vendredi 30 septembre 2011

projet 52 - Thème : à deux pas de chez vous

Le thème était l'occasion de sortir en famille. Du coup, je vous sert du portrait familiale. Il faisait beau, et j'ai décidé pour certains des clichés d'explorer la technique du contre jour qui fait briller les cheveux blonds du fiston (et qui me fait penser qu'un petit coup de ciseau ne ferait pas de mal à la dite tignasse). Bref, faible ISO (80 ou 100) et un temps de pause très très court. Ma participation est la première

(ISO 200, F/3.5, 1/800s)




dimanche 25 septembre 2011

projet 52 - Thème : Travail

Ça faisait longtemps, j'ai décidé de m'y remettre (et peut être même de rattraper mon retard, mais une chose à la fois).

Le thème de cette semaine était le travail. J'ai croisé un vieux monsieur qui peignait sa clôture, mais comme je suis timide, je n'ai pas osée lui demander d'être mon modèle. Mais en visitant l'exposition sur les immigré, j'ai trouvé que ce pantalon de travail était bien dans le thème.



ISO 800 (il faisait très sombre)
F/2.7
1/25 secondes
heureusement que vous l'avez en tout petit, parce que c'est bien bruité (plus on monte en ISO, plus il y a du bruit, mais là c'était vraiment trop sombre pour faire autrement)

vendredi 23 septembre 2011

La française vue par la Russie

Je ne suis plus en Russie, du coup j'ai vachement moins de trucs intéressants à vous raconter. Bref, je vous parle encore de la Russie alors que je suis sur le planché des vaches depuis un bon moment.

Alors pour aujourd'hui, petite illustration de la perception de notre beau pays par le biais d'un tube qui cartonne en Russie : "Provence" (se prononce Provannse)


Alors que pouvons nous voir au travers de ce clip ? La femme française est très stylée, elle boit du vin, conduit comme une quiche et surtout, surtout, la femme française est entourée d'hommes. Alors que dire sinon que c'est réellement l'image qu'ont les Russes de la fille française de base. Pour illustrer mes propos une blague sur le sujet :

Qu'appelle-t-on une femme seule en Russie ?
Une femme sans mari, sans enfants.
Qu'appelle-t-on une femme seule en Allemagne ?
Une femme mariée, sans amant.
Qu'appelle-t-on une femme seule en France ?
Une femme mariée, qui n'a qu'un seul amant.

La femme française est libérée, sûre d'elle et agressive dans sa cours, elle collectionne les amants. Ils ont dû être déçus avec moi forcément.

Sinon, petite précision, la sexy sexy fausse française du clip, est en réalité plutôt punk dans le reste de son œuvre (cheveux bleus, rasés par endroit, etc.) et les paroles du clip évoquent un voyage à Paris et du pinard (sans blague).

Un café chaleureux dans la rue avec des meubles en osier, Où on trouve du vin rouge de caves locales, grand château. Vous pouvez dire que ce n'est qu'un rêve idiot, (rien compris à cette phrase, intraduisible à mon niveau).
Demain, à 2h27 je serai à Paris Assise dans un avion en pensant au pilote qui était d'un village riche et classe Quelque part dans Paris, là bas un peu plus et en Provence (?!? gniii ?)
Horizon de Bordeaux, Bordeaux clairet dans un verre Je ne peux pas croire que tout est si proche, en fait.

jeudi 15 septembre 2011

histoire de bagnole

Je suis en France, youhou !!! Je savoure, je me surprends à penser "tiens, c'est marrant, l'écriteau est en français!" ou "cool, la vendeuse parle français" >_<
Mais j'ai aussi bredouillé un "izvinitié" quand j'ai bousculé une vieille dame. Mon "pardon" russe est mort avant d'avoir été fini d'être prononcé quand je me suis rendue compte que j'étais ridicule. Parenthèse fermée sur mon amour immodéré pour ce pays de merde que je comprends si bien. Je suis gauloise les amis. Revenons à nos moutons.

Mon tendre époux et moi discutions sur le parc automobile russe. La Russie c'est soit le 4x4 et son concours de celui qui a la plus grosse, soit la Lada qui tient encore par la peinture. Je lui révélais une information surprenante : En France, le possesseur moyen de 4x4 c'est... Une femme. Je lui demande si il a un avis du pourquoi. Il réfléchit et finit par dire : "C'est gros, c'est au dessus des autres voitures, du coup ça répond à un besoin de sécurité. Ça ne peut pas être pour l'esthétique, c'est vraiment laid."

Et bien non, le 4x4 ça sert de symbole ostensible de richesse et de réussite sociale... Particulièrement pour une femme qui veut autre chose qu'un bon gros diamant pour prouver qu'il y a de l'argent sur son compte en banque, quand elle gagne assez bien sa vie pour ne pas dépendre d'un homme. Je l'ai rassuré en lui disant que je préférais les grosses berlines aux jeep si il fallait montrer que j'avais plein de sioux (ce qui l'a pas rassuré du tout et qui m'a fait passer pour une grosse arriviste, vénale et cupide).

J'ai trouvé cet échange marrant, je suis sûre qu'il nous arrive également de nous fourrer le doigt dans l'oeil quand nous essayons de comprendre les motivations profondes de nos homologues masculins. J'aurais pu mettre ça dans la section "condition de la femme" de mon blog mais j'ai définitivement pas envie de mettre l'incompréhension entre les genres dans cette section. Ce serait affirmer que nous les femmes, nous comprenons toujours les hommes. Et c'est bien faux. Si c'était le cas, je n'aurais pas mis deux ans à comprendre que si mon mari aime faire les courses lui même c'est pour pouvoir me faire un cadeau qui se mange chaque semaine. Ça fait deux ans que je reçois des cadeaux chaque semaine sans m'en rendre compte. Deux ans que je lui dit que la liste détaillée de ce qu'il a acheté ne m'intéresse pas alors qu'il brandit un saucisson d'âne/fromage tchétchène/chocolat japonais/etc. fièrement.

Il n'y a pas que les hommes pour se montrer aveugles. Je vous ressort une photo de lada peterbourgeoise avec la berline racée de mes rêves de femme vénale.

mardi 6 septembre 2011

Des surnoms russes et de l'histoire familliale

Ici chaque prénom a un diminutif (qui est parfois plus long que l'original, mais passons). Ainsi Vladimir devient Vova, Dimitry devient Dima et Galina devient Gala. Les enfants sont systématiquement appelés par leur diminutif, et on s'adresse également souvent à ses amis grâce à ces surnoms standardisés. Voilà ce que j'ai appris en venant ici. Et c'est assez commun à toutes les cultures de l'Europe de l'est.


***


Ankiça est croate. Sa mère l'appelle affectueusement Aniça, comme tout le monde d'ailleurs. Alors qu'elle est adolescente elle part en Allemagne pour servir l'armée nazi dans des camps de travail. Son histoire est difficile à retracer. Elle est faite de morts, de misère, de viol, de sacrifice, d'abandon. Quoi qu'il en soit, elle finit par regagner la France, avec deux enfants qu'un prisonnier de guerre français lui aura fait. Ce français, elle l'épouse, il la bat, elle divorce. Misère à nouveau. Elle élève seule ses trois enfants d'une main de fer, travaillant d'arrachepied pour nourrir ce petit monde. Elle continue sa vie, se re marie. Elle vieillit, ses enfants se marient. Elle devient grand mère. Ses petits enfants se marient, elle devient arrière-grand-mère. Ses arrières petites filles se marient, elle est bisaïeule. Elle meurt une semaine avant la naissance de son deuxième arrière-arrière-petit fils. Toute sa vie elle a été cette femme forte qui s'est battue pour survivre et pour exister. Elle avait un caractère unique. Mais un peu enfantin. Il y avait un grain de folie qui brillait dans ses yeux quand peu avant de mourir elle disait que son rêve était de sortir danser nue sous la pluie.

Ankiça est morte en s'appelant Aniça. Personne ne lui a jamais donné son nom d'adulte alors elle est restée enfant, jusqu'à la fin.

Et moi j'ai toujours crue, que si le mot "Ankiça" était marqué sur la boîte au lettre de mon arrière grand mère, c'est parce que c'était un nom croates, et que ça s'écrivait ainsi mais qu'on ne devait certainement pas prononcer le K en croates. Il a fallu que je vienne en Russie pour comprendre que derrière ce nom, se cachait une enfance qu'on ne lui avait jamais permis de quitter. Parce qu'un nom a une force que l'on ignore, Aniça a vécu comme on l'a nommé.

jeudi 1 septembre 2011

De la politique de comptoir russe.


Vous l'aurez compris, à une semaine de mon départ de ce beau pays, je m'en suis voulue de ne pas vous avoir plus parlé géo-politique. Donc je m'en vais interviewer un local sur les prochaines présidentielles. Et puis je vous ai aussi photographié deux petites photos trognones que j'ai trouvé dans Métro... Alors le premier, Vova et non Boba pour ceux qui ont oublié qu'on est au pays des chapka, c'est Poutin quand il était petit (il était trop mignon, avouez). Vladimir donc, qui devient Vova si c'est un petit ou un proche. Et le deuxième, Dima, c'est le président actuel : Dmitri Medvedev, toujours quand il était petit.

Donc j'en reviens à mon interview, que je vous redonne texto.
-Tu voteras pour qui dans un an ?
-J'irai pas voter.
-Pourquoi ?
-Parce que ça ne sert à rien.
-Mais nonnnn, il faut pas dire ça (je fais mon occidental effarouchée là). Dis, tous les russes pensent comme toi ?
-Non, il y a des gens qui votent : les vieux et les jeune innocents (young and pure)

C'est alors que j'entends un gargouillement (comprendre du russe) d'un collègue qui nous entend discuter. Ivan le terrible a parlé. J'ai compris qu'il aimait pas Poutine. Je demande confirmation.
- Il ne votera pas Poutine ?
-Non.
-Alors il est jeune et innocent ?
-Oui.
-Bon sérieusement, le quel tu trouve le mieux entre les deux derniers présidents russes?
-Medvedev parle trop et a une tête d'abruti. Alors que Poutine ! Il est cool Poutine. Il a joué dans Harry Potter !

Alors là je me refais tous les épisodes, essayant de me souvenir du figurant qui m'aurait vaguement dit quelque chose. Quand même c'est la classe !

-Dans quel épisode ? (je suis naïve, je sais)
-Mais c'est Dobby bien sûr !

Bon plus sérieusement, il m'a dit que globalement les russes aimaient bien Poutine parce qu'il a fait des trucs très concret pour le pouvoir d'achat, comme par exemple empêcher le prix du gaz de monter alors que ça grimpait partout ailleurs dans le monde (comment ? Mais en demandant gentiment tout simplement). Mon interlocuteur avait aussi le sentiment que les élections étaient carrément truquée.  Et j'ai une fois de plus découvert le pouvoir débilisant de la presse française : l'histoire de Poutine qui joue Dobby c'est une grosse blague, clairement et rien d'autre. Par contre j'ai réussi à trouver des articles français prétendant que des avocats russes s'apprêtaient à porter plainte. Le journalisme continue de creuser en direction de la Chine dans mon estime.



Conclusion de cet entretiens : Je pense que Vova gagnera l'année prochaine et les journalistes français sont bêtes.

Par contre, sérieusement, j'ai trouvé que Poutine ressemblait trop à Tom Jedusor quand il était petit (Voldemort pour ceux qui ne sortent pas de leur grotte)... Sérieux, vous trouvez pas ?

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...