samedi 31 mars 2012

Gérer un enfant pendant la sainte cène, la suite

Il y a eu une grande tragédie dans ma vie récemment : J'ai perdu ma Fabienne pour cause de déménagement (mon déménagement). Rappelez-vous, la Fabienne, l'arme ultime pendant la Sainte Cène. Bref, dimanche dernier c'était horrible, j'avais en plus oublié le sac avec les trucs pour l'occuper. Donc j'ai complètement assumé ma bêtise : je suis sortie. Et ça a été en quelque sorte une bénédiction, ma mère qui était là et qui a vu comme je me débrouillais comme une chef, m'a prêté un livre qu'on lui avait donné quand elle se trouvait elle aussi dans les affres de la maternité.

Je l'avais entre les mains, ce petit tas de feuilles, photocopies de pages dactylographiées : données dans les années 90, probablement imprimées dans les années 80, voir 70, c'était le temps où les manuels étaient entièrement tapés à la machine à écrire avec ces dessins quitchouilles de mamans avec leurs bébés ou des photos qu'on qualifierait aujourd'hui de vintage.

Bref, j'avais entre les mains ce trésor qui a illuminé ma journée : La valeur d'un enfant. Les premiers chapitres ne disaient pas comment faire pour faire de vos enfants de petits détails de votre vie, gentiment assis à côté de vous pendant les réunions. Ils disaient : Vos enfants sont de précieux fils et filles de notre Père Céleste, votre devoir est de les aimer et de les éduquer.
Le fait que je sorte de la salle parce que mon fils est vraiment intenable ce jour là est vu sous une toute autre perspective : c'est une occasion pour moi de l'enseigner. Je ne sorts pas pour éviter aux autres le désagrément des cavalcades et des babillages, mais pour expliquer que la Sainte Cène est un moment où on doit parler à voix basse, rester dans le rang, etc. Ça a été une expérience géniale, j'ai vu mon fils d'une toute autre manière, j'ai ressenti un regain d'amour pour cet enfant qui m'était confié et dont j'étais responsable (je l'aime, hein ! Mais c'est vrai que j'étais un peu démotivée). Bref, prochain article, je vous parlerai sans doute du contenu pratique de ce livre, qui lui aussi était très cool.





Ces deux dernières semaines c'était aussi un peu mon baptême du feu : Seule avec mon fils et mon neveu parfois. C'est bon, je suis mère au foyer et honnêtement, je fais pas la fière.

lundi 26 mars 2012

Le petit mormon illustré

Bonjour à tous, je vous avais posé des questions sur les informations pertinentes sur les mormons. Voici le résultat. Mon frère n'ayant pas plus alimenté son blog une fois le résultat obtenu, je me suis lancée, je suis pas aussi douée en dessin, mais il y a un peu de contenu déjà.

Voilà, je vous présente le petit mormon illustré

dimanche 25 mars 2012

La pornographie et le couple

En assistant hier soir à une conférence tenue par une sexologue (Reine Simonet), j'ai appris entre autre plein de choses sur ce que la pornographie est aux yeux des chercheurs en sexologie. Ceci est un petit résumé de ce qui m'a touché sur le sujet, le compte rendu de mes prises de note de cette soirée.

La pornographie et la sexologie


Tout d'abord j'aimerais vous faire part d'un détail étonnant que j'ai trouvé particulièrement édifiant : Quand nous regardons de la pornographie, l'information est traitée par la partie du cerveau qui traite les souvenirs traumatisants. C'est ce que des chercheurs ont démontrés en étudiant les réponses du cerveaux à des stimuli pornographiques.

Prenons une femme et un homme, tous deux ne répondent pas de la même manière à la pornographie. La femme a le choix : elle peut s'identifier ou être dégoutée. L'homme n'a pas le choix : La pornographie répond à ses instincts, elle est faite pour cela. De sorte que l'homme ne peut être que happé par les images qu'il voit. Or que nous montre la pornographie? Premièrement une femme qui n'est qu'un ensemble de trous, les psychologues parlent d'une association femme/béance. Et la réaction de l'homme devant cette femme qu'il se doit de remplir, c'est de se demander inconsciemment si il aura cette capacité : Remplir la femme. Ce schéma inconscient est ce que les sexologues appellent l'angoisse de la castration. Je ne sais pas si c'est cela qui est traumatisant pour l'inconscient, mais je ne peux que m'apercevoir autour de moi, que les hommes pâtissent des standards pornographiques : Ce fameux 20cm qu'ils croient être la mensuration parfaite. La pornographie nous a fait oublier quelque chose : le vagin est fait pour s'adapter au pénis, il n'y a pas de vagin moyen qu'on ne saurait "remplir" si on ne fait pas la taille suffisante.

Donc nous avons un double phénomène qui mène à la dépendance : d'un côté l’excitation rapide et efficace surtout si elle est accompagnée de masturbation, et une information traumatisante. Et comment le cerveau gère-t-il les traumatismes : en répétant le souvenir et l'expérience encore et encore jusqu'à ce qu'il soit capable de prendre du recul et le faire passer définitivement dans les souvenirs anciens. Comme un enfant qui demande encore et encore à sa mère de lui raconter cette histoire à faire peur. La pornographie -et je crois ne rien vous apprendre- mène donc à une double dépendance. Celle qui résulte du plaisir qui en découle, et celle de la guérison de notre inconscient.

La pornographie est en fait quand on la considère avec recul, l'exact opposé du couple. Je citerai la sexologue qui s'exprimait hier soir : "La pornographie n'est pas sexuelle".

La pornographie n'est pas sexuelle

La pornographie apporte un modèle d’excitation. Il mène la personne qui en consomme à avoir des goût formatés et à ne plus pouvoir être excité autrement. Là je fais une parenthèse sur ma propre vie : Comme je le disais précédemment, mon mari fait partie de ces très rares hommes à ne jamais avoir vu de film pornographique. Et comme beaucoup de personnes qui me connaissent savent que j'ai eu une période où je n'ai pas suivi les principes de la loi de chasteté, je crois ne choquer personne en  comparant mes anciens partenaires sexuels (en fait si, mais je vais pas vous faire l'affront de dire "j'ai une amie qui..." vous n'êtes pas si bêtes n'est ce pas ?). Je n'ai jamais vu autant de flexibilité et de fantaisie qu'avec mon mari coincé, ex enfant de chœur qui n'avait aucune éducation sexuelle. En revanche pour les autres, leur sexualité était tout à fait similaire d'un individu à l'autre, les fantasmes rigoureusement identiques, les attentes standardisées.

Donc on peut opposer d'un côté la pornographie aliénante, et le couple dont la sexualité est faite de découvertes et d'évolution.

La pornographie est également source de complexes : L'homme jamais assez performant, la femme jamais assez attirante. On l'oppose au couple dont la sexualité mène à l'estime mutuelle et le sentiment d'être quelqu'un de spécial pour l'autre.

Dans la pornographie les femmes sont interchangeables, dans le couple l'épouse est unique. Dans la pornographie on voit tout, dans le couple la pudeur est une donnée érotique. Dans la pornographie il y a un rapport de force et de la violence (insultes, pratiques dégradantes ou violentes pour le corps, etc.) , dans le couple il y a l'amour mutuel. Dans la pornographie le partenaire est un moyen, dans le couple il est une fin. Dans la pornographie on consomme du sexe, dans le couple on nourrit la sexualité.

Enfin et pour finir, quand un mari consomme de la pornographie, de nombreuses épouses se demandent ce qu'elles ne leur apportent pas pour qu'il ait besoin de cela. On entend parfois des hommes dire qu'elles ne comprennent pas que c'est différents. Toutes les justifications ne changeront pas le sentiment terrible que cela engendre pour le partenaire.

La pornographie est une dépendance, elle nuit au couple et à l'individu, il existe des groupes de guérisons. Enseignons à nos enfants à ne jamais mettre un doigt dans l'engrenage et ne la regardons pas avec complaisance.

samedi 17 mars 2012

Photo photo photo

Bon, comme d'habitude, les meilleurs de la portée, sans aucun rapport les une avec les autres...

 Mon gentil petit modèle (petite sœur chérie) pour un exercice avec le soleil


 Bon, un panoramique qu'on voulait faire pour ma petite sœur (d'où le coucou) où je voulais qu'on voit le mouvement. Du coup certain sont aussi pas très net et les autres dans un flou artistique,lol.

 Des fleufleurs (wé, très cucu, mais bon le printemps ça me met en joie)

 Bon, techniquement, c'est pas moi qui ait pris cette photo puisque je suis sur la photo et que j'ai pas de trépied. Mais bon, j'ai montré comment cadrer, j'ai fait le réglage et tout. Du coup, officiellement c'est une photo de la petite sœur chérie.

Fiston avec petite sœur chérie toujours dans l'exercice du contre-jour en soleil rasant.

Puis bon, il y a aussi celle-là que je garde en réserve pour mettre la honte au fiston :

jeudi 8 mars 2012

Journée de la femme

Ce serait bête de ne rien dire aujourd'hui sur le sujet. J'ai pas le texte anti-feministe sous la main, pas de suite aujourd'hui donc. Je peux cependant bruler quelques étapes et vous révéler la fin de mon raisonnement: Après avoir cogité, fouillé, utilisé les méthodes que j'utilise traditionnellement en management de la qualité, je suis arrivé à la conclusion suivante : Le féminisme est une affaire individuelle. Nous ne pouvons pas changer les autres. La seule chose que nous pouvons changer, c'est nous même. Et la seule chose que je veux pour moi même c'est faire ce que je veux.

Être une vraie féministe, ce n'est pas défiler dans la rue, animer de longs débats, revendiquer encore et toujours. Je ne sais pas si je dois me définir en tant qu'anti-féministe en ce sens. Peut être que le mot adéquat serait égo-féministe. La féministe qui ne s’intéresse qu'à elle. Alors aujourd'hui je vais vous dire quels sont mes égo-actions pour mon égo-féminisme.

1) Je me suis mariée avec le meilleur partenaire qui soit. Celui qui a été père au foyer pendant 5 mois pendant que je finissais mon master en management. Comme dit Sheryl Sandberg, le choix de carrière le plus important, est celui du mari. (Cette fille est vraiment mon modèle... Alors vous allez dire que je suis bien orgueilleuse de vouloir ressembler à la cinquième femme la plus puissante du monde. J'ai pas de réponse)

2) J'aime mon corps et je m'interdis la lecture des magasines féminins qui me le font systématiquement détester. J'aime mes vergetures, mes seins de mère, ma cellulite, mes poils. Je ne les tolère pas, je les aime.

3) Je revendique pour moi même le goût pour ces choses mièvres que sont la littérature de midinette, la cuisine (super quiche power... Oui je sais, je suis la reine des nouilles comme dirait Emma), la couture, les arts manuels, la danse classique et contemporaine. Je suis une fille. Ça veut pas dire que j'aime forcément le rose, mais ça veut aussi dire que l'aimer n'est pas ridicule. La féminité n'est pas ridicule. Pourquoi passer du temps à jouer sur ma-bimbo, serait plus ridicule que passer du temps à jouer à Call of Duty ? Je me fous que ce soit un stéréotype.

4) Je revendique pour moi même que ma maternité est quelque chose de plus important que ma carrière. Mes deux master ne changeront rien.

5) Et enfin, je n'ai pas peur de lancer mon entreprise. (Par contre, arrêtez de me demander où j'en suis. Là je suis en plein déménagement, j'ai pas vraiment le temps de me taper 150 pages de législation européenne, stade auquel je suis pour le moment bloquée, donc c'est toujours work in progress).

Voilà, en gros mon égo féminisme aujourd'hui c'est : Je suis une fille poilue qui joue à Ma-bimbo, ne cherche pas d'emploi pour travailler à côté de mon fils et rêve de devenir le maître (pardons la maîtresse) du monde. Ouai, et je fais des cartons aussi.

Sinon, mais je ne voulais pas vous infliger ça:  Mon dernier texte de Potterfiction. Un One Shot dans le jargon. Seulement les volontaires hein... lire la suite quoi si vous avez envie de lire mon dernier trip, écrit à 22h dans un moment d'égarement.

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