samedi 29 décembre 2012

Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes

Olympe et le plafond de verre... Un livre : "Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes" de Brigite Laloupe

Cela faisait un moment que j'avais ce livre dans ma pile de trucs à acheter. Et puis Noël est arrivé, et mon époux me l'a offert. Ça a été la grosse marrade à la maison, des hochements de tête ("Hum, oui, on aurait dû s'en douter") et l'occasion pour moi de voir une autre facette d'un des membres de ma famille. Cela a suscité des discussions et j'ai découvert que mon grand père avait un (lourd) passé de militant féministe... Lui, avec sa grande carrière, sa femme effacée (ma grand mère), ses postes à responsabilité dans la prêtrise de notre église, son incompétence totale en matière de ménage et de cuisine, lui l'emblème du patriarchat... Je suis tombée de ma chaise et j'ai vu tout ce que j'avais occulté avant. Bref, je vais vous parler du livre, pas de mon grand père.

Brigitte Laloupe utilise des chiffres, des études et des chiffres encore, elle écarte toutes les raisons qui ne dépendent objectivement que des femmes (mi-temps choisi, orientation dans des filières ou des postes qui payent moins (enseignement, filières littéraires...), etc.) et elle arrive à l'incompréhensible écart de 10% qui reste quand on prend vraiment poste et compétence égale.

Alors contrairement à ce qu'on dit, ce livre est clairement pas à mettre entre les mains des hommes, à part ceux qui sont déjà convaincus (mon grand père l'a lu en hochant la tête, mais bon, il a 50 ans de féminisme militant et de syndicalisme derrière lui... Mon mari lui s'est contenté de me demander si c'était vraiment important pour moi qu'on en parle).

On pourrait couper son livre en trois :
- Ce qu'on devrait savoir (pour changer d'avis)
- Ce sur quoi on n'a aucune prise (pour déprimer un bon coup)
- Ce sur quoi on a une prise (pour changer d'attitude)

1) Ce qu'on devrait savoir :
Que les filles et les garçons sont formatés dès la naissance. Je vous jure, ceux qui pensent que c'est du pipeau, j'ai eu des sueurs froides quand j'ai lu certains trucs que je reproduisais inconsciemment avec mon fils. Personnellement, la grande conclusion que j'ai tiré de ce chapitre c'est qu'il fallait réintroduire de la non-mixité pour le plus grand bien des garçons comme des filles.

L'exemple le plus frappant d'expérience qui montre la partialité de notre éducation : Une photo d'un bébé qui pleure. Quand on dit que c'est un petit garçon les gens pensent qu'il est en colère, quand on dit que c'est une fille, qu'elle est triste. Bref, même les bébé sont soumis à nos stéréotypes et commencent à se construire comme on attend d'eux qu'ils le fassent. On y peut rien, c'est plus fort que nous. La non-mixité nous permet au moins de diminuer cette propension à comparer.

Un des points qui m'a fait lourdement hocher la tête aussi : La majorité des filles présentes dans les grandes écoles sont soit filles uniques, soit issues d'une famille avec que des sœurs. Alors personnellement, je vous montre ma famille : 4 filles, puis 2 garçons, puis 1 fille. Ma soeur jumelle et moi, les aînés, avons été dans une fratrie exclusivement féminine jusqu'à nos 7 ans.

Elle est dentiste, je suis ingénieure. Les deux filles suivantes sont actuellement avec un bac en poche, l'une se dirige vers un BTS de gestion, l'autre a commencé un BTS de diététicienne avant de tenter médecine et prend deux ans sabbatiques pour faire du bénévolat maintenant. Et la petite dernière dit qu'elle irait bien en fac de droit...

Ma jumelle et moi avons toujours été présentées comme les génies de la famille, les matheuses, alors qu'aux tests de QI, la plus brillante d'entre nous tous a été considérée comme la plus faible, la moins douée, la plus lente. C'est la fille qui a précédé la naissance des deux garçons et accessoirement, c'est parmi mes sœurs, celle qui tient le plus de propos sexistes, genre les femmes doivent être pudiques, sexy, minces, douces, gentilles, ouhhh que je suis moche, ouhhh il faut que je me mette au régime, et c'est aussi celle qui est sortie avec les types les plus débiles et misogynes que la terre ait portée. (Et c'est incontestablement la plus jolie de toutes les filles) Cherchez l'erreur.


2) Ce sur quoi on n'a aucune prise :
C'est le moment de présenter toutes les règles contradictoires auxquelles doivent obéir les femmes pour réussir. Et par contradictoire je veux dire qu'on NE PEUT PAS FAIRE. C'est même pas juste difficilement conciliable, c'est plutôt face tu perds, pile je gagne... Un exemple ?

On dit que les femmes gagnent moins parce qu'elles négocient moins leur salaire, qu'elles n'osent pas le faire. Sauf que d'après les tests et études sur le sujet, négocier pour un femme est mal vu, dans un processus  de recrutement c'est presque disqualifiant quand l'interlocuteur est un homme, alors que ça a un impact neutre voir positif pour une candidature masculine. Donc il faudrait qu'on négocie plus, mais si on le fait, on ruine notre image et nos chances de progression.

Ce chapitre est à lire en pyjama, avec une tablette de chocolat noir et un paquet de mouchoir. Il m'a fait déprimer à fond.

Mais attendez deux secondes, il y a de l'espoir :

3) Ce sur quoi on a une prise
Le propos du livre est que c'est entre les mains des femmes que repose énormément de choses. Ce chapitre pointe toutes les fois où nous nous sabordons nous-même et où par contre, nous n'avons aucune excuse.

Pour moi la grande info de ce chapitre est contenue dans la fin du chapitre précédent : Les leader ont le même profil type, qu'ils soient homme ou femme.

Alors c'est là que je vais former une critique : D'abord on aurait aimé connaitre la liste de ces points communs qu'ont les leader. Et puis l'auteur est coach. Pourquoi elle ne nous a pas mis des outils d'action un peu plus concrets dans ce chapitre ? Elle dit justement que le coaching en groupe ou individuel pourrait nous aider sur certaines problématiques (justement sur les points abordés en 2 où le seul espoir vient du cas par cas), mais là je sors mon regard en biais : Dis-nous cocotte, tu aurais peut-être pu nous en dire un peu plus ? Non ?
Bon, je connais la réponse d'avance, l'auto-coaching ça pourrait prendre un autre bouquin complet, et puis c'est pas aussi bien qu'un vrai coaching... Mhhh, wé, bon, OK...

En conclusion donc : Un super livre, bien écrit, qui se lit assez vite, dans lequel on ne se perd pas trop et qui malgré tout donne quelques bases pour sortir de ce cercle vicieux.

Il est pour vous si :
-Vous êtes une working girl ou voulez le devenir
-Vous avez dans l'idée de faire de la politique

Il est pas pour vous si :
-Vous êtes une femme engagée dans une carrière où le diplôme fait tout (médecin, dentiste, avocat pour ne citer qu'eux)
-Vous êtes femme de ménage (ou alors juste pour vous dire que c'est la loose), c'est un peu beaucoup orienté classes supérieures
-Vous êtes un type moyen branché par le fait de vous faire botter les fesses pendant 130 pages. (Elle le fait gentiment, mais ça reste du bottage de fesse)
Et puis de toute façon, je vous parlais de mon grand père en début de chapitre : c'est bien entre les mains des femmes, le plus féministe des hommes ne rendra pas une femme sexiste libérée... (C'était l'autre leçon indirecte que m'a donnée ce livre)...

mardi 18 décembre 2012

Une histoire de pantalon et de féminisme mormon

Saviez-vous qu'aux états unis il y a des groupes féministes mormons assez développés et organisés et que ça va très loin. On y parle de théologie féministe (sujet passionnant au passage, où l'on apprend qu'Eliza Snow était appelée prophétesse et qu'il y avait des ordinations de femmes qui guérissaient les malades aux premiers temps de l’Église, et bien sûr, on ne coupe pas au concept de mère céleste. Mais je m'égare, aujourd'hui je voulais vous parler de pantalon), de comportements individuels machistes, de maladresses sexistes des dirigeantes générales mormones, etc. Bref, ça parle beaucoup et c'est très déstabilisant quand on commence à y mettre un pied. Enfin, moi ça m'a déstabilisée.

Et dimanche il s'est passé un truc. Je ne saurais mesurer l'ampleur du phénomène n'y étant pas (aux USA), mais ça a l'air d'avoir beaucoup secoué tout le monde. Dimanche dernier, c'était le jour officiel du pantalon à l'église.

Pour les non-mormons, il faut savoir que le dimanche, il est demandé aux fidèles de mettre leurs plus beaux habits pour montrer leur révérence. Cela se traduit par les hommes en costume/cravate et les femmes en jupe (longues).
Donc ce que proposait ce groupe féministe, était simplement de ne pas mettre sa plus belle jupe, mais son plus beau pantalon. Parce que tenez-vous bien, et je l'ai découvert à cette occasion, il n'est marqué NUL PART dans les instructions officielles, que les femmes doivent porter une jupe. Et c'est pourtant ce que tout le monde fait.

Alors j'ai lu ce truc, je me suis dit "purée, mais c'est débile, c'est ça les revendications féministes mormones ?" et puis j'ai lu les réactions, parce qu'elles ont été nombreuses et assez violentes. J'ai lu des membres dire que celles qui mettraient des jupes devraient se repentir, un autre dire que c'était parfait puisque ça montrerait les femmes les plus arrogantes et les plus odieuses et qu'ainsi les hommes pourraient les identifier et éviter de les épouser, d'autres dire que c'était hautement blasphématoire et de mauvais goût. J'ai lu des gens les insulter, et c'est un bruit de couloir, pardon, de facebook, mais il y a même eu des menaces de mort.

La réponse était parfois drôle, parfois plus sérieuse. Je n'ai pas tout suivi, mais des hommes ont commencé à soutenir le mouvement et ceux qui voulaient le faire étaient appelés à porter ce dimanche une chemise ou une cravate violette.


 Après cet extrait des memes produits à l'occasion, redevenons sérieux...

J'étais abasourdie par un tel niveau de méchanceté, alors que bon, on est des mormons, on est sensés s'aimer les uns les autres, être gentils, etc. Manifestement, il n'était pas simplement question de pantalons, sinon ça n'aurait pas déclenché autant de violence. Tout ça parce qu'on s'attaquait à un mythe culturel. Je suis convaincue que toutes ces personnes pensent qu'il y a vraiment une règle quelque part qui dit que les femmes doivent s'endimancher avec des jupes.

Mais malheureusement, ça a éveillé en moi le souvenir d'une histoire. G. était une de mes amies à l’église, elle avait tout juste 18 ans, était parfois là, parfois pas là, elle avait un copain non-membre, mais globalement elle était très sincère dans tout ce qu'elle faisait. Et un été elle commencé à venir à l'église en pantalon. L'évêque qui était un gentil petit vieux protocolaire a fini par venir lui demander de mettre une jupe le dimanche (vous voyez, même les évêques gentils ET protocolaires pensent que c'est dans le manuel...)

Et c'est là qu'elle a pu lui dire que si elle cachait ses jambes, c'était pour cacher les bleus que lui avait fait son petit ami de l'époque qui la battait.

Triste à pleurer cette histoire. G. a largué son copain entre temps et le nouveau a l'air infiniment plus doux et respectueux.

Alors en repensant à ça, en me disant que oui, effectivement, certains se permettaient parfois de demander des comptes à celles qui exceptionnellement ne rentraient pas dans le moule, je me suis demandée si je n'allais pas porter un pantalon. Sauf que comme je suis actuellement énorme, les seuls pantalons dans lesquels je rentre sont tout sauf classe. Et puis pour des raisons tout à fait personnelles, j'ai jugé que c'était absolument pas le moment pour moi de m'attirer les foudres des membres.

Et puis j'aime beaucoup la tradition des jupes le dimanche. Mais comme je vous l'ai bien expliqué, il n'est pas seulement question de pantalon, mais de petits signes qui montrent que oui, si on n'a pas le droit de mettre un pantalon sans se faire insulter ou rappeler à l'ordre, c'est qu'il y a un malaise.

Et si il y a des anglophones qui ont envie de voir ce que ça donne (les rageux d'un côté, les féministes qui ont l'impression qu'elles viennent de changer le monde de l'autre), c'est par ici : https://www.facebook.com/WearPantsToChurchDay

vendredi 14 décembre 2012

Permis de grossir

J'ai envie de vous alerter, comme une sentinelle. Parce que ça m'inquiète.

Quand je suis tombée enceinte une première fois, j'ai découvert un monde merveilleux : J'avais officiellement le droit de grossir. J'étais dans une phase où je m'embêtais avec trois kilos en trop (j'étais bête). Et là, non seulement les autres me le disaient, mais moi aussi : Goinfre toi ma vieille, tu as le droit. Merveilleux je vous dit, une liberté dont je ne croyais pas m'être privée, et pourtant je l'ai vraiment ressentie comme telle.

J'étais un coton-tige enceinte, j'avais des fringales de pâtes et je n'avais aucune culpabilité quelque soit la quantité et la qualité que je mangeais, et j'ai pas trop fait attention aux "mais 7 mois ?!? Tu les fais pas du tout"

Et puis j'ai accouché. Petit bébé fantastique auquel j'avais du mal à m'attacher pourtant, mon corps était étrange, ma nouvelle situation était étrange. Mes seins, je vous parle pas de l'hécatombe, mes jeans, je pouvais toujours pas y entrer et mon vagin qui ressemblait plus à grand chose était le cadet de mes soucis face à un autre problème majeur : Je n'avais plus d'abdo, je ne pouvais pas envisager de courir dix mètres, mes muscles n'en étaient pas capables. Et puis il y avait les yeux, j'y voyais moins bien. J'ai appris qu'une grossesse avait un prix que je ne soupçonnais pas.

Et un mois était pas passé que sans que je demande quoi que ce soit, on me disait "t'inquiète, tu mettras pas longtemps à retrouver ton poids d'avant, et puis t'es bien partie"

Alors la vie a été bien cruelle, parce que j'ai perdu les sept kilos qu'il me restait en trois jours. J'ai perdu ces sept kilos et d'autres aussi, sur un lit d’hôpital. J'avais plus d'abdominaux avant, après ça je n'avais même plus les bras et les jambes pour me porter, j'étais en fauteuil roulant, le fait même de m'assoir pour manger m'épuisait. D'ailleurs ce bébé qui avait fait irruption dans ma vie, je ne l'avais plus non plus. Une heure par jour quand j'étais en état. Il a fait son premier sourire, je n'étais pas là.

Mais j'avais la ligne. La ligne vieille dame décrépie. Je me souviens de l'expression de mon mari au bord des larmes un jour où il assistait à ma toilette. "Si tu te voyais, tu as la peau sur les os... Tu es devenue toute petite"

Et on m'a félicité. Pour cette ligne que j'avais retrouvée si vite. Les gens ne savaient pas. Et on m'a comparée à une amie qui avait un bébé de presque le même âge et qui semblait toujours enceinte de 7 mois. Là j'ai commencé à me dire "danger"...

J'ai retrouvé mes abdos, mes biceps, mes cuisses et toute la clique (et même mon vagin, youhou !). Je ne sais pas si j'ai repris mon poids d'avant, je ne suis plus jamais montée sur une balance depuis.

Et là je suis à nouveau enceinte, trois ans plus tard. Et celle qui fait mon suivi a dit "bon, pour le magnésium, vous pouvez prendre du chocolat noir, vu votre gabarit vous pouvez vous le permettre. Pas de folies, hein, deux carrés par jour..." Mais c'est quoi ce délire ? Il n'y a pas qu'elle en plus. J'ai commencé à entendre des remarques sur le fait qu'on grossissait, c'était normal, mais il fallait faire attention. J'ai dû prendre quatre kilos en cinq mois, mais on brandi le spectre de la prise de poids devant moi. On sait jamais...

Alors j'ai peur, j'ai peur que la France avec son "mangez, bougez" débile soit en train de devenir ce que j'ai vu en Russie. En Russie quand vous êtes enceinte, le médecin vous met au régime. Aliments autorisés : Kasha (bouillie de blé) et Kompote (tisane à la pomme). Et après, c'est Niet ! Ce n'est pas une blague, ce n'est pas exagéré, c'est la réalité d'un pays où les femmes sont terrifiées par la prise de poids.

Une femme enceinte au régime augmente les chances que l'enfant qu'elle porte devienne obèse. Je comprend même pas comment des médecins peuvent se laisser gagner par cette folie. La grossesse est le moment où je ressens le plus fort les appétits de mon corps, les brider est la pire chose qu'on puisse faire alors qu'ils crient si fort. Et je suis scandalisée qu'on puisse croire que j'attends l'approbation du corps médical pour bouffer du chocolat (que je m'enfile à hauteur d'une tablette par jour, désolée), attristée quand les gens pensent me faire un compliment en parlant de ma minceur exemplaire, affligée de voir des jeunes filles de 15 ans me dire qu'elles veulent être aussi mince que moi quand elles seront enceinte (Holà, y a le temps cocotte).

Je hais ce permis de grossir qui est quand même en train de disparaitre. Je hais cette petite idée vicieuse qui s'infiltre dans nos têtes et qui nous dit que attention, on pourrait bien se réveiller gros un jour et que ce serait la fin du monde. Je hais cette mentalité stupide qui fait que certaines de mes amies les plus belles ne peuvent pas se regarder comme elles sont vraiment.

mardi 11 décembre 2012

Photo choupinours de grossesse

Bon, vous le savez tous, on est en train de rentrer dans une ère photographique. Maintenant le pékin moyen peut s'offrir une machine potable, les filtres et instagram vous donnent l'impression de faire des trucs trop artistiques de la mort qui tue et les blogs de nana qui font de la photographie de bébé et de grossesse fleurissent de partout avec des tarifs très abordables. Je dis ça, je suis aussi une grosse victime de la photo mania...

Mais j'aime pas trop les photos de grossesse, parce que c'est souvent la même :

-la fille, à poil qui se tient le ventre d'un air tendre... Je t'aime mon ventre
-La paire de chausson posée sur le bide (mais arrêtez, on sait qu'il va avoir des petits pieds et que ce sera super mignon, mais quoi ?!?)
-Le "c'est un garçon" ou "9 mois" ou encore mieux, le dessin de bonhomme avec un nez-nombril... Bref je me gribouille le ventre
-Le bisous du père/grand frère/grande soeur, toujours sur le ventre
-Les mains en cœur

Et puis mes préférées :

-Les photos pseudo de charme...

Heu... Oui, d'accord, on est belle, on célèbre la féminité et tout et tout... Ça valait vraiment le coup de te déguiser en strip teaseuse cheap et de cambrer les reins encore un peu plus en regardant la caméra d'un air languissant ? Bref, j'aime pas les photos de grossesse (l'occasion de faire une photo à poil comme ça, parce que là, on est enceinte, d'ailleurs tiens, je vais la mettre sur facebook). Et ce matin, je me suis réveillée avec une envie de me prendre en photo. Je me suis dit que j'allais mal, très mal.

Alors pour pas vous mentir, je vais vous dire la vérité sur la grossesse et la beauté de la femme qui rayonne de féminité. A contre jour, avec un air mélancolique, ça donne ça (oui, j'ai pris l'option main enlaçant tendrement 5 kg de placenta, de liquide amniotique et de foetus gigoteur) :





En vrai, le soir quand on se couche avec celui qui nous a rendu si belle et si féminine, ça donne ça :


En vrai, la deuxième photo, c'était la veille de la piscine avec la sage femme, j'ai essayé le maillot que j'avais pas mis depuis trois ans pour voir si je rentrais encore dedans et là j'ai dit "mais je suis énorme en fait ! Je m'en était pas rendu compte, tu peux me prendre en photo pour que je vois ce que les autres voient ?" Wahou, si c'est ça que les autres voient, je suis super rassurée...

Ça doit être un truc comme les Grimlins, passée une certaine heure ça se transforme si on donne à manger.

mardi 4 décembre 2012

Ma pire expérience de Sainte Cène

(Pour les mormons, les autres y verront un intérêt très réduit)

Sur mere-en-sion.com, il y a un concours où on doit raconter sa pire expérience... Je me suis creusée la tête pour me rappeler quel était mon pire souvenir en la matière. Le voilà :

J'ai une petite sœur qui aime faire des expériences. Genre "que se passe-t-il si je pédale à fond puis que je lâche le guidon ?" (réponse, plein de points de suture). Donc un dimanche, en passant le plateau de Sainte Cène, elle a dit à sa voisine (je crois que c'était Béré, mon autre petite sœur, mais je ne suis plus très sûre) : "A trois je lâche, un, deux, trois".

Vous avez donc le tableau : Un plateau de gobelets rempli d'eau (bénie), répandu sur la moquette et la gamine qui ouvre de grands yeux "Quoi ?! Je l'ai prévenu !"

Voilà, je crois que c'est ça mon pire souvenir de Sainte Cène. A ce jour, Seth ne m'a jamais fait un truc aussi tordu. Et pour info, la sœur en question a fini par devenir quelqu'un d'à peu près fréquentable ^^
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