mardi 30 août 2011

Ce que m'a apporté "And they were not ashamed"

Je suis désolée, je vais m'arrêter pour le résumé du bouquin parce que sans le dit bouquin ça commence à être hardos. Par contre je vais faire le point sur ce que m'a apporté ce livre, à moi personnellement (et à ma vie sexuelle of course).


J'ai compris l'importance du clitoris.


J'ai fait un tas de bêtises avant de me marier, par contre la masturbation n'en faisait pas parti. Avec une éducation sexuelle défaillante de ce coté là, et pas de pratique de ma part, le clitoris était tout simplement le grand oublié de ma sexualité. ça explique certaines choses...


J'ai réussi à comprendre que le sexe était quelque chose de sacré


Je connaissais la théorie, mais dans la pratique j'étais choquée ou amusée (selon les périodes) de voir que le livre Cantique des Cantiques avait sa place dans la bible.
Je vous laisse lire Cantique des Cantiques 5:4,5

"Mon bien-aimé a passé sa main par une ouverture, et mes entrailles se sont émues pour lui. 5.5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains dégouttait la myrrhe, de mes doigts la myrrhe liquide sur la poignée du verrou."

Je vous laisse faire vos propres conclusions sur ce que cela décrit. Bref, j'ai pris conscience que la sexualité devait être quelque chose de sacré. Après mes années hors de l'église j'avais acquis une opinion où le sexe était réjouissant quand il était sale et dégradé. Dès que j'essayais d'adopter un comportement sain je trouvais le sexe répugnant.


J'ai compris que j'étais actrice de ma libido


J'étais dans une situation où je me lamentais sur le fait que j'avais rarement envie de sexe. Quand j'ai lu que l'excitation n'était pas le premier stade du rapport sexuel pour la femme, j'ai opté pour une autre attitude. Je devais CHOISIR. Je devais me préparer, décider de nous donner une chance d'avoir un rapport sexuel et être active plus que passive. ça s'est traduit en pratique par le fait que nous nous embrassons et nous enlaçons plus pendant la journée et par le fait que j'ai accepté que mon cerveau puisse avoir envie de sexe avant mon corps. Et bien sûre cela s'est également traduit par le fait que je suis devenue physiquement plus active pendant les préliminaires.


J'ai compris que mon mari ne pouvait pas deviner ce qui me ferait plaisir


Nous communiquons donc simplement beaucoup plus pendant nos rapports sexuels et même si la pudeur reste souvent un obstacle, nous nous efforçons de ne pas laisser de tabou s'installer.



Et les résultats dans tout ça ?


Pendant un premier mois j'ai lu ce livre et j'en ai parlé à mon mari qui écoutait d'une oreille attentive. Mon comportement a commencé à changer. Je vais parler chiffre : Au début de notre mariage nous avions une moyenne de un rapport sexuel par semaine. Il y avait beaucoup de refus de ma part, il y a eu quelques rejet assez violents même où je m'énervais presque me sentant lésée. Pourquoi lui jouissait et pas moi. Donc mon époux était frustré (mais très patient) et j'étais plutôt saturée et insatisfaite.
Pendant le premier mois qui a suivi ma prise de conscience nous avons vaillamment et joyeusement pratiqué assidument avec une moyenne de six rapports sexuels par semaine.
Un mois après, premier orgasme pour moi (je le savais que ça pouvait pas être aussi médiocre)
Nous sommes maintenant dans une phase de stabilisation avec trois, quatre rapports par semaine. Et devinez quoi... ça nous va très bien à tout les deux.

Bon, le nombre de rapport sexuel en moyenne par semaine ça peut paraitre un peu bizarre comme approche, mais que voulez vous. ça fait six mois que je pilote des projets qualité avec des statistiques. La moyenne hebdomadaire me semble donc une bonne valeur mesurable.

Voilà. Bilan très positif pour moi donc. Je me demande même si je vais pas commencer un projet collaboratif sur le sujet de l'éducation sexuelle avant le mariage avec d'autres mormons...

vendredi 26 août 2011

Chose promise chose due.

Je me suis demandée si il fallait que je me déguise en fille pour ces photos... Mais en fait non. D'abord ça me prendrait beaucoup de temps d'avoir une tête convenable aujourd'hui, ensuite j'ai un message très clair à faire passer qui ne correspond pas aux jupes, talons hauts et maquillage.

Il y a de toute façon toujours eu un certain ridicule à associer glamour et poils. C'est comme associer le corps d'un enfant avec une voix d'adulte, un virile bucheron avec des jupes à fleurs : ça ne va pas ensemble, c'est ça qui est comique. On ne peut pas accepter un code et en refuser un autre. On ne peut pas dire "mort au système" en y contribuant.

Je ne vous demande pas aujourd'hui de me trouver jolie. Je me trouve jolie, mon mari me trouve jolie (même si j'ai une tête de zombie aujourd'hui). ça me suffit. Je déclare aujourd'hui solennellement que j'en ai strictement rien à faire que vous me trouviez moche. J'ai accepté qu'en me soustrayant aux codes de la mode je ne sois plus attirante pour beaucoup de personnes. C'est mon acte revendicatif, mon engagement pour les poils. Je vous présente mes mollets tous poilus et mes aisselles velues. (Pour les mollets c'est de la triche, ma tante m'est tombée dessus il y a un peu plus de deux mois, avec de la cire... Bref si vous êtes choqués sachez qu'il y en a deux fois plus d'habitude).




Et j'ai oublié de rajouter : j'ai un vagin, je suis pas conséquent une fille. Je n'ai pas besoin d'avoir du rouge à lèvre pour me le rappeler. Je suis peut être moche, mais je suis une fille, quoi qu'en dise Biba (une fille c'est quelqu'un qui est toujours sexy si on les écoute) .
Je continuerai de mettre des collants opaques pour mettre une jupe à l'église, je continuerai à jouer avec les codes quand il le faut, mon but n'est pas de choquer les paroissiens, ou perdre toute crédibilité devant des orateurs, mais je vis ma vie.

lundi 22 août 2011

Les poils (suite)

Ceci n'est pas une parodie, mais une authentique affiche de publicité réalisée aux débuts de Pénélope Cruz. Après avoir parcouru un blog extra sur les poils (dont cette image est tirée), j'ai décidé de faire mon premier geste revendicatif...

Prochain article, je pose jambe nues sur la sorcière du logis

Au fait, ça n'a rien à voir mais depuis que j'ai parlé du clitoris sur mon blog, la fréquentation de celui-ci est passé à 3000 visites par mois. Google a même gentiment attiré mon attention sur le fait que si je mettais de la pub... je serai riche (non ils ont jamais dit ça) Bref. Bien sûr la plupart des visiteurs ne font que passer en disant "ha mince, c'est pas ce que je cherchais". Mais pour tous ceux qui passent en cherchant "la sorcière du logis" (c'est moi ça, non ?), je signale que j'ai débloqué les commentaires : tout le monde peut commenter, même ceux qui ont pas de compte google. Donc commentez vous dis-je, ça me fait toujours plus plaisir que de voir "3000 personnes ont visualisé cette page mais n'ont pas été motivées pour participer"

Donc je vais vous faire participer : Arrivez vous à trouver miss cruz sexy sur ce cliché ou non ?
Moi personnellement il m' a fallu m'y prendre à deux fois. Je revendique peut être, mais je suis encore formatée.

jeudi 18 août 2011

L'aphrodisiaque le plus puissant est...

...le tablier, l'aspirateur et l'éponge qui gratte.

Comme nous l'avons vu dans le chapitre sur la différence entre la sexualité féminine et masculine, les femmes ont besoin de se sentir aimées pour avoir envie de relations sexuelles. Je vais donc relater un passage du livre "and they were not ashamed" qui m'a bien fait rire.

Ce qu'affirme Laura Brotherson, c'est que la femme doit avoir été choyée toute la semaine pour se sentir attirée par son conjoint, et qu'elle doit être en forme et sans préoccupations qui encombrent son esprit pour se laisser aller. Or qu'est ce qui est plus harassée et préoccupée qu'une mère qui a passé sa journée à récurer la maison, s'occuper de ses enfants et vit dans une maison en bazar malgré tout ? Le conseil de Laura est simple: Maris, aidez vos épouses dans leurs tâches ménagères, c'est le meilleur des aphrodisiaques. De ce coté je ne vous parlerai pas de mon couple : nous travaillons tous les deux et je dois avouer que mon mari fait bien plus pour l'intérieur que moi la plupart du temps. Mais cette affirmation de Laura (c'est une intime maintenant, je l'appelle Laura) m'a rappelé une discussion avec ma mère. Elle s'était disputée avec mon père à propos des relations intimes, et celui-ci lui demandait ce qu'il pourrait faire pour que leur intimité aille mieux. Elle lui avait répondu que quand son mari s'occupait des enfants et faisait le ménage, elle le trouvait très séduisant. Après avoir affirmé qu'elle se fichait de lui, il avait quand même essayé. Et bien papa, si tu passes un jour par là, sache que maman ne se fichait pas de toi, et qu'elle est pas la seule à trouver son mari terriblement sexy quand il est armé d'un chiffon et de pchit vitre.

lundi 8 août 2011

Accoucher en Russie

Pour me démontrer le coté barbare de la médecine russe, un expat français m'avait parlé des baffes de motivation, ces grandes baignes qu'on administre aux femme en travail trop fainéantes. Je profitais donc d'une balade avec une jeune mère russe pour en avoir le coeur net. La baffe, légende urbaine ou réalité hospitalière. J'en ai eu pour mon argent. Dialogue digne d'un "rencontre du troisième type".
-J'ai une question Natacha, on m'a dit un truc, mais j'arrive pas à croire que c'est vrai. Est ce qu'on frappe les femmes qui accouchent à l'hopital.
La Natacha prend un air rassurant et annonce.
-Non, t'inquiète pas, c'est seulement pendant l'accouchement, on ne t'accueille pas en disant "Bonjour madame machin" bam bam, dit-elle en mimant un tabassage en règle.

Me voilà donc franchement rassuré : on ne frappe que pendant l'expulsion. Ouf, j'avais eu peur que ce soient des monstres. Elle continue, toujours pour me rassurer.

-Tu sais pendant l'accouchement, les femmes ne savent pas quoi faire, elles sont perdues, et des fois on a pas le choix. Alors tu préfère quoi ? Un enfant en bonne santé ? Ou un enfant malade ?

Ben oui, là mon choix est tout de suite fait : je veux me faire tabasser. D'autant que je suis tout à fait d'accord avec toi : l'accouchement ça rend débile. La femme ne sait pas quoi faire.

-Les médecins connaissent leur métier. Des fois, il y a même des femmes... qui refusent de pousser. Tu imagines ?

Oh oui, j'imagine, les vilaines (là je hochais la tête condamnant ces inconscientes qui mettaient la vie de leur enfant en péril rien que pour le plaisir).

-Bon, alors quand c'est comme ça, ou quand il y a plus de temps, bien ils mettent des baffes, tu vois pour les motiver un peu.
-Et toi natacha, ils tu as bien poussé ou ils ont été obligé de te motiver ? Demandais-je en regardant la petite fille de un mois qui dormait paisiblement dans sa poussette.
-Oh non, moi j'ai payé pour l'opération. C'était mieux.

Tu m'en dira tant. A ce moment, l'autre expat qui ne m'avait pas crue et qui parlait de projet bébé commence à manifester son désir de pas accoucher ici en cas de concrétisation. Je lui dit de ne pas s'inquiéter, qu'elle se défendra avec ses poings et que son mari sera là pour la défendre si elle est trop faible. Je rigolais bien parce que le dialogue était ubuesque. Mais ce n'était pas fini. A l'évocation du mari, notre gentille Natacha s'exclame :

-Parce qu'il était avec toi ton mari ? Mais quelle horreur ! Ca ne sert à rien en plus, qu'est ce qu'il peut faire ? Je préfère être avec une amie à la limite.
-Donc les mari ne peuvent pas être là ?
-Si, si tu paye il peut rester pendant le travail, et si tu paye encore plus pour une chambre individuelle, il peut être la pour l'accouchement. Mais bon franchement... Et puis moi j'ai payé pour l'opération. Non, mais par contre, ils font un truc, ça c'est vraiment pas normal : comme ils m'avaient opérée, j'ai pas eu le droit de manger pendant cinq jours. J'avais faim ! Et avec le lait qui arrivait j'avais encore plus faim !

Merci Natacha, tu viens de sauver une expat de son désir d'accoucher en Russie. Moi j'avais déjà vaguement compris qu'en Russie il valait mieux être riche et en bonne santé, et si possible pas enceinte. Le bon coté, c'est qu'avec le taux de natalité qu'ils ont, les russes ne vivent pas deux fois ce genre d'expérience.

jeudi 4 août 2011

Plongé dans l'univers de la fanfic harry potteresque

ça n'a rien à voir avec la Russie, ni encore avec le sexe, et encore moins avec Zermati, mais je ne pouvais pas passer à coté de ce tournant kikoulol que ma vie a pris depuis une semaine.
Fanart de Hito

Tout à commencé il y a trois ans quand j'ai commencé à écrire un roman. Je vous passe les phases d'abandon, de réécriture, de déprime etc. ça fait trois ans que ça dure et rien n'est fini. Et surtout il y a ce problème majeur : l'intrigue est déjà créée, je ne veux pas en changer, mais il y a une part non négligeable que je n'arrive pas à rédiger. Dans cette histoire que je voulais à la fois politique, dramatique, magique, technophile et proustienne, doté d'une héroïne à tendance moche et tyrannique qui a confondu la piété et l'hypocrisie (vais-je me casser la figure ?) il y a une histoire d'amour. Et cette histoire d'amour qui est le centre névralgique de toute la trame, et bien c'est pas compliqué, je n'arrive pas à l'écrire. J'ai tourné dans ma tête mes sept histoires d'amour à moi (toute plus foireuse les unes que les autres) et je me suis rendue compte qu'à 23 ans, mariée, folle d'amour pour mon beau binoclard, je ne comprends rien à ce qui fait un bon Stephanie Meyer (pourtant on est toutes les deux mormones, mais apparemment ça suffit pas).

Bref, j'étais là, l'âme en peine, et je tombe par hasard sur un site dédié à Harry Potter, fiction que j'aime énormément. Vous allez croire que je ne lis que de la littérature pour ado, détrompez vous, j'ai lu aussi du Sartre, du Chateaubriant et du Zola quand j'ai eu fini de lire tous les JeBouquine du CDI. Mais je m'égare. (Et j'ai lu aussi du Proust et contre toute attente j'ai aimé, je vous ai dit que j'aimais Proust ?)
Donc je découvre une section entièrement dédiée aux fanfics.


Alors la fanfic, c'est quoi ? C'est une fiction se basant sur l'univers et/ou les personnages d'une œuvre romanesque, là bas en l'occurrence c'était sur l'univers de Potter. J'en lis une, deux, trois en les choisissant parmi les plus populaires du site. Et tout d'un coup je me dis que je tiens la solution à mon problème, je vais m'entrainer à écrire sur l'amûûûre, en prenant un sujet ultra simple. Devinez quel est le couple qui fait le plus fantasmer les apprentis écrivaillons de fanfic potteriennes ? C'est Hermionne Granger et Drago Malefoy. Voilà, j'ai commencé à écrire mon histoire d'amour à l'eau de rose en exploitant toutes mes pauses, le trajet en bus, le soir, le matin. Et c'est pire que la lecture. Je ne peux plus m'arrêter. Passons l'excitation d'avoir une dizaine de commentaires en quelques épisodes, qui hurlent comme des ados prépubères "ton histoire est trop bien, viiiite la suite". Je vous parlais de mon égo la dernière fois. Il est toujours en cure donc.


On va passer au truc marrant maintenant. C'est qu'après m'être moi-même mise à publier compulsivement pour un lectorat aussi débile que moi, j'ai parcouru au hasard des classements d'autres fanfics. Et bien, je vous livre l'histoire écrite par une centaine d'adolescentes encore plus handicapées en orthographe que moi.


Alors voilà, Hermione est en 7e année, et elle est préfet. Et stupeur, elle découvre que Drago l'est aussi.
"Oh non par la barbe de Merlin, je vais devoir me le coltiner"
S'en suit trois pages de dialogue où ils s'insultent. En mauvais français. Voire avec des gros mots (et même pas un frais "sale scrout à pétard", mais des beaux s*****, c****, etc.).
Nous découvrons au détour de ces dialogues aussi piquants que de la mayonnaise périmée, que Drago est un beau gosse qui tombe toutes les filles, et qui en profite comme il se doit (le fourbe), et que Hermione a pris trois tailles de soutien gorge cet été et que sa magnifique chevelure indomptable est désormais canon. Avant elle était indomptable-serpillière, maintenant elle est indomptable-ouh la coquine.
Chapitre suivant...
Hermione découvre qu'elle est toute émue de le voir torse poil dans la salle de bain commune des préfets (rappelez vous la salle de bain où Harry doit aller se baigner tout nu avec l'oeuf pour la coupe de feu). Drago lui est troublé d'avoir des sentiments pour cette sang de bourbe.
Entre temps Ron est mort, et on découvre que Hermione est l'enfant cachée d'un sorcier de bonne famille (noble) qui a fauté et l'a donc confiée à ces ringards de Granger pour ne pas faire de scandale. En fait Hermione s'appelle Hermione, Domitille, Bérénice, De Lacourtefranche Papillote de Marsouin, troisième du nom.


Voilaaaaa.


Alors je m'interroge sur l'intérêt. D'un coté ça apprend à des collégiennes analphabètes à écrire, de l'autre ça leur fait salement idéaliser l'amour. Et puis ça pique les yeux. Je sais que je suis un monstre de participe passé au lieu de l'infinitif, et que j'ai régulièrement très honte quand je relis quelque chose que j'ai posté après pourtant quelques relectures. Mais il y a des limites à ne pas franchir. Notamment quand on se rend compte qu'à force d'avoir lu des "faiblissure" et "il discutit" pendant une heure on commence à se poser des questions indécentes. (Genre : on dit remplite ou remplise ? ça c'est une des miennes, mais j'avais une excuse, j'étais petite, j'avais 18 ans).
Mais quand on se rend compte que la catégorie qui est la plus lue et la plus rédigée est la catégorie slash/lemon, on déchante. Slash c'est pour les fanfics mettant en scène des relations homosexuelles, et lemon, c'est mettant en scène du sexe explicite.
Les auteurs sont majoritairement des filles (même pour les version gay qui concerne des relations entre homme la plupart du temps), de préférence ayant moins de quatorze ans. Alors là je vais me confesser, j'en ai lue une, le scénario étant un peu plus élaboré que "hermione bombe préfet", et la scène osée anecdotique (non, mais je me donne des excuses, j'aurais pas du lire c'est tout). Et là je découvre une relation sexuelle entre adolescents qui a autant de rapport avec une première fois que Nemo avec Saw 6. C'est même pas idéalisé, c'est juste pas un rapport sexuel. Enfin ça n'existe pas. Sauf si vous me trouvez une espèce de mammifère dont le coït dure cinq minutes au cours duquel le mâle et la femelle ont un orgasme en fermant les yeux. J'ai eu mal pour cette fille qui allait salement déchanter le jour venu. Un bon gros syndrome de la petite fille en vu. Ou alors je me fais du souci pour rien, il me semble avoir eu vaguement la même vision de la sexualité étant adolescente. Ouf tout va bien. J'ai juste eu le sentiment d'avoir trouvé la pornographie féminine. Et un site où bouillonnait les hormones de milliers d'adolescentes.


La fanfic de base c'est donc ça : des fautes d'orthographes dopées aux hormones. Je vis un grand moment de création artistique.

Comme toute écrivain médiocre j'ai mes titres que j'écoute en boucle. Celui-ci a désormais une puissance érotique à l'épreuve des balles. Si je l'écoute je pense soi à Drago et Hermione, soi à mon mari.

mardi 2 août 2011

Je suis une icône de non style

Quand tout le monde autour de vous parle une langue que vous tentez désespérément d'apprendre sans y parvenir, il y a un moment où vous renoncer à toute forme de communication. Plus de contact visuel, plus de Bonjour, plus rien. Vous vous transformez en immigré non intégré. Je suis donc dans cet état de mutisme 12h par jour depuis quatre mois. J'ai un unique interlocuteur : Anton. Mon ami/collègue/qu'il m'énerve/qu'il est sympa, heureusement qu'il est là. (Merci Anton, grâce à toi je connais "pédobear" et "Bejelewed 3"...)
Donc depuis quatre mois je pensais être devenue complètement transparente. Déjà quand je m'adressais à mes collègues directes en russe, même correcte, ils ne comprenaient rien à ce que je racontais, et on était quitte parce que je répétais inlassablement "ia ni panimaiou" (= Niéééé ?!?)  à chacune de leurs tentatives. Et dans la foule des quelques centaines d'employés de notre client, je pensais bien que la petite silhouette ringarde qui fait répéter trois fois le prix avant de sortir sa monnaie à la cantine, passait complètement inaperçu. Dans un tel état de non-existence on fait parfois des trucs très cons, comme se teindre les cheveux en bleus. Parce que voyez vous j'ai toujours aspiré à être regardée. C'est maladif chez moi. Je rentrais doucement mais surement dans une sorte de dépression du "mais qu'est ce que je fiche là ?" quand je me suis aperçu que loin d'être complètement transparente, j'étais devenue une sorte d'icône de mode dans l'entreprise.

Je vais vous expliquer. Il faut pour cela vous faire le détail de ma garde robe. Rassurez ça va pas être long. J'ai un pantalon, trois tee-shirt et un pull (et trois robes pour le dimanche !) et une unique paire de basket (plus une paire de chaussure de biiiiitch, toujours pour le dimanche). C'est là faute à "on part sans bagage en soute, ça coute moins cher".
Un midi, j'ai regardé autour de moi en mangeant mon ratchapouri (miam miam, un truc dont il faudra que je vous donne la recette), quand je me suis aperçu que quelque chose devenait singulièrement bizarre ici. Des petits clones mangeaient ça et là. Allez m'expliquer pourquoi quand je suis arrivée et qu'il faisait 0°C, les filles étaient en mini-jupe-talon-aiguille, et maintenant qu'il fait 35°C à l'ombre, elles sont en pantalon tee shirt avec manche et baskettes ? Quelqu'un y voit une évolution logique ?
Allez dites-moi que je me fais des idées qu'on rigole. Les jeans ? bleu foncé et serré aux chevilles, comme le mien. Les tee-shirt ? noir unis, ou avec un imprimé style vie de tous les jours, comme les deux miens (le troisième elles le trouveront nul par, il est vraiment trop ringard), et les baskettes : assez funky, comme les miennes qui ont une paire d'oeil sur la languette.
Et puis il y a les gilets aussi. On est en été, et elles ont toutes trouvé un petit truc en fine maille, gris et près du corps comme mon petit gilet dans lequel je me pelais les miches.

J'étais en train d'halluciner en prenant conscience que j'étais une oligarque modesque, quand une fille est passé à coté de moi, une main négligeaient mise dans sa poche de jean arrière. Ce geste, j'ai arrêté de le faire quand je me suis aperçue qu'ici on regardait bizarrement une fille qui avait les mains posées sur les fesses.

Achevée...

Bon, je ne dis pas que toutes les filles ont jeté leur sexy-sexy tenue de secrétaire/cadre supérieur russe. Mais le vendredi, jour du jean dans la boîte, les filles s'y mettent aussi. Avant elles mettaient des chaussure plates, pendant que leurs homologues masculins lâchaient le costume. Maintenant elles mettent franchement un pantalon (bon, le miens, mais c'est pas grave). Et je suis pas peu fière de les avoir rendues pudiques (et ringarde ?) un jour par semaine, et parfois même le reste de la semaine.

C'est du pure racisme. Quand on est française en Russie on est forcément très intelligente et très stylée (Je bénéficie aussi d'une forte aura tout aussi injustifiée de science infuse, mais ça c'est une autre histoire...). Cette histoire a mis un peu de baume à mon égo solitaire. J'ai même fait un passage chez le coiffeur pour qu'il m'enlève ces trois mèche bleus qui avaient viré au gris. Et puis j'ai recommencé à dire "zdrazvouitié" à qui croise ma route.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...