samedi 26 février 2011

Les médecins et moi

Je suis toujours surprise de constater qu'après neuf ans d'étude, la majorité des médecins que j'ai croisée ne sont pas fichu de diagnostiquer autre chose que le rhume. Et en plus, ces grands messieurs (et parfois ces grandes dames, j'en ait aussi croisé), vous servent ça sur un plateau dorée. C'est la science de mots barbares contre l'ignorance crasse du bon peuple. Mais ne généralisons pas, quand on devient mère, on arrive de l'autre côté de la barrière. Là tout est soit trop simple, soit trop compliqué. Je ne vous parles pas de cet urologue qui me parlait du "zizi" de mon fils ("zizi"! ça c'est du scientifique) , et qui m'a dessiné un énorme phallus pour m'expliquer en quoi consistait la reconstruction qu'il allait faire. Explication qui se résumait à dessiner une grande bite, tout à fait similaire aux bites que les étudiants dessinent un peu partout. Tables, murs, notes de cours, y en a qui continuent très loin dans leurs études. bac+5 j'en vois encore et apparemment y en a qui prennent l'urologie comme spécialité pour continuer d'en dessiner dans leur profession.
Je crois que la palme revient à ce gynécologue qui après avoir entendu que je ne supportais pas le paternalisme des médecins, m'avait donné une petite tape derrière la tête (véridique) quand j'avais émis l'hypothèse d'un accouchement à domicile.
J'ai croisé des médecins absents, trop pressés pour vous expliquer de quoi vous souffrez, ou trop pressés pour prendre le temps de trouver le bon diagnostic. Mais bonne bête, je m'évertue à remettre ma santé entre leurs mains à chaque fois que c'est nécessaire. C'est ainsi que l'année dernière j'ai du passer une radio des poumons avant d'être hospitalisée d'urgence pour une infection de l'utérus ! Je n'en voulais pas à ce brave médecin, dont la description vous semblera tout droit sortie d'un roman. Le ventripotent vieux docteur myope (digne d'une boutique de farce et déguisement ses lunettes !) m'avait accueillis dans un cabinet meublé de mobilier en bois massif vernis et d'une peinture de 1x2 mètres représentant un énorme cochon violet

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jeudi 24 février 2011

Les poils


La femme idéale est canon, la femme idéale est mince, la femme idéale est jeune, la femme idéale n'a pas de cellulite, et la femme idéale n'a pas de poil.
Si il est devenu de plus en plus politiquement correct de dire que la femme peut être belle et grosse, on ne parle pas souvent de la belle femme poilue. Je m'en vais de ce pas, faire mon coming out pour réparer cet affront : Je suis une femme à poil. La cire n'a pas touché ma peau depuis plus d'un an. Et je suis canon.
Non non, je suis même pas blonde (enfin si mais c'est juste pour quelques mois), je ne suis pas une de ces extraterrestres qui n'ont pas besoin de s'épiler. Je suis même dans la catégorie moyen plus question poil. Si si, j'ai des poils, des vrais, sur les mollets et tout.

Vous croyez que c'est juste une question de goût ? Que certains pervers peuvent aimer ça, mais que les gens normaux eux, aime une femme naturellement glabre ? Alors c'est parti. Laissez moi vous prouver que ce goût que vous croyez si naturel, n'est rien d'autre qu'une mode.


1) Les poils c'est masculin, pas de poil c'est féminin

FAUX ! Si c'était si naturellement féminin, pourquoi, toutes les femmes s'épilent avant d'aller à la piscine ? Ou enfiler une robe ? Même les mannequins canon, blonde, parfaites, elles s'épilent. Donc elles ont des poils. Les femmes ont le même nombre de poil que les hommes (si si), ils sont généralement juste plus claires et plus fins. Les femmes féminines, ont des poils. La plupart les enlève, nuance.

2) Les poils sous les bras c'est pas hygiénique, t'es trop crade.

FAUX ! Je pue autant que toi sans déo. (ça c'est du scientifiquement prouvé, testé dans le labo sorcière industry). Qu'il y ait des poils ou pas douche et déo c'est tous les jours. Par contre moi j'ai pas d'infection, de rougeur, de boutons...

3) De toute façon les femmes se sont toujours épilées, c'est la preuve que c'est naturellement jolie

FAUX ! Dans les années soixante, les sexy hippies avaient des chats noirs sous les bras. Et si on va par là les moyennâgeuses se rasaient le haut du front. Les modes changent, les épilations aussi.

4) De toute façon j'aime quand il n'y a pas de poil, c'est un goût personnel

FAUX ! Un goût personnel, mes fesses oui ! Comme par hasard si on regarde les films porno d'il y a vingt ans, les acteurs étaient tous velus. Maintenant ils sont tous glabres. Moi je dis ça, je dis rien. Depuis que vous êtes ado on vous montre des images de femme épilées, on vous dit qu'une femme non épilée c'est moche, voir bizarre, alors que l'épilation est un geste tout sauf naturel.


Pour finir je vous dirais deux mots sur mon mari. Mon mari est un être bizarre, il a été élevé dans un milieux ultra protégé et a toujours adhéré aux principes de moralité que ses parents lui ont inculqué. Donc il fait parti des très rares à être arrivé à l'âge adulte sans avoir vu le moindre porno. Là on sort le mythe du bon sauvage : que pense un homme qui n'a jamais eu aucun modèle ? Et bien les poils ils aime bien ça. C'est synonyme de puberté pour lui. Je lui ait montré avec, et sans poils sur les jambes, avec et sans poils sous les bras, et avec ou sans épilation du maillot...
Verdict : Il s'en fiche pour les jambes, il préfère pas d'épilation du maillot et pas d'épilation sous les bras.

Cependant je ne penses pas que le monde soit pret à un tel choc. Mon gynéco était tellement pas habitué qu'il m'a envoyé voir un endocrinologue (docteur des hormones) à la vue de mes jambes. Ce dernier m'a dit d'un air navré "Je suis désolé, mais vos hormones ont tout ce qu'il y a de plus normal. Je ne vois pas pourquoi on ferait un examen pour un médecin qui n'a jamais vu une jeune patiente pas épilée. "

Votre moustachue sorcière du logis dévouée

lundi 21 février 2011

la maternité vue en école d'ingénieur


En deuxième année j'ai décidée de m'inscrire dans la liste du bureau des élèves de mon école d'ingénieur pour aider à améliorer la vie culturelle des étudiants. Mon premier accrochage a eu lieu lors d'une organisation de soirée en boîte. Je me suis opposée à l'engagement de gogo danseuses pour cet évènement. Mes arguments étaient très simples : Sans parler de mon point de vue sur la dignité des filles qui font ce boulot, je soulignais qu'en mettant cette attraction au programme on ferait fuir toute fille sensée des lieux.
On m'a répondu que j'étais coincée, vieux jeu, d'une autre époque.
Les 9 autres gars du bureau m'ont dit d'un air conciliant qu'ils allaient réfléchir à l'égalité entre les sexes, et pourquoi pas, faire venir des gogo danseurs pour ces demoiselles.

Les désaccords se sont succédés, et quand j'ai eu le sentiment d'avoir été mise au placard et que j'ai appris ma grossesse, je leur ai officiellement déclaré que je m'en allait, que j'aurai une année chargée, et que j'étais enceinte.
Quelle surprise quand je me suis vue dire que mon annonce avait été déplacée, que c'était ma vie privée et que c'était très gênants pour eux.
Par la suite, quand j'ai eu mon enfant et que je l'ai allaité, en public, à l'école, les mêmes étudiants ont honteusement détourné les yeux. Au mieux on m'a félicité pour la manière dont j'utilisais mon écharpe pour que ce ne soit pas gênant pour tout le monde...

Donc ces messieurs sont assez murs pour considérer un corps de la femme libérée, des filles en soutien gorge qui se trémoussent sur les podium. Mais la maternité, qui découle d'une sexualité qu'ils croient avoir parfaitement assimilé, ça c'est dérangeant. Un sein a le droit de se montrer nu sur les affiches, dans les films. Mais un bébé accroché à un sein, c'est de la pornographie...

samedi 19 février 2011

Comment ne pas voir ce qui vous ronge




{article issu de narus3gawa, mon blog d'adulescente, quand j'étais une jeune nullipare, célibataire... J'ai un peu changé d'avis...}

Je suis tombée sur un blog très instructif. Il s'agissait d'un blog dans lequel chaque article consistait en une photo d'une fille et quelques informations sur la jeune fille qui pose dessus. Le principe était simple : voter pour élire la plus belle. Chacune des candidates, qui avaient généralement entre 15 et 17 ans, prenait des poses suggestives. Souvent habillées assez légèrement et très maquillées elle s'exhibaient sur un site ou les insultes côtoyaient les "tu es bien charmante, mon msn c'est ..."
Et j'ai revu mon adolescence. Cette période où la valeur d'une fille est dans son apparence. Ce serait tellement creux de prétendre que l'apparence n'est rien, tellement injuste pour ceux qui ont subit leur visage ingrat toute leur vie. ça me rappelle une discussion avec ma sœur. Nous regardions un chat et nous nous demandions si ses congénères le trouvaient beau, parce que nous le trouvions très laid. On pourrait partir sur une longue dissertation sans intérêt portant sur la beauté. Dans un premier temps en définirait la beauté. Nous nous trouverions sages et intelligents en prétendant que la beauté est subjective (parce qu'enfoncer une porte ouverte en philo c'est marquer un point), que les canons n'ont cessé d'évoluer au cours du temps, et que par ce fait même la beauté ne devrait pas être aussi prise en compte.
Malheureusement pour tous les utopistes de la terre il est aussi vain de clamer que l'extérieur n'est pas tout que de dire que la spéculation c'est mal et qu'on va y mettre fin. Je vous explique :
La beauté est comme la spéculation en bourse (et vous ne vous rendez peut être pas compte à quel point la ressemblance et les similitudes sont frappantes) : c'est le résultat de loi naturelles. Cette loi qui dit que le prix est fonction de l'offre et de la demande. On ne peut y mettre fin, parce que tant que l'argent existera, tant que les objets auront de la valeur, le prix augmentera quand la demande augmentera. De la même manière tant que nous aurons des yeux pour voir et un cerveau pour analyser nous jugerons les gens, établirons des échelles de comparaison et des critères de sélection. Et obéissant à la loi du "ce qui est rare est cher", les laids seront victime de discrimination et les beaux adulés.

Au début, pour être plus juste je me suis mise à la recherche du beau. Dans chaque personne que je voyais (pourvu qu'il soit jeune) je m'efforçais de trouver le détail qui le ferait rentrer dans la catégorie supérieur des beaux.
Ensuite la condition des "vieux" m'a semblé tout aussi injuste. Alors j'ai essayé de superposer au masque de rides terne le visage de leur adolescence. Dure tâche.(R. chuchote dans mon dos "les pauvres, elles avaient des rides ET des boutons")

Et puis tout d'un coup je me suis réveillée. à quoi bon rendre ma vision plus juste en essayant de faire rentrer tout le monde dans une catégorie aux attributs injustes. Je n'ai toujours pas de réponse, mais ces adolescentes, convaincues qu'un "t'es bonne" est le meilleur des compliments qu'elles puissent recevoir m'ont rendue triste.


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P-a-r-c-e--q-u-e--v-o-u-s--e-t-e-s--p-r-i-s-o-n-n-i-e-r s--d'-u-n-e--l-o-i--
s-t-a-t-i-s-t-i-q-u-e


{Maintenant je dirais plutôt : parce que vous êtes prisonniers d'une loi statistique et d'une éducation machiste. Prochain article : les poils, la cellulite et les kilos en trop}

cadeau de naissance


Les cadeaux de naissances nous ont aidé, nous avons eu des vêtements, des meubles, des accessoires, des chèques, et... des peluches. Beaucoup de peluches. Trop de peluches ? Si vous vous apprêtez à acheter cette si mignonne petite souris, ou ce nounours trop cool, demandez vous avant combien d'exemplaire le bébé a-t-il déjà reçu.

mercredi 16 février 2011

miam miam


Mon fils est tout à fait omnivore. Il mange des végétaux, de la viande, du papier, et... du savon (une demie savonnette).
Réponse des urgences : ce n'est pas grave, ne lui donnez pas d'eau pendant les deux prochaines heures... Pour éviter qu'il fasse des bulles.
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