro ou bi)

En conclusion donc mon expérience personnelle et qui n'engage que moi, sur la notion de choix

Je me souviens très nettement d'un rêve que j'ai fait quand j'avais une dizaine d'année, pendant lequel je cherchais désespérément une princesse qui aurait été l'amour de ma vie. Un genre de princesse Peach que je devais délivrer. Sauf que je n'avais jamais joué à Super Mario. Bref, je me suis réveillée et tout d'un coup je me suis dit "Ola, ça c'est pas normal. C'est moi la princesse normalement".

Puis j'ai eu mon premier béguin bizarre à treize ans : une fille que je trouvais sublimement belle avec ses grands yeux verts. Alors je me suis dit que lui dire serait certainement le plus normal, c'était purement esthétique. Cette justification m'a convenu. Puis il y a eu cette fille qui m’obsédait littéralement au cours de danse, j'avais quinze ans. Un jour en plaisantant elle a dit qu'elle était lesbienne, j'ai cru littéralement que j'allais m'évanouir et quand elle s'est tournée vers moi j'étais convaincue qu'elle m'avait percée à jour. J'étais morte de honte. C'est à ce moment là que j'ai commencé à essayer de comprendre, je me suis fait des théories, comme quoi je devais être à moitié fille, à moitié garçon, que c'était dû au fait que j'étais bonne en math (-_-), ou que c'était une forme de narcissisme poussé jusqu'à la perversion, ou que c'était une manifestation de haine envers les hommes dû à mes agressions et que comme ça n'arrivait que de temps en temps, ça devait être de ma faute. J'ai chanté des cantiques dans ma tête à chaque fois que je croisais la fille du cours de danse, j'ai prié, j'ai essayé de remplacer mes pensées par celles de garçons que je trouvais séduisants.

Honnêtement, ça n'a pas marché.  

Puis il y a eu Mélodie que j'ai mis deux ans à approcher et en compagnie de qui je me sentais comme deux ronds de flan, puis il y a eu Charlotte à qui j'ai fini par dire que je ne voulais rien construire avec elle parce qu'à long terme je voulais une famille, puis il y a eu cette fille croisée au supermarché,... Elles sont là, de temps en temps à croiser mon chemin. Comme pour les hétérosexuels qui flashent sur une personnalité, une silhouette, un inconnu à l'arrêt de bus, un collègue. Tous ne feront pas partie de notre vie, certains pas même comme amis. C'est ce qu'on appelle l’attirance et ce n'est pas un choix.

vendredi 4 janvier 2013

Mieux comprendre la communauté LGBT

Il y a quelques mois, j'ai fait une sorte de coming out. J'ai annoncé ici que j'étais bisexuelle. Pour moi c'était très virtuel même si j'ai intensément ressenti les conséquences que ça pourrait avoir sur ma vie. Je me suis demandée si on allait me relever de mon appel aux jeunes filles si ça tombait dans l'oreille de mon évêque (je m'occupe des filles de 12 à 18 ans dans ma paroisse), je me suis demandée si j'allais perdre des amies qui se demanderait soudain si mon amitié ne cachait pas autre chose, etc.

Mais ça restait dans le domaine du virtuel. Je n'ai pas eu beaucoup de conversations en face à face et surtout, je n'avais pas eu cette discussion avec mes parents dont j'ignore l'éventuelle lecture de mes articles. Des fois ma mère me parle de ce que j'ai écrit, d'autre fois elle s'étonne quand je lui annonce des choses dont j'ai parlé ici. Alors j'ai décidé de leur dire, simplement. Parce que ce sont mes parents.

Je pensais que le plus dur serait de balancer l'information. En fait, le plus dur ça a été de recevoir la réponse de mon père et me rendre compte qu'il n'avait rien compris. Sa conclusion c'était que tout ce qu'il souhaitait, c'est que je sois heureuse avec mon mari. Alors que ça n'a rien à voir, qu'est ce que mon mari venait faire la dedans ? J'étais en colère. J'étais frustrée.

On aimerait tous que notre simple comming out réveille les consciences, on pense que les gens comprendront instantanément ce qu'ils ne comprenaient pas avant parce qu'ils nous connaissent. Mais c'est faux. Alors j'ai décidé que j'allais écrire sur le sujet, j'ai décidé que j'allais écrire sur ce que j'aurais aimé mettre moins de temps à comprendre moi-même et sur tous les autres aussi, les Lesbiennes, les Gays, les Bisexuels et les Transexuels, tous ceux qui sont dans la LGBT. Bien sûr, ce sera un regard plutôt mormon, évidemment ça sera une voix de plus dans toute la cacophonie qu'on entend quand il s'agit de parler de ce sujet. Et j'enverrai chacun de ces articles à mes parents. Parce qu'apparemment il leur faut des cours du soir.
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