vendredi 31 août 2012

Suite de ce sujet rigolo...

Je teste un nouveau format. Le format webcam moisie et clignement d'yeux et "heeuuuuuu" intégré.

Bref, j'avais dit que je vous dirais comment concrètement se défendre, particulièrement quand c'est que dans la tête. Voici ma vidéo. (Et oui, je sais, je ne parle pas assez fort, mettez le son à fond)




Pour le livre dont il est question, il s'agit de Non, c'est Non ! de Irène Zeillinger. Malheureusement il n'est plus disponible, le tirage est épuisé. Mais vous pouvez le lire en ligne ici

mercredi 29 août 2012

Parlons d'un sujet rigolo pour changer : Le viol

Je fais partie d'une famille composée de six femmes/filles : Ma mère et mes quatre sœurs. Sur ces six femmes, à ma connaissance, trois ont subi un ou plusieurs viols, une autre plusieurs agressions sexuelles. Il reste deux survivantes. L'une d'elle a 12 ans. J'aimerais qu'elle ne passe jamais de l'autre côté.

Sur ces quatre femmes, aucune n'a porté plainte.

Et comme vous le savez, je suis issue d'une famille mormone, chez nous on ne porte pas de mini-jupe, on ne sort pas en boîte de nuit, on est à la maison après neuf heure. Nous ne faisons pas vraiment partie de ce que les mythes sur le viol considèrent comme la victime type. Je ne pense pas que les statistiques sur le viol soient vraie. Je pense que l'immense majorité de la population féminine devra faire face un jour à un viol ou une agression sexuelle.

Je ne vais pas vous parler de la façon dont on guéri d'un tel évènement. Je ne vais pas vous parler de la façon dont la justice traite le viol. Je vais vous raconter deux histoires, deux histoires de proches qui m'ont fait radicalement changer d'avis sur le viol.

F. a été violée toute son enfance par son père et son grand-père. Quand on en a parlé elle m'a dit en substance "Je n'aimais pas ça, mais je pensais que c'était normal. Je pensais que tous les papas faisaient ça avec leur fille."

M. a été violée par son meilleur ami. Quand elle en a parlé elle m'a dit en substance "Je ne comprends pas ce qui lui a fait penser qu'il pouvait faire ça. Ce n'est pas un prédateur sexuel, c'est le garçon le plus gentil et le plus serviable que je connaisse. Il a dû penser sur le moment que ce n'était pas grave".

Alors voilà, dans la première histoire on a une petite fille qui ne sait même pas qu'elle est victime. Dans l'autre on a un garçon qui ne sait même pas qu'il est bourreau. En fait quand on regarde les études sur le sujet, on découvre que le violeur type n'est pas un pervers cinglé, mais un mec normal. Vous êtes un homme et vous êtes en train de lire ces lignes ? Vous avez peut-être un jour été à l'origine d'un grave traumatisme et vous ne le savez même pas. Vous trouvez ça injuste ? Je suis d'accord.

Une des choses les plus dévastatrices pour une femme victime de viol est de s'entendre dire que c'est de sa faute. Et pourtant... Si je vous disais que pour mettre fin à l'immense majorité des violences sexuelles on devait s'appuyer sur les femmes. Pas sur la justice, pas sur les hommes, mais sur les femmes.

Mettre fin aux violences sexuelles passe par des femmes fortes.

Si on commençait par enseigner aux enfants que les sensations de leur corps ont toujours raison. Si on enseignait aux enfants que quand quelque chose leur déplait ils ont le droit de se défendre et de dire non. Et si ça doit passer par la honte de voir son gamin refuser de faire la bise à cet dame qu'on a invité à diner, on s'en fiche. Combien de violences sexuelles subies muettement on éviterait.

"Toute transgression de limite n’est certes pas intentionnelle ou malveillante. Nous-mêmes, parfois, dérangeons autrui sans forcément nous en rendre compte ou le faire exprès. Si nous voulons faire respecter nos limites, nous devons accepter l’idée que nous sommes la seule personne capable de savoir où passent nos limites, et de les identifier par nos émotions. Les intentions de l’autre, des éventuelles coïncidences ou autres « excuses » pour le fait qu’une transgression de limites a eu lieu ne changent pas le fait que nos limites ont été transgressées. Ce qui compte, c’est que quelque chose nous dérange, ce n’est pas de savoir si l’autre voulait que cela nous dérange. Et si ça nous dérange, ça doit s’arrêter, basta."

Non, c'est non ! de Irene Zeilinger

Et ce n'est pas tout. Il n'est pas juste question de le dire, montrez-lui comment faire. Il n'y a même pas besoin de parler de sexe et de pédophilie pour ça. Rien que pour vous, une vidéo méga kitch dont j'adore le message (allez, marrez-vous, en plus c'est en Québécois)





Vous avez transformé vos enfants en individus forts ? Maintenant passons aux adultes. Pourquoi un homme peut même ignorer que ce qu'il fait est grave alors qu'il est train de commettre ce que la loi considère comme un crime ? Je ne parlerai pas de l'éducation que le monde leur a donné en la matière, c'est un autre sujet, passionnant d'ailleurs. Alors pourquoi sinon ? Parce que la réaction en face n'est pas logique. Encore une histoire, mais celle-la c'est pas la mienne.

"Je voudrais vous raconter une histoire qui me hante. C’est une histoire vraie. En 1966, à Chicago, un certain Richard Speck entra par effraction dans une maison où habitaient des élèves infirmières. Neuf étaient présentes, huit d’entre elles sont mortes entre ses mains au cours de la soirée. Il était seul. Il n’avait pas d’arme. Il les a enfermées dans une pièce où il est venu chercher ses victimes l’une après l’autre, pour les emmener dans une autre pièce où chacune a été ligotée, puis étranglée. Elles savaient qu’il voulait toutes les tuer. Elles avaient la possibilité de parler entre elles pour développer une stratégie commune. Mais pas une seule fois, semble-t-il, ces jeunes femmes n’ont pensé : « Nous sommes plus nombreuses que lui, on ne se laissera pas faire, nous ne voulons pas mourir. » Une seule a eu la présence d’esprit de se cacher sous un lit – ce fut le seul acte de résistance – et elle a survécu. Il n’avait pas compté ses victimes…"

Pourquoi les femmes ne réagissent-elles pas. Même quand leur vie est en danger ? J'ai parlé un peu avec un de mes frères qui a passé une grande partie de son adolescence à se bastonner avec d'autres débiles. Pour lui, il suffisait que tu l'insultes, il te mettait son poing dans la tronche. Combien de fois m'a-t-on insultée sans même que je lève le petit doigt ? Alors je ne parle même pas d'une agression qui ferait s'allumer toutes les sirènes de mon cerveau en mode "danger, et en plus c'est sexuel !" Pour lui la réaction était un réflexe, pour moi l'inaction était l'habitude. Une fille se bat pas dans la cours. Elle n'est tout simplement pas prête à être malpolie et violente. On ne sait pas faire dans le frontal. Ça peut prendre des proportions dramatiques. Plus l'agression est violente, moins la réaction est possible.

Alors voilà comment on pourrait mettre fin à l'immense majorité des viols, ceux qui sont perpétrés par les amis, les collègues, par les types normaux ? En apprenant à se défendre. En acceptant l'idée que oui, un jour on devra affronter cette situation. Et si en plus on apprenait vraiment à taper, on pourrait même diminuer le nombre de viols commis par les vrais prédateurs sexuels.

C'est bon, la vie est belle, les oiseaux chantent. Y a plus qu'à.

Donc si vous trouvez que ma proposition vaut la peine d'être suivie vous pouvez :

En apprendre plus sur ce qu'est réellement le phénomène du viol (non, c'est pas des récits glauques, c'est des études scientifiques tout ce qu'il y a de plus froid et détaché et je les ai trouvées très intéressantes et utiles)


Apprendre toute seule dans votre coin à vous défendre et devenir une femme forte.


Ou encore mieux, trouver un cours Seito Boe (technique d'auto-défense centrée sur la légitime défense des femmes) ou de Fem Do Chi (même idée) près de chez vous.

Et puis si tout ça c'est trop long, trop compliqué, attendez mon prochain chapitre sur comment apprendre à dire non concrètement (ça vous aidera peut-être pas dans tous les cas, mais c'est déjà un début).


Petite précision : Comme je viens de découvrir avec stupeur qu'une personne a liée sur sa page web un de mes articles sur la sexualité et les mormons et des affaires de pédophilie impliquant des mormons, je tiens à préciser, au cas où quelqu'un poserait la question (enfin, en réalité, on m'a déjà posée la question) : Dans le cas de ma famille, aucun des agresseur n'était un mormon. Voilààààà.

lundi 27 août 2012

6) J'essaye de me coucher tôt

Ceci est un article de la série Zermati l'anti-régime.

On repart pour Zermati, ça faisait longtemps. Alors en quoi le fait de se coucher tôt peut aider à ne pas prendre du poids ? En fait ce n'est pas du tout un postulat de Zermati, d'ailleurs je n'ai lu nul part dans sa théorie qu'il parlait du sommeil. Pourtant aujourd'hui je me dis que c'est dans la même logique anti-régime qu'il promeut.

Reprenons l'idée principale de Dr Zermati : Pour lui le corps grossit ou maigrit pour gérer les fluctuations. Comme ça en cas de famine on ne meurt pas, en cas de trop plein, on stock au cas où on en ait besoin à court terme. Rien de nouveau. Mais pour Zermati, le corps devrait naturellement nous permettre de revenir à notre poids d'équilibre. Il régule. Après les fêtes de Noël on n'a plus très faim. Pourquoi ? Parce que le corps à stocké et qu'il vous dit "c'est bon là, tu as ce qu'il faut, si ça t'embête pas on va revenir à ton poids d'avant, celui avec lequel ton corps fonctionne le mieux".

Et de la même façon, quand on fait un régime draconien, notre cerveau nous envoie de délicieuses images de trucs trop gras, trop sucré, trop salé. C'est pas parce qu'il est masochiste, c'est parce qu'il sait que vous êtes descendu en dessous de votre poids normal, il n'aime pas ça et vous dit "hey, rempli moi tes réserves standard, tu as plus assez pour fonctionner comme d'habitude".

Bref, vous l'avez compris, le corps régule. Normalement il régule super bien et sans qu'on le lui demande. Seulement on lui prend tellement la tête avec nos régimes, et on a tellement besoin de nourriture dans nos coups durs pour trouver un peu de plaisir dans ce monde terne et désolé qu'on en vient à ne plus écouter tous les messages qu'il nous envoie et on grossit...

Mais où vient le plumard ? On ne l'a pas encore vu ? Et bien je vais vous retourner la question : A quoi sert le sommeil? Pourquoi, oui pourquoi sommes nous obligés de dépenser plus d'un quart de notre vie à roupiller ?

Parce que le sommeil, c'est le moment où TOUT est régulé dans notre corps et dans notre tête. Le moment où notre cerveau fabrique des rêves tous plus bizarres les uns que les autres pour évacuer les traumatismes et les frustrations de la journée, pour enregistrer les choses apprises. C'est le moment pendant l'enfance où le corps sécrète les hormones qui nous ont permis de grandir, le moment où les muscles prennent leur repos. Et c'est aussi le moment où le cerveau va sécréter la leptine, l'hormone qui régule le poids.

La léptine a deux moyens de réguler le poids. Le premier et le plus direct, c'est l'effet coupe-faim.


La léptine a deux moyens de réguler le poids. Le premier et le plus direct, c'est l'effet coupe-faim. Ce fameux après réveillon où on ne jure plus que par la soupe de légume.
Wikipédia nous dit en parlant de cette hormone : "Son action essentielle est de diminuer la prise alimentaire grâce à sa fixation sur l’hypothalamus ventro-médian"

Ça se passe donc dans le cerveau. On n'arrête pas de le dire : Maigrir ça se passe dans le cerveau :)

L'autre moyen, c'est de bruler des calories

Mais ce n'est pas tout. Il a un autre moyen d'action, quand on ne l'écoute pas, le cerveau passe à l'étape supérieur : Il vous force à bruler des calories. Comment ? Réponse toujours de wikipédia, toujours sur la leptine :

"Sa présence en quantité plus importante augmente aussi la dépense énergétique en majorant la production de chaleur par l'organisme"

Traduction : Vous devenez des radiateurs sur patte. Et si vous ne le saviez pas, la majorité de vos calories sont brulées pour vous réchauffer. Plus encore que le footing, c'est le fait que votre corps vous garde en vie à une température plus ou moins constante qui dépense l'immense majorité des calories que vous ingurgitez. (Voilà d'ailleurs pourquoi un type qui pédale sur un vélo est le moteur le moins rentable de la galaxie : On lui a donné une tonne de carburant-bouffe, et la majorité sert à chauffer la salle de sport... Un copain ingénieur avait proposé le cycliste dans notre cours d’énergie renouvelable. Il avait fait une étude très sérieuse, calculé touts les indices et tout et tout. Mes panneaux solaires à Lille avaient un meilleur rendement. Quoi vous vous en fichez ? Je vous dis juste que si vous hésitez entre faire pédaler votre belle-mère et installer un panneau solaire, le panneau solaire est plus rentable. C'est un bon tuyau, non ? ) 

Revenons à Zermati. Quand on dort, le corps gère aussi votre maintien du poids d'équilibre. J'en ai fait l'expérience lors de mon séjour en Russie.

Mon séjour en Russie n'a rien été d'autre qu'une longue dépression de six mois. Comprenez, j'ai vécu le fait de ne pas parler pendant 12h éveillées d'affilé. J'étais indignée par ce que je voyais à peut près quatre fois par jour, je voyais mon fils une heure, j'étais isolée professionnellement, j'avais l'impression qu'avec tous mes efforts, la mission n'était qu'un gros échec et dès que j'essayais d'ouvrir la bouche, j'avais l'impression qu'on me prenait pour une débile mentale (du coup, je l'ouvrais plus beaucoup).

Et vous combinez ça à : Les meilleurs pâtissiers de la planète. Oui, les Russes font les meilleurs gâteaux du monde (et le pire des chocolats, mais ils ont le bon goût du coup d'importer le chocolat de Suisse), le tout pour pas cher, gentiment emballé en format familial. Comme disait Liudmila, une connaissance moldave (un peu le même schéma donc : un pays bien froid en hiver et surtout très très pauvre) :  On ne mange pas souvent des gâteaux, donc si on en fait, on le fait bien.

Vous avez donc l'idée générale : Floriane en grave dépression, entourée de trucs où vous prenez dix kilos en une cuillère. J'ai arrêté de mangé des légumes et je n'ai mangé plus que des gâteaux, des pâtes et de la viande (Mhhh, schnitzel... Une escalope de poulet panée qui baigne dans l'huile). Outre l'aspect désastreux que ça a eu sur ma peau, mes cheveux et le fait qu'en un mois j'ai frôlé le scorbut, ça a eu un effet désastreux sur mon estime personnelle. Je mangeais jusqu'à l’écœurement encore et encore en me maudissant d'être aussi faible. Chaque passage à la cantine était le lieu d'un intense débat interne qui se finissait toujours par "Raaaahhhh, demain je prendrai des légumes, demain."

Et mon poids ? J'ai pas pris un gramme. Ça a été fulgurant, j'ai rien compris à ce qu'il m'arrivait. Pourtant j'exagère rien, j'ai bien eu une alimentation de fou pendant plusieurs mois sans aucune interruption. J'ai souffert de ça, mais pas par le biais du poids.

Et puis j'ai fait le lien. Enfin. Je travaillais à une heure en car de StPetersbourg. Tous les matins, à 8h00 j'étais dans mon car, tous les soirs à 18h00 j'étais dans mon car. Et je m'arrêtais au terminus. Et tous les jours je pionçais entre deux heures et deux heures et demie de plus parce que j'étais un peu nauséeuse et que lire aurait été fatal (et qu'au bout d'un moment, le paysage n'a vraiment plus rien de palpitant). Maintenant que ça me revient, j'entends distinctement mon collègue me dire que je devrais mettre une veste, et moi de lui répondre que j'avais pas froid. Ça c'est clair, j'avais pas froid, le carburais aux Schnitzels et à la crème fouettée.

Alors conclusion : Si madame ne perd pas facilement ses kilos de grossesse, c'est peut être monsieur, parce qu'elle dort pas la nuit et qu'elle bosse comme une dingue le jour. Si vous avez grossi pendant votre dépression c'est peut être à cause des insomnies qui allaient avec.

Stop aux régimes, laissons le corps faire ce qu'il fait déjà si bien quand on lui donne tous les outils. Et surtout, qu'on arrête de me dire que les gros ont juste un manque de volonté. Ça tient à tellement d'autres facteurs que la volonté. (Et je sais, je suis une injustice flagrante. Mais c'est bien mon propos : Il n'y a pas de justice dans un 36 fillette. D'ailleurs, je fais du 38, mais on s'en fiche)

mercredi 22 août 2012

Parlons de sexe

Encore ? Oui, en fait pour tout vous dire, je n'avais aucune inspiration, rien à raconter sur ma misérable vie, pas de photo, bien une idée de truc féministe qui me trotte dans la tête depuis hier, mais qui nécessiterait du temps. Et puis je parle des mormons sur un autre blog qui n'est d'ailleurs pas non plus très alimenté en ce moment. Vous voyez, ce n'est pas de ma faute. J'étais obligées de prendre la solution de facilité, mon dernier thème. Parlons sexe.

Aujourd'hui je vais vous parler du rêve. Le lien entre rêve et sexualité.

D'abord je vais vous raconter ma vie, puis ensuite je vous dirai tous les trucs un peu plus scientifiques que j'ai sous la main (et comme d'hab, sans les sources. J'ai vraiment trop la flemme. Donc aujourd'hui article en mode "je me souviens avoir lu je sais plus où").

Parmi les trucs que j'ai raconté sur la sexualité féminine et masculine, j'ai parlé un moment du besoin presque physiologique que représente la sexualité pour un homme. J'invitais le lecteur féminin à prendre pitié faire preuve d'empathie pour son conjoint gravement en manque quand ça fait des semaines que c'est ceinture pour cause de libido dans les chaussettes.

Alors voilà, après avoir donné de bons conseils, il a fallu, ce n'est que justice, que je m'y colle aussi. Pour des raisons purement physiologiques*, ça fait bien trois mois que ma libido a à peu près atteint la chine -en creusant un tunnel passant par le centre de la terre- et que là malgré quelques sursauts, ça faisait un bail que je n'avais même pas envie de commencer à me poser la question s'il y avait moyen d'envisager quoi que ce soit. J'étais très compatissante avec mon mari, je lui disais à quel point j'étais peinée pour lui et tout et tout et il a gentiment respecté la trêve sans rechigner. Puis en discutant, on a finit par convenir qu'il me fallait réfléchir à ce problème.

J'ai dit oui oui, et j'ai élaboré mon plan. Je vous le donne en deux secondes : Le rêve mon capitaine. En ce moment je dors par petit morceaux, conséquence directe, je me souviens de beaucoup de mes rêves.

Petit aparté sur les rêves pour ceux qui ne se sont jamais intéressé à la question.
La nuit on dort plusieurs fois. Plein de cycles qui se succèdent. Le rêve a lieu à un stade particulier du cycle. Si on se réveille et qu'on reste réveillé interrompant notre rêve, on s'en souviendra. Si on se rendort et qu'on passe au cycle suivant, on ne s'en souvient pas. Donc en fait, on fait plusieurs rêves par nuit. Mais on se souvient que du dernier, encore faut-il être configuré pour se réveiller pile poil à la fin et pas un peu après.

Bref, je rêve pas plus que d'habitude, mais je me souviens de tout (d'ailleurs ils sont d'un ennui mortel en ce moment). Or, quand on rêve... On est en phase hyper éveillée sexuellement. Pour l'homme cela se traduit par une érection et pour la femme par d'autres réponses physiologiques dont je ne me souviens plus parce que c'est un poil plus compliqué que les hommes, mais pas de doute sur la réponse physique aux rêves. Je ne parle pas des rêves érotiques, mais bien de celui où vous êtes en train de courir, poursuivi par votre belle-mère brandissant un arrosoir, tient, mais où est passé mon pantalon ?

Alors passionnant vous me direz. Quel était mon plan génial et machiavélique ? J'ai décidé que lors de mes trois réveils (puisque je suis présentement insomniaque), au lieu de pester et essayer de me rendormir pendant une heure, j'allais réveiller mon mari. Parfaitement. Un, mon cerveau est en mode créatif puisqu'il vient de créer de toute pièce un rêve chelou -le mode créatif étant un facilitant pour la mise en mode sexe pour la femme. Deux, mon corps sort d'une phase d'excitation. Trois, mon mari s'en fiche d'être réveillé à trois heure du matin si c'est pour une si bonne cause, d'ailleurs il se rendormira aussi sec grâce aux endorphines sécrétés après l'orgasme. Et quatre, peut être que ça va même m'aider à me rendormir et mettre fin à ce purée d'effet jambes impatientes (essayez de dormir quand vos jambes,elles, veulent faire de course à pied...)

Je vous dit pas pour la suite, seulement ça a marché.

Alors voilà la partie scientifique pas glop mais toutefois très intéressante. Dans certaines prison, à une certaine époque, on a trépané des gars un peu trop turbulents. Pour ce faire on leur a retiré une partie du cerveau associé au sexe. Un peu comme quand on castre un taureau, ça donne un gentil boeuf tout docile. Là on les a castré dans le cerveau. Ces types on arrêté de rêvé. Et sur sur cette conclusion fort palpitante, je vous laisse.



*Premier trimestre de grossesse méga nauséeux, méga fatiguant couplé avec insomnies violentes, canicule pourrie et mauvaise position des astres pour les ascendant poisson rouge.

jeudi 2 août 2012

Time Lapse


Temple de Berne, Suisse

Une time lapse, c'est poser son appareil photo et lui demander de prendre plein de photos à intervalles réguliers. Il y a assez peu d’intérêt à en faire un, mais ceux qu'on trouve sont quand même bien sympas. Le premier interêt et le plus redondant est...

1) Voir les nuages bouger super vite.
2 ) Ensuite vient le" voir les ombres bouger et/ ou le soleil bouger dans le ciel", avec sa variante astres nocturnes.

3) Voir la foule de gens (avec variante voiture), telles de gros insectes grouillant, bougeant au gré des mouvements de masse (au hasard file d'attente à la poste, ou feu rouge).

Et enfin, un vraiment tripant mais vraiment vraiment très dur et pénible à faire : Voir un gus faire le mariole au milieu d'un monde qui vit à cent à l'heure (ou moins rigolo et très philosophico-poético-magnifique, le même type immobile au milieu de la foule)

Bref, j'ai fait la version simple : Les nuages. Avec normalement 25 images par secondes, j'ai pas eu le coeur de post traiter les photos. Et comme ça allait vraiment trop vite, j'ai aussi ralenti un peu tout ça, c'est pas très fluide, pas très beau, mais c'est mon premier Time Lapse, fait en attendant mon cher et tendre.

PS : Pour ceux qui voudraient en faire un, petit conseil. Sur votre appareil, vous trouverez si vous avez de la chance une option intervalomètre, qui permettra de faire tout ça automatiquement. Moi je pouvais pas descendre en dessous d'une image par minute et franchement, c'était déjà trop, les nuages défilaient trop vite, une image toutes les trente seconde aurait été plus adapté.

Je pique à ZifnaK qui nous avait trouvé ça sur le web, ce superbe time lapse autrement plus émouvant.

mercredi 1 août 2012

De l'importance de dire non, suite.

 Suite au précédent article, quelqu'un m'a répondu en privé un mot qui se voulait gentil, mais auquel j'ai pensé qu'il me faudrait répondre. Ça fait un moment que je m’intéresse à la question des agressions sexuelles. J'ai lu des bouquins, des rapports statistiques, des études sociologiques et psychologiques, j'ai parlé avec des amies et des amis victimes de viol. Et si il y a bien quelque chose que j'ai appris, c'est que systématiquement la victime aura quelque chose à se reprocher, et que non content de se flageller, elle sera aussi jugée par son entourage. Une spécialiste de l'accompagnement des victimes de viol disait :

"La plaignante se disant victime de viol doit être parfaite, pure, vierge, pas trop jeune ou trop handicapée (un enfant, une handicapée mentale, une malade mentale ça raconte n'importe quoi), pas trop âgée ou trop moche (ce n'est plus un objet à convoiter), pas trop pauvre (elle pourrait chercher des compensations financières), pas trop jolie (c'est pousse au crime), pas avec une vie trop "légère" (elle l'aurait cherché alors), pas étrangère et sans-papier, pas prostituée bien sûr (il s'agirait alors non d'un viol, mais d'un différent commercial, sic.), il ne faut pas aussi qu'elle connaisse trop bien l'agresseur, ni être sa femme ou sa compagne. Bien sous tout rapport, sinon sa parole n'aura aucun poids, sauf à avoir été tuée."
Docteur Salmona sur http://stopauxviolences.blogspot.fr/

Je n'ai pas été tuée, mais je me suis bien sentie agressée sexuellement. Voici pourtant ce que l'on m'a dit en toute bonne foi :

 "Le truc pour avoir la force de s'affirmer c'est de haïr littéralement ce qui te met en porte à faux avec les principes de l'Evangile."




Si je comprend bien ce conseil, je n'avais apparament pas assez detesté ce qui m'était arrivé puisque je n'ai pas su réagir. Et, ce qui s'est passé m'a mis en porte à faux avec les principes de l’Évangile. Voici donc ma réponse, elle se base très simplement sur ce qu'on enseigne aux jeunes mormons sur la sexualité, dans la minuscule partie qui parle des agressions sexuelles :

"Les victimes d’agressions sexuelles ne sont pas coupables de péché et n’ont pas à se repentir. Si vous avez été victime de sévices, sachez que vous êtes innocent et que Dieu vous aime."

Jeunes soyez fort (tous les jeunes mormons en ont un exemplaire) - Chapitre sur la pureté sexuelle





Je n'ai rien fait qui m'ait mis en porte à faux avec les principes de l'Evangile. Une fille qui se fait toucher les fesses dans le bus non plus. Une fille qui se fait violer non plus. Même si elle est tellement choquée, qu'elle ne bougera ni ne criera. Le viol est un acte extrêmement violant et douloureux. On ne peut pas aimer un viol, c'est physiologiquement impossible. Les blessures physiques qui en résultent ne sont rien en comparaison avec les blessures psychologiques, elles sont pourtant les témoins tangibles de la barbarie d'un viol. Pourtant les statistiques policières montrent que la victime ne fera rien la plupart du temps (longue démonstration dans l'ouvrage "Non c'est non !" d'Irene Zeilinger ).



Cet article s'adressait plutôt aux filles, parce que toutes celles qui ont expérimenté cela savent qu'effectivement, nous ne réagissons pas. Une fille ne se bat pas à l'école, ne se chahute pas entre potes. Il y a une réelle barrière psychologique qui nous empêche d'agir parce qu'on n'en a tout simplement pas l'habitude et qu'on est au pire moment de stress pour faire quelque chose qu'en temps normal on ne ferait pas déjà. C'était un appel à se préparer. Un appel à considérer qu'un jour quelqu'un dépassera nos limites et nous fera du mal et que si on s'entraine on pourra se défendre.


La première chose que je me suis dite quand je me suis calmée c'est "j'aurais dû faire quelque chose", puis checker mentalement que mes vêtements étaient bien en accord avec la pudeur, je m'étais soudain mise à douter oubliant stupidement que je portais précisément une robe retourchée par mes soins pour coller à mes standards de pudeur. Oui, j'étais pudique. Et alors que j'étais en train de déplacer la faute sur moi, je me suis rappelée ce qui est dit dans jeunes soyez forts qui dit en substance que si vous avez été victime d'une agression sexuelle, sachez avant tout que vous n'êtes pas coupable. J'ai vécu ça comme une agression sexuelle, je ne sais pas quelles étaient les intentions de mon beau-père, je ne sais pas si il s'est même demandé si c'était correct ou non. Mais en aucun cas, ni moi, ni mon mari, ne considérons que je me suis mise en porte à faux avec mes principes.

Je publie cette réponse parce que malheureusement beaucoup de personnes ne connaissent pas les mécanismes qui se mettent en place quand on est agressé sexuellement. Elles pensent que le bon sens serait de, au hasard, mordre l'agresseur en cas de fellation forcée (ce que j'ai entendu tellement de fois lors de l'affaire Dialo/DSK). La réalité est bien différente. C'est pour cela que j'ai écrit l'article précédent. Parce qu'apprendre à dire non, c'est le premier pas pour se protéger, pas du péché, mais de situation qui pourrait nous blesser irrémédiablement et que nous auront à affronter tôt ou tard sous une forme ou sous une autre.
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