vendredi 29 avril 2011

projet 52 - Thème : Loin

Bon aujourd'hui je dois me décider pour une photo qui illustre le projet 52, le thème de la semaine étant "Loin". C'est dur, j'ai vu plein de participation, ça tourne souvent autour du thème graphique de la perspective. Alors forcément j'en avais fait une très perspective

Je tiens à préciser que cette photo est prise en plein St Petersbourg, que les urbanistes qui viennent de faire une attaque lève leur bras gauche tout engourdi...


Ensuite il y a cette photo coup de cœur,  que j'ai prise en panique, juste avant que mon feu passe au vert, tellement je trouvait ça beau et je ne voulais pas le rater. Loin, au dessus du quotidien, cette poignée de ballon, perdu dans ce dédale de câbles électrique. Loin en Russie aussi.
 Pour les circonstances de la prise il faut savoir qu'ici, la ville n'est pas amie des piéton. On te tolère monsieur piéton, on te fait même un passage clouté, un feu. Attention, tu es prêt. Le feu passe au vert pour toi. Si t'es valide et jeune, tu arriveras peut être à traverser avant qu'il repasse au rouge. Niark niark.


Et enfin la photo "ici, dans les lointaines seps du nord, dans le cercle polaire..." Voilà, ça c'est ce que je vois depuis mon bureau.

Choix cornélien. Le quel illustrera Loin ?
Finalement ce sera la deuxième

Un jour, une image

 ça c'est ma réponse à "St Petersbourg, mais c'est trop beau comme ville !" Hum, oui, très.

Ce que j'aime dans cette ville c'est le contraste permanent, je vous en avait déjà parlé. Pour le moment je m'étais cantonnée au centre chic et riche. Là on est toujours dans la ville, sur une grosse artère même. Mais on est sortie de la Nevski Prospeckt. Même nos HLM ne sont pas comme ça, avouez. Tous les jours que je passe ici me rappellent que je suis une privilégiée parmi les privilégiés. Et cette image, ce n'est rien par rapport aux petites maisons penchées en bois, taule ondulée et plastique, que je croise tous les jours en allant au travail.
Tu es SMICAR ? Ou pire, RMIste (pardons RSAiste), tu te dis que la vie est moche quand même pour les gens comme toi qui sont pauvres. Ici ton RMI c'est deux fois le smic. Avec un cout de la vie quasiment identique. Autant te dire que la famille ici, ça signifie vraiment quelque chose.

Mais il y a des choses très belles, beaucoup d'art et de culture, et la Russie a le taux d'alphabétisation le plus élevé du monde. Je ne voudrais pas qu'on s'apitoie sur son sort avec ce cliché, juste rappeler qu'on nous donne beaucoup, et qu'on se plain beaucoup.

jeudi 28 avril 2011

Un jour, une image

C'est le printemps à St Petersbourg. Il y a quelques jours je vous disais qu'on avait bien froid. Si il y a quelque chose qui est rapide et surprenant ici, c'est le printemps. Il arrive d'un coup. Et ce jour là, les peterbourgeois s'empressent de ratiboiser tout arbre qui croise sa route pour avoir un bout de printemps dans son salon. La nounou de Seth nous a donc ramener une branche avec quelques bourgeons. Aujourd'hui il faisait assez chaud pour que je sois en tee shirt dehors. Bref, pas de doute, l'hiver est fini.

mardi 26 avril 2011

Depression Post Partum

 Illustration d'Hellen Marsh pour "gérer la depression postnatale : le point de vue de l'évangile"


Lorsque le tribouillours est née, j'ai eu des premiers mois assez compliqués. Pour commencer j'ai eu une infection. Cette infection, j'ai mis du temps à accepter de la reconnaitre. Je m'obstinais à penser qu'il était normal que je sois fatiguée après un accouchement. Mais le temps passait, et je n'avais plus la force de porter mon enfant. Je me rappelle qu'à la fin, je ne pouvais même plus le soulever pour l'allaiter. Quand j'ai enfin consulté un médecin (et qu'il a enfin trouvé le bon diagnostique), j'ai été hospitalisée d'urgence.
Une fois guérie, j'ai découvert qu'on pouvait éprouver de la joie dans des gestes quotidien comme changer une couche (sisi), donner un bain.
Là est arrivé la deuxième épreuve. ça a commencé doucement. Tout d'un coup, une angoisse me prenait, puis repartait comme elle était venue. C'était la sensation physique que vous auriez si on vous apprenait le décès de la personne que vous aimez. Sauf que ça arrivait quand je marchais dans la rue, ou que je mangeais un yahourt. C'est là que j'ai compris que cette sensation était purement physique. Je faisais bien la différence entre mes sentiments et mes sensations.
Puis les angoisses ont commencé à se multiplier, à durer plus longtemps. Il a été de plus en plus dur de faire la différence entre ces signaux que mon corps m'envoyaient, et les émotions que j'avais. A cette époque de ma vie j'ai appris une grande leçon : La dépression est une maladie. Aucune volonté ne peut la faire partir. Il ne suffit pas de se changer les idées. J'ai eu de la chance, l'évolution a été tellement stupéfiante que j'ai compris qu'il fallait que j'en parle à ma sage femme. J'ai eu encore plus de chance : peu de temps avant j'avais étudié et même donné en leçon à la société de secours l'excellent article "Gérer la dépression postnatale : point de vue de l'évangile" dans le Liahona d'aout 2009. Mon mari avait également lu cet article, c'est pourquoi il guettait les symptômes depuis bien longtemps.


Je vous cite une partie qui parle de ce que le mari peut faire pour aider sa femme dans ces moments :



• Prendre en main les tâches ménagères et le soin des
autres enfants.
• Limiter le nombre de visiteurs afin de créer une
atmosphère paisible. (Cependant, pour certaines
femmes, recevoir des visites peut aider à atténuer
les symptômes de la dépression).
• Aider la mère à se reposer suffisamment, à se
nourrir convenablement et à faire de l’exercice.
• Aider à prendre soin du nouveau-né.
• S’informer concernant la dépression postnatale.
• Donner des bénédictions de prêtrise si besoin est.
• Être présent – écouter, manifester de la sollicitude et
simplement être avec elle. En la prenant dans ses bras,
une conversation réconfortante peut se résumer à une
seule phrase : « Cela doit être très difficile pour toi ».
• Encourager la jeune mère à se faire aider par un
psychothérapeute si nécessaire.

 Mon premier pas a donc été d'en parler à ma sage femme. Qui a su m'orienter et m'aider. Je chérie cette expérience qui m'a sortie de mon aveuglement : la personne dépressive est malade au même titre que la personne cancéreuse. Elle n'est pas faible, elle ne manque pas juste de foi, elle est juste malade. Je vous invite à lire cet article, que vous soyez mère ou pas. Vous serez peut être un jour dans ce cas, ou croiserez la route de quelqu'un qui traverse cette épreuve sans aide. Et si la religion n'est pas votre tasse de thé, internet regorge de documentation. Informez vous. Si vous êtes préparé, vous de craindrez pas.

La Russie nuit gravement à votre féminité

Les femmes russes sont réputée pour être sexy... Alors que devient une sorcière du logis moustachue, contre l'épilation au pays des bombes ? Et bien elle déprime sec.

Donc pour commencer, oui, les filles russes sont canons. J'ai fait l'expérience dans le métro en comptant le nombre de canon (= qui pourrait apparaitre dans VOGUE), des mignonnes, des banales et des moches. Oui j'ai honte, j'ai vraiment passé la minute de remontée de l'escalator en pensant "moche", "mignonne", "TRÈS mignonne". Et bien le verdict c'est que j'ai croisé en une minute quatre top model, vingt six mignonnes, trois banales et six moches...
ça c'est du scientifique, merci la sorcière !
Plus sérieusement, j'ai bien cru que j'allais détester les russes, garçons comme filles. Les garçons parce que malgré leur galanterie, ils sont globalement assez rustres avec leur moitié : passer un week end à picoler à la Datcha avec le beau père sans s'occuper de sa femme, c'est normal. Ou encore le commentaire de ce collègue BAC+2, qui dit qu'il sait pas cuisiner, que c'est bien sur sa copine qui cuisine, et qu'il adore son nouvel aménagement du salon, qui permet de prendre une bière sans se lever pendant que sa copine fait le ménage... ça copine est médecin. Atterrant. Comme on dit au bureau "face palm".

Et les filles, et bien parce qu'elle sont jolies. Non, en fait parce qu'elles sont toutes en mini jupe et talon de 10cm. Hein, pas 9cm, pas 8cm non plus, se serait pas assez instable ! Être jolie, on pardonne, habillée comme une fille qui doute de sa valeur personnel, ben on l'a toute fait (non ?), mais faire tout ça pour quoi ? Pour eux, la, les mecs russes ? ça ça mérite la pendaison.

Donc aujourd'hui je réalisais que TOUTES les filles autour de moi à la cantine étaient en jupe (version jupe secrétaire, fendue mi-cuisse, ça rigole pas les secrétaires ici). Je demande innocemment à Anton (le BAC+2 biérophile) pourquoi toutes les filles sont en jupe. Il me répond qu'il en sait rien, me demande si les françaises ne mettent pas de jupe, et conclue, argument d'autorité qui tombe comme un obus sur ma tête de fille pas épilée, moustachue, et EN PANTALON (!) "je sais pas moi, c'est bien les jupes, j'aime bien les jupes, c'est féminin"... Avant de rajouter "j'aime les jupes, mais je n'en mets pas, hein !"

Voilà, je suis moustachue, pas jolie... Et pas féminine. C'est la jupe qui l'a dit.

Je vous dis bonne nuit, je vais me suicider avec le VOGUE que j'ai trouvé dans les commodes de l'appartement.


PS. Il y a vraiment un VOGUE dans ma commode
PPS. C'est pas moi qui l'ai acheté, et l'ayant désormais lu, je peux vous dire que j'en acheterai JAMAIS de la vie.
PPPS. Ils délirent pas les psy, ce genre de magazine c'est vraiment le naufrage de l'estime de soi. On a une sorte de bonheur en boîte dedans, qui dit qu'être beau c'est être heureux, alors on a envie d'avoir un petit bout de ce bonheur aussi, on se regarde dans la glace, et fatalement, après cette cure de grands gens, beaux, maquillés, photoshopés, bon et naturellement canon, ben on a plus qu'à se flinguer.


Votre sorcière, reporter au pays des églises en bonbon. (Saint Sauveur sur le sang versé... Un nom pareil, ça s'invente pas)

vendredi 22 avril 2011

projet 52 - Thème : eau... Finalement je change d'avis


J'ai encore les cheveux tout mouillés de mon expérience... Mes verres remplis d'eau ne m'inspiraient pas plus que ça. Je me suis dit flûte, la semaine n'est pas fini, fais une photo qui te plaira. Et j'ai pensé à l' Ophélia de Rimbaud (et de Shakespeare accessoirement). Je ne vous cache pas qu'Ophélie est morte, noyée. Rimbaud avait le chic pour nous sortir des rimes sur quelques atrocités. Mais les vers sont beaux, je me les suis répétés pendant toute mon adolescence.

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir
Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.
Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
Un chant mystérieux tombe des astres d'or
Arthur Rimbaud

samedi 16 avril 2011

projet 52 - Thème : eau

Bon, j'ai de plus en plus l'impression que je fais des photos pourries ou juste sans intérêt juste pour coller au thème. Alors pour celui là j'hésite vraiment. Je vais avoir besoin de votre aide. Alors les trois premières vont être vues vues et revues (hein, avec le thème de l'eau, des gens qui vont photographier de l'eau plus ou moins au repos dans un verre va y en avoir). Et pour les deux autres... je sais pas, je  les sens pas :(






ça c'est la fameuse église guimauve de St Petersbourg, vous savez avec les oignons en or massifs et les chantilly bleu et vertes. Vous saviez pas qu'elle avait les pieds dans l'eau, hein !

vendredi 15 avril 2011

projet 52 - Thème : croissance

ISO 80
f/8
15 s

Pour être tout à fait honnête, oui j'ai envisagé d'utiliser mon tribouillours pour coller au thème. L'idée c'était de faire un portait de lui en train de se faire mesurer contre un mur. Sauf que la séance a été vraiment nase : ça vous dit un bébé qui pleure, flou, qui se débat parce qu'il veut pas rester contre le mur, mais aller jouer avec le bout de papier qu'il vient d'apercevoir ?
alors finalement j'ai demandé au mari de bien vouloir faire la croissance devant un objectif ouvert pendant 15 secondes. Puis j'ai essayé. Bref voilà le résultat. Première expérience du temps de pause long...

dimanche 10 avril 2011

projet 52 - Thème : Contraste

Comme je le disais précédemment, St P. c'est la ville des contrastes. Richesse/Pauvreté, Tradition/Modernité, Beauté/Laideur. On le vois partout.

Donc je vous mets plusieurs clichés, ma participation étant la première.


Contraste entre tradition et modernité
Entre richesse et pauvreté
entre décrépitude et magnificence
Entre ringard et dernier cris

samedi 9 avril 2011

This is Russia

Ici les cornichons ont la taille des carottes et sont tous mous, l'égouttoir pour la vaisselle est dans un placard, et on pourrait faire passer une pastèque dans les gouttières.



vendredi 1 avril 2011

St petersbourg

La première chose différente que j'ai noté à St Petersbourg, ce sont les voitures. Elles sont sales de la roue au rétroviseur, parfois jusqu'au sommet. Une couche de poussière noire qui recouvre quasiment toutes les voitures. Et pas seulement les voitures les plus modestes. Les énormes 4x4 rutilants et les belles voitures aussi. Il y a une sorte de paradoxe dans cette ville, un paradoxe qu'on observe encore mieux quand on est au centre ville. En attendant de trouver un appartement, l'entreprise nous a logé à l’hôtel. Autant le dire tout de suite, c'est le grand luxe. Un appartement cosy et sympa, le temps de trouver le logement définitif. Quand nous sommes arrivés, je me suis dis que je demandais certainement beaucoup en voulant vivre avec les standards français : eau, électricité, chauffage et pas trop de cafard. Nous sommes donc parti avec la personne que l'entreprise nous avait envoyée pour visiter leur sélection d'appartement. Nous arrivons dans une grande rue passante, gros bâtiments, une flaque de 30 cm de profondeur juste devant la porte, impossible de rentrer autrement qu'en longeant le mur et en enjambant cette ornière. La dame ouvre la porte, on dirait l'intérieur d'un immeuble du vieux Toulouse en très glauque. Des peintures qui tombent en lambeaux, des tuyaux qui courent sur les mur au hasard, une lumière incertaine, nous montons au premier étage. Porte immense avec double fond. Et là... Je tire une tronche, je me sens super mal : 6m sous plafond, du parquet bois massif, du mobilier d'antiquaire. C'est pas compliqué, j'avais l'impression d'être dans un de ces châteaux de Blois où on a reconstitué le cabinet privée de monsieur le duc. Une cuisine immense, tout équipée, salon, salle de bain neuve, chambre de 25m². Je me dis qu'il doit y avoir une erreur, ça c'est l'entrée, où est la chambre où nous vivrons ? Mon mari demande en Russe. Non, il n'y a pas d'erreur. La dame inquiète demande si ça nous plaît. Mon mari répond que c'est fantastique, nous allons voir le deuxième appartement. Nous rentrons sous un porche, encore sonné de ce qu'on vient de nous présenter. Une allée entourée de deux rangées d'immeubles. Des tas de planche jonchent le sol près des murs. Nous remarquons des colonnes en métal accrochés au mur au dessus des entrées. On dirait un bricolage qui va du premier étage au dernier. Un tube de planche « scotché » avec de la tôle sur le bâtiments existants. Nous rentrons, on nous fait alors rentré dans un placard. Ces tubes sont donc des ascenseurs. On nous conduit devant une grande porte en métal, peinte avec une peinture nacrée, les grandes traînées brunes qui scintillent font penser à du bois. La porte s'ouvre. Et là je ne pourrais même pas vous dire à quoi ça me fait penser, parce que je n'ai jamais vu ça de ma vie. On aurait dit qu'un artiste fou avait réalisé l’œuvre de sa vie dans cet appartement. Les murs sont sculptés, recouverts d'un crépis et d'une peinture nacrée qui scintille dans les tons bleu vert. Dans la salle à manger, une fille et son parapluie sont sculptés en bas relief, le luminaire incrusté diffuse sa lumière sous le parapluie, où -détail frappant- le mur est exceptionnellement pas enduit de crépis, mais quand même nacré. Dans le couloir, un tableau de deux mètres sur un mètre, entièrement incrusté dans le mur, représente des fées (j'avoue que je ne me rappelle plus tant cet appart était saturant), et ressort sur dix bon centimètres. La chambre doit faire dans les 50m², et possède un écran plat monstrueusement grand. Pour mon mari, le truc final, qui l'a achevé, c'est les lumières qui changent de couleur dans la baignoire géante. Une petite note aussi pour le faux feu de cheminé. Une fausse cheminée bien sure, dans le même style que le reste, avec un petit écran où crépite un feu. C'est un sortant que mon mari m'a dit « le feu ? Aucun danger pour notre fils, j'ai regardé, il est faux ! »

On nous dira peut être que nous avons été bêtes de refuser ces logements hors de nos prétention juste parce que c'était trop pour nous. Vous verriez là où on est maintenant, vous ne nous plaindriez pas quand même. On est passé au standard en dessous, mais on vit quand même comme de riches expatriés.

Sinon grosse différence : l'eau. Non non, elle n'est pas potable, je sais pas si les russes la boivent, mais nous on nous a formellement interdit, sous peine de graves problème, du simple mal au ventre au saturnisme, entre les bactéries, les parasites et les métaux lourds de l'eau de la Neva, on est pas sortie. J'y croyais moyen, je me disais "ah, mais qu'on est difficile, nous les Français, des petites natures!!!" Et puis j'ai pris ma première douche. J'ai pris une photo rien que pour vous montrer, je vous jure, je n'ai pas retouchée la couleur...

Eau pas potable de St Petersbourg

Bref, on a acheté une bouteille de 5 litres d'eau et on a scrupuleusement suivi les conseils de ceux qui nous disaient de même nous brosser les dents à l'eau minérale.


Un autre détail marquant quand on est au centre ville : La place du français. Non seulement il y a des noms carrément français, mais en s'entrainant à lire le cyrillique on a des petites surprises. Je vous montre une photo que j'ai prise sur l'équivalent des champs Élysée.

Les russes francophiles

Et enfin pour ceux qui se poseraient la question sur la température. Oui il fait froid, mais on croise quand même des gens qui portent une simple chemise sous un manteau sans plus, alors que nous on se les pèles avec nos vêtements d'hivers. Pour nous 0°C c'est le plein hiver, eux c'est le beau temps qui arrive. Il neigeait quand nous sommes arrivés. Et lors de notre escale en pays Letton nous avons quelque peu refroidie en apercevant la mer gelée du hublot :


Allez, dasvidania les petits clous. N'allez pas croire que nous soyons malheureux pourtant. C'est une grande aventure et les personnes que nous avons croisé étaient très chaleureux.

projet 52 - Thème : Joie

Je viens d'atterrir à St Petersbourg, mon bouchon est donc tout décalé, perturbé par les horaires, le climat, les gens qui parlent une autre langue et le changement de maison. Donc je peux vous dire que j'ai été plusieurs fois tentée de le prendre en photo quand il pleurait, de la barrer et de dire "voilà, ça c'est pas la joie, je rentre dans le thème".
Après avoir fait la débile dans la salle de bain de l'hôtel, secoué mes cheveux dans tous les sens, essayé de faire une tête joyeuse (ah tiens, une tête débile. J'ai ma photo si le thème débile tombe...), extatique, demandé à mon cher et tendre de faire une tête joyeuse (si c'est pour ton projet 52 tu peux te brosser-merci), je vous livre le fruit de mon expérience. Un visage vaguement heureux, celui de mon époux devant notre hôtel, qui croyait que c'était pour l'architecture que je lui demandais de prendre la pause.

ISO 200
F/2.7
1/500 s

Alors comme mon bout de choux n'a pas pleuré pendant tout le séjour, je partages quand même l'éclat de rire, et aussi une photo de quand il pleure avec sa bouche banane. La première photo a été prise pendant un moment désespéré à l'hôtel, mais je ne l'ai pas retenue pour le projet, et la deuxième il y a un mois, avec ma soeur.
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