jeudi 8 décembre 2011

En pause

Vous avez dû voir que je ne postais pas des masses. Il y a à cela deux explications (enfin, deux et demie). La première est que j'ai commencé à beaucoup publier quand j'étais en Russie. C'était un moment de grande solitude (snif) et j'avais besoin d'un contact avec la langue, avec des français. Bref le blog a occupé mon temps, mon esprit et donné un peu de réconfort. Mais je ne suis plus en Russie.
La deuxième raison est qu'entre temps j'ai rencontré l'univers de la fan fiction et que j'en suis à ma cinquième. Soit l'équivalent d'un roman de 200 pages (je viens de m'amuser à faire l'équivalence en nombre de caractère). Bref, je suis servie en terme d'écriture.
Et la demie raison bien sûr c'est que j'ai mes cours qui ont repris avec un travail à la maison plutôt conséquent.

Bref, je vous le dis, je le sens, le déclin, il est là. Bref, pause. Pause temporaire j'imagine. Ne vous attendez plus à un chapitre toutes les semaines, ni même toute les deux ou trois semaines.

Bizoux

mercredi 30 novembre 2011

Premier compte rendu de "Comment occuper un enfant pendant la sainte cène"




C'est très en retard que je vous fait le compte rendu de ma première mission « dimanche bébé cool »
J'avais même eu le temps de photographier le contenu de mon sac avant de partir à l'église. Peut être le fiasco total de ce premier dimanche en mode commando m'a fait oublié que c'était devenu mon nouveau projet sur mon blog.

Premier constat :

Les jouets : Les jouets choisis sont peut-être petits et trop mignons pour sa maman, mais le fiston n'en avait rien à faire.

La nourriture : Le pain d'épice a fait plein de miettes. Donc out le pain d'épice. Par conter c'est ce qui l'a le plus occupé puisque les jouets ne l’intéressaient pas.

La boisson : Il a pleuré quand il n'y en avait plus. Donc je vais arrêter les boissons sucrées.

Le doudou : RAS

La tétine : RAS

Je voudrais finir par un élément qu'on ne peut pas ranger dans un sac : La Fabienne. La Fabienne est une amie, amoureuse folle de votre rejeton et dont votre rejeton est également follement épris. Je sais que c'est très lâche, mais perso, je n'hésite jamais à laisser Tribouillours à une Fabienne quand elle se propose généreusement :-)

Bref, la prochaine personne interviewée est éducatrice de jeunes enfants. Si un professionnel sait comment occuper un bébé, c'est bien celui-ci. Nous aurons donc un aperçu de quel jouet pour quel âge (et donc, qu'est ce qui va pouvoir occuper Tribouillours pendant 45 minutes, niark niark).

mardi 22 novembre 2011

Les médecins et moi (bis répétita)

[Mode racontage de vie ON]


Je vous ai pas raconté le jour où je me suis prise pour un porte monnaie.

Tout à commencé je ne sais toujours pas quand, ni comment, mais ça a fini au service des urgences gynéco du CHU de Nantes. Ceux qui commencent à me connaitre savent que j'attends de vraiment plus pouvoir faire autrement avant d'aller consulter un médecin. J'ai tendance à croire que je chipote. Et cette fois-ci j'avais cru que je chipotais jusqu'à ne plus pouvoir marcher ou même prendre mon nouveau né dans mes bras. Je revois encore le médecin palper mon ventre.

-ça vous fait mal là ?
-Ouiiiii
-Pourtant il n'y a aucun réflexe de défense, à peine des ganglions. Bon, on va faire une prise de sang histoire de voir si il y a une infection, et puis on se revoit dans une semaine si vous allez pas mieux.

Six heures plus tard, appel paniqué du médecin : Il venait de recevoir les résultats du labo, on avait très peu de temps pour trouver de quoi il s'agissait. Genre très peu de temps avant ce soir. Il a essayé de comprendre ce brave médecin, mais comme aucun des examen qu'il m'a envoyé faire en urgence ne montrait rien, et que j'étais venue pour des douleurs au ventre et des pertes importantes (comprendre truc dégeu de fille pour les mecs qui passent par là), il m'a envoyé aux urgences gynéco. C'est là que j'ai assisté à Docteur House en vrai. C'était moi la patiente.

Bonne nouvelle : ils savaient où c'était, mais pas ce que c'était. Mon utérus était en train de foutre le camp. Alors Docteur House a décidé que ne sachant pas ce que c'était, on allait frapper partout et très fort. Ils m'ont collé sous antibiotique : les quatre les plus utilisés, et les plus dosés, directement sous perfusion. Et comme il fallait faire tomber la fièvre, paracétamol. Bref, on savait pas quelle sale bête il y avait, mais on allait la butter. Et puis on arrêterait un par un, on verrait bien c'est lequel qui marchait. Ensuite ils ont passé trois jours à venir me voir toutes les trois heures pour constater que la température était remontée, et me redonner du paracétamol. J'ai sué, grelotté, chauffé, entendu le "ahhh mais elle est revenue cette saleté de fièvre" navré de l’infirmière, resué, etc. toute les trois heures jusqu'à ce qu'ils découvrent qu'il fallait m'ouvrir le bide pour finir le nettoyage que les anti-bio avaient commencé.

Mais c'est pas ça le plus marrant. Vous savez ce que c'est un effet indésirable ? C'est ce qu'on voudrait ne jamais avoir lu avant de prendre un médicament. Alors imaginez ce que donnent quatre trucs super costauds... J'ai commencé à avoir des hallucinations. Des trucs super glauques, horribles qui ne disparaissaient pas même quand je fermais les yeux. Jusqu'à cette nuit, où je suis devenu un porte-monnaie. Parfaitement. J'étais un porte-monnaie, malade. On venait me dire qu'il y avait un traitement qui consistait à enlever mes bas de contention. Oui, bon, j'étais un porte-monnaie avec des bas de contentions. Bref, à trois heure du matin j'ai enlevé ces foutus bas (anecdote à part : ils s'étaient trompé de taille, ils étaient trop petit... Ils s'en sont aperçu le jour de mon départ. Bas de contention + trop petit = tu m'étonnes que mon inconscient me demande de les enlever). C'est en enlevant le deuxième que j'ai commencé à prendre conscience que je n'étais pas un porte-monnaie et que j'allais devoir rappeler cette infirmière qui n'était jamais venue m'annoncer la bonne nouvelle, pour qu'elle m'aide à les remettre. Et puis qu'elle m'amène aussi mon fils qui pleurait dans son berceau et qui était trop loin pour que je l'attrape sans mon fauteuil roulant.

L’infirmière est venu, m'a expliqué que mon fils n'était pas là, et s'est demandé comment j'avais réussi à enlever ce que toutes les deux on arrivait pas à remettre. Je crois que c'est le lendemain que j'ai limite agressé l’infirmière qui passait pour la surveillance de l'évolution. Elle a été d'une patience exemplaire.

Ils ont jamais su comment j'avais choppé ça. Et hier j'avais pris rendez-vous parce que ça fait un mois que je vois les mêmes symptômes revenir, dans le même ordre. Mais je me dis que je chipote. La consultation s'est passée comme ça :

-ça vous fait mal là ?
-Ouiiiii
-Pourtant il n'y a aucun réflexe de défense, à peine des ganglions. Bon, on va faire une prise de sang histoire de voir si il y a une infection, et puis on se revoit dans une semaine si vous allez pas mieux.

Là ça fait 24h, personne ne m'a appelé en panique et ça me rassure à moitié. De l'autre côté j'ai quand même mal à ce que je sais maintenant être l'utérus (il y a des petites cicatrices pour me rappeler l'emplacement exact) et tout ce qui va avec. ça me saoule.


[Mode racontage de vie OFF]

Mais en même temps, sérieusement, ils peuvent faire quoi d'autre les médecins, hein ? Va falloir que j'arrête de leur en vouloir de faire simplement leur job.

Les médecins et moi (bis)

J'avais seize ans et un petit copain. Comme il était de bon aloi à l'époque (lycée), nous nous bavions dessus à longueur de journée, comme la moitié des élèves en couple, malgré les interdictions de la CPE anti-bizoux. Ce petit copain a un jour chopé la mononucléose, maladie portant le doux surnom de la maladie du baiser, qui est assez épuisante. Un beau matin il a disparu du lycée et j'ai appris rapidement de quel mal il souffrait. J'étais déjà pas bien, et rapidement j'ai moi aussi commencé à présenter quelques symptômes. Ma mère -étant rappelons-le mère de pas moins de sept enfants- nous amenait chez le médecin qu'après avoir testé les bienfaits du "ça va passer" et "tiens voilà du smecta". C'est donc à l'état de loque qu'elle m'emmena finalement chez notre médecin traitant.

J'essayais subtilement d'introduire le sujet de la mononucléose, évoquant des cas dans la classe et un pot d'anniversaire (j'avais entendu dire qu'on pouvait chopper cette cochonnerie en buvant dans le même verre qu'une personne malade). Mais notre bonne médecin me rassurait en me disant que c'était une bête angine, qu'elle en voyait beaucoup en ce moment. Et moi je fulminais, mais non, c'est la mononucléose vous-dis-je !
Que dalle. Ma mère dans le cabinet je ne pouvais pas taper du poing en m'exclamant "mais je vous dis que j'ai passé la dernière semaine scotchée comme une ventouse à Jeff-mon-nouveau-petit-copain qui gît à cette heure terrassé par une mononucléose !" Je suis donc repartie avec une ordonnance pour une angine. Ma mère, adepte des huiles essentielles a complété mon traitement avec enthousiasme "Allez ma fille, demain tu retournes à l'école !"

Mes amis, trop trouillarde pour avouer que j'avais un petit ami, j'ai supportée piteuse ma descente aux enfers seule. Je n'ai perdu connaissance d'épuisement que deux fois, et je n'ai souhaité mourir qu'une fois. Et puis j'ai guéri. Je suis retournée à l'école la semaine d'après et j'ai trainé un air maladif pendant un bon mois. Je vous jure que dans ma tête d'ado je pensais avoir frôlé la mort. Et je vous jure que dans ma tête d'adulte qui a eu un rôle dans un épisode de Docteur House au CHU de Nantes, je dirais que cet épisode qui a fait flipper tout le monde était cool à côté de ma honteuse mononucléose baveuse...

PS: Maman, si tu passes par là, sache donc que les ados sont d'affreux menteurs, que tes fils passent certainement leur journées eux aussi à baver dans un coin obscure avec une copine (deuxième étage, recoin juste après les escaliers A, poste stratégique) et que la CPE anti-bizoux n'est autre que la très blonde CPE qui a son bureau à côté du self !
(pour ceux qui ne comprennent rien, ma mère est désormais prof dans ce même lycée où j'ai passé ma très légère adolescence, et où mes frères passent maintenant leur très légère adolescence)

mercredi 16 novembre 2011

La chute du titan

Je monte dans le bus pour rentrer chez moi et je la vois. Radis. C'est comme ça que je l'appelle parce que son prénom sénégalais est imprononçable et ressemble furieusement à ce légume rose et blanc. Radis c'est l'énergie incarnée, le pilier de la communauté sénégalaise de mon école d'ingénieur. Elle est sur tous les fronts, toujours souriante, toujours enthousiaste, toujours serviable. Mais aujourd'hui elle ne sourit pas. Je lui dis bonjour et lui demande comment s'est passé sa journée, presque prête à déballer la mienne sûre que je suis de trouver en sa personne une oreille attentive.
Sa journée a été épouvantable. Je ne saurai jamais ce qui s'est passé ce jour là, parce qu'elle m'a raconté toute sa vie pendant les quelques vingt minutes du trajet, en omettant de me dire cependant ce qui la mettait en colère aujourd'hui.

Radis est étudiante dans la section informatique, pour vivre elle travaille très tôt le matin avant de venir en cours, elle n'a aucun autre revenu. Elle me raconte comme c'est dur pour elle, de devoir faire tout ça, loin de son pays. Elle me raconte comment le jour où elle a voulu être chef de projet pour un sujet de groupe un élève lui a dit que dans le monde du travail elle ne le serait jamais, alors qu'elle laisse sa place à ceux qui ont besoin de s'entrainer. "Ben oui Radis, tu es non seulement une femme, mais noire en plus !" lui avait-il dit. Elle n'avait pas trouvé ça drôle du tout.

Elle me raconte à quelle point elle en a par dessus la tête d'être prise de haut dès qu'elle n'a pas une référence culturelle française. "Mais demande moi quel genre de dessin animé je regardais petite au lieu de juste dire "quoi ? Tu ne connais pas Goldorak "? Mais non, ça t’intéresse pas !" me disait-elle en mimant la scène. Elle me décrit sa colère quand on lui dit que les étrangers se mettent toujours entre eux et qu'ils ne peuvent pas s'intégrer à l'école. Parce qu'en réalité le seul lien qu'elle a avec le marocain ou le vénézuélien de son groupe de TP, c'est que personne ne s'est mis avec lui quand le professeur a demandé que les élèves se répartissent.

Elle est furieuse quand elle me décrit le rejet du BDE pour le club qu'elle voulait créer pour aider les étrangers qui viennent étudier ici, sous prétexte que ça ne concerne pas tout le monde, seulement les étrangers. Et enfin elle s'effondre.

"On me dit qu'en étant la meilleure, j'arriverai à grimper au dessus de leur préjugés puants sur les noirs et les femmes, mais Floriane, je suis fatiguée de devoir être la meilleure, et si je voulais être médiocre, hein ! Juste médiocre !"

Radis pleure. Et moi je me sens juste super bête.

jeudi 3 novembre 2011

Occuper un enfant pendant 45 minutes de discours de sainte cène

Aujourd'hui je vous présente le résultat de mon interview de frère F. père de quatre enfants.

Un enfant ne peut pas écouter un discours sans rien faire pendant tout ce temps (et parfois on se demande si ce n'est pas aussi le cas des adultes). Il lui faut donc des occupations, pas de raison majeure de pleurer et pas raison majeure de sortir de la salle.


Une occupation


Un album à regarder, des coloriages, un jeu... Bref cela dépend de son âge, nous verrons ça plus en profondeur dans un prochain article. (Note de frère F. : éviter les jeux qui font du bruit, haha !)


Pas de raison majeure de pleurer


La faim rentre dans le top 3 des raisons de chouiner. On y rajoute la douleur (plus rare) et la soif. Il est évident qu'on évitera d'infliger une réunion à un enfant malade. Mais plus prosaïquement, le kit de survie de la maman (et du papa) qui veut écouter tranquille les discours contient de la nourriture et de l'eau (un enfant qui a la bouche pleine, a plus de mal à brailler, sioux comme technique !). Si il a une tétine et un doudou, amenez-le !


Pas de raison majeure de sortir


Ah ah ! C'est là que le grand pédagogue a sorti son atout majeur. Ne marche que chez les enfants qui comprennent un minimum ce qu'on leur raconte. Voici la technique que m'a livré mon cher interviewé : Quand un enfant est vraiment intenable, agité, et qu'on est réduit à sortir avec lui, amenons-le dans une salle où les hauts parleurs fonctionnent (on peut donc quelque part continuer à écouter nous même) et... l'installer sur une pile de chaise : il n'a strictement RIEN à faire. Il va rapidement comprendre qu'il s'ennuie peut être comme un rat mort dans la salle de culte, mais que dehors c'est pas mieux. Bref, le truc à éviter c'est de le laisser gambader. Sinon le dimanche prochain il aura compris que dès qu'il veut aller jouer dehors il doit se mettre à pleurer, et vous mettre suffisamment la honte pour que vous le sortiez.

Voilà, je vais me faire mon premier kit de survie (et je ferai une belle photo et tout et tout pour vous montrer comme je suis les conseils que je prodigue). Parce que ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que si je me lance dans ce sujet, c'est pas parce que je suis une mère super calée, mais plutôt que je suis désespérée.

Enfin, en conclusion, je dirais à Nicoz, que le premier principe à intégrer c'est qu'il faut surtout ne pas avoir honte, j'ai déjà vu une maman courir après son gamin jusque sur l'estrade (et un papa aussi une fois, à la réflexion).

dimanche 16 octobre 2011

Projet 52 - Thème : Automne


Deux photos pour le prix d'un aujourd'hui puisque "j'héberge" la participation de ma petite soeur aujourd'hui. Du coup comme on l'a fait ensemble, le décors semblera assez similaire :)
La première est la mienne, la deuxième la sienne.


jeudi 13 octobre 2011

L'affaire tristane Banon, quand perdre un procès est une victoire



Je viens de l'apprendre, et je saute de joie, j'exulte, je sorts de mon silence sur le sujet. Moi qui m'était bien gardée de rentrer dans le débat DSK qui me donnait la nausée.

La plainte de madame Banon classée sans suite, et je suis ravie... Pourquoi ? Parce que cette affaire est classée sans suite parce que la culpabilité de DSK est reconnue. Curieux non ?  

La justice reconnait qu'il y a bien eu agression sexuelle.

Mais maintenant il y a prescription. Or Madame Banon a déposé plainte pour tentative de viol. Il n'y aurait pas eu prescription si la tentative de viol avait été démontrée mais pas assez de preuve. Et moi je suis ravie, ravie parce que la justice française a démontré que sur l'affaire Banon, DSK était un menteur et un délinquant sexuel. Et personnellement, je me fiche bien de savoir si il y a prescription. Aujourd'hui, un présidentiable a menti, hier un ministre a agressé sexuellement une personne. Faites moi un peu de ménage dans vos partis, présentez moi des hommes et des femmes qui sont dignes de confiances, qui sont humains et sincères. En attendant, je ne vote plus. Et je suis contente. Vraiment. Je t'aime Banon.

Et oui, j'ai dit Madame Banon, parce que je me fiche aussi qu'elle appartienne ou non à un homme. C'est une femme, le "mademoiselle" peut aller se faire épiler.

samedi 8 octobre 2011

Projet 52 - Thème : Connexion


J'ai pensé connexion d'ordi, mais j'avais pas envie de faire une bête macro. Alors j'ai resorti ma robe de mariée et j'ai essayer de faire de mes câbles un bouquet de mariée...
Il y avait deux choses qui m'interessaient dans cette prise de vue : les angles des murs qui projetaient un cadre naturel (les bords de la photo sont très sombres) et la lumière de la fenêtre qui donne un contraste intéressant et "illumine" la robe. Comme j'ai été obligée de réduire un maximum le temps d'exposition, il fallait un support fixe.

La première me donne l'impression que je vieillit. J'ai plus une tête d'adolescente.
Et la deuxième... j'aime le bouquet qui est mi net, mi flou.

Ma participation est la première. (ISO 200, F/2.7, 1/13 s)



jeudi 6 octobre 2011

Le périnée... Ou retrouver une activité sexuelle après une grossesse

ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de sexe. Donc aujourd'hui on repart sur du médical. Je vais vous parler du... roulement de tambour... périnée !

Si tu n'as pas d'enfant, si tu es un homme qui n'envisage jamais le vagin comme un organe fait de muscle, de tissus, de secrétions, traversé par les flux menstruels, etc. Cet article n'est pas pour toi. Dehors ! C'est pour ton bien que je te dis ça hein, je suis pas sectaire. 

Alors pour commencer le rapport avec le sexe vous me demanderez. Et bien le périnée c'est ce qui fait la différence entre une bête cavité, et la merveille de complexité et de tonus qu'est le vagin. Le périnée c'est un muscle et quand il va mal, la pénétration n'a pas vraiment d'attrait pour la femme (et pour l'homme c'est moins marrant aussi puisque le vagin est complètement relâché).

Un petit dessin façon planche anatomique super ancienne pour voir un peu ce que gère le périnée chez la femme (tous les trucs rouges, les muscles quoi) :






Donc NON, le périnée c'est pas juste ce qui sépare le vagin de l'anus, c'est tous les muscles qui tiennent les organes et viscères dans le bassin. Moi je ne parlerai que de sexe, mais un périnée moisi ça entraine de l'incontinence urinaire, anale et des descentes d'organes (glamour, je sais).

Pendant une grossesse, il y a un bébé de plusieurs kilos qui pèse H24 sur ces braves petits muscles, et pendant un accouchement par voie basse, et bien, comment dire... On se défonce le périnée à essayer de faire sortir un bébé par cette voie. Voilà, c'est dit. Sauf que pendant des années, les médecins ont dit qu'il fallait se refaire les abdos, sans penser au périnée. Or le périnée ne se re muscle pas tout seul, ou très mal.

Comment savoir si mon périnée va bien ?

Côté urinaire : Le très glamour (toujours) test stop-pipi : Essayez de stopper le jet pendant que vous urinez. Si vous y arrivez pas... Mauvaise nouvelle pour vous, c'est pas bon.

Attention : Ce n'est pas un moyen de se muscler le périnée, des médecins l'ont préconisé pendant des années, il a été démontré depuis que c'est une pratique qui favorise les infections urinaires !

Sinon j'ai trouvé un test sur internet qui dit de mettre un stylo dans le vagin, se mettre debout, et que si on arrive pas à le retenir c'est que c'est mort. J'ai essayé et contre toute attente, le stylo a carrément été expulsé... Comme j'ai fait une rééducation super sérieuse et que tous les indices me disent que mon périnée est méga en forme, je reste sceptique.

Globalement, si vous avez l'impression d'avoir une masse dans le bassin, que vous avez du mal à vous retenir, que vous constatez au touché que votre vagin n'est plus comme celui d'antan... Il n'y a pas de mystère, votre périnée a besoin d'aide.

Mauvaise nouvelle encore, seule une sage femme pourra estimer correctement si votre périnée a besoin de muscu, et ça passe fatalement par un touché vaginal...

Si je remuscle mon périnée, je gagne quoi sexuellement ?

Ben de re avoir un vagin normal... La pénétration avec un périnée pas musclé ça n'a pas vraiment d'intérêt : La sensibilité est réduite puisque le vagin ne s'adapte plus au pénis. On ne va même pas parler des expertes qui savent contracter leur vagin à la demande (voir différentes zones...) par jeux. Là il n'en est même plus question. Bien que je sois de l'avis qu'il faille replacer le clitoris à une place prépondérantes pendant les rapports sexuels, un rapport sexuel sans pénétration c'est pas chouette non plus.


Comment re muscler son périnée ?

J'ai pratiqué moi même et posé la question à une professionnelle de la question (La star blogesque 10lunes). Alors comment re muscler ?
Idéalement avec une sage femme. Le mieux pour le résultat, mais le plus intrusif c'est la version deux doigts dans le vagin "serrez comme si votre vagin essayait d'avaler de l'eau- Non c'est pas ça du tout, essayez encore"

Ensuite il y a la version électrode : Vous avez une sonde dans le vagin. Il y a une phase où vous travaillez avec une version bizarre de super mario bross : sur l'écran le curseur monte quand vous contractez, descend quand vous relâchez, avec un parcours d'obstacle, les champignons et les plantes carnivores en moins. L'autre phase vous fichez rien, la sonde vous fait contracter par envoie d'electricité. L'avantage c'est que vous êtes seule, la sage femme met la sonde, se barre, revient et l'enlève. Pour celles qui en ont marre de se faire tripoter c'est pas mal. Par contre les résultats sont moins bon que la première version.

La pire de toute c'est celle où vous avez une sonde et que vous faites rien, juste les envoies d'électricité. Efficacité pourrie.

Enfin, une méthode très peu utilisée en France mais que je trouve intéressante, qualifiée de "respiration hypo-pressive". Pas besoin de sonde, pas besoin de touché vaginal, à faire tout seul, mais pas tous les professionnels sont d'accord sur l'efficacité. Je rêve du jour où un guide pour couple sera publié, ça permettrait au conjoint d'aider puisqu'il faut quand même un retour et que c'est un peu compliqué de faire les exo en essayant de ressentir nous même avec nos propres doigts si le travail est bien fait. Bref ça mériterait un article à soit tout seul, j'essaierai de m'y coller la semaine prochaine.

Conclusion : Les filles, faites votre ré-éducation périnéale après votre accouchement, même les césarisées, et les plus vieilles, téléphonez à une sage femme libérale dans le coin si vous êtes pas OK. Il n'est jamais trop tard pour retrouver votre vagin de jeune fille.

(10 fois le mot vagin... Google va m'aimer)

ERRATUM : Une amie étudiante en médecine m'a dit la chose suivante :

le "stop-pipi" ne favorise pas les infections urinaires (ça c'est dans le cas des gens qui gardent des urines après être allé uriner dans la vessie, ça stagne, et les bêbêtes peuvent se multiplier...) Par contre c'est mauvais pour ta vessie ellle-même: quand tu urines, le muscle de ta vessie se contracte et se coordonne avec celui du sphincter de l'urètre qui lui se détends. Et avec le stop pipi, tu donnes 2 ordres contradictoires: ton muscle de vessie veut uriner et tu empêches ton sphincter de s'ouvrir... Ca provoque une incontinence à terme car le sphincter marchera plus bien: ll aura lutté trop longtemps contre le muscle de la vessie (le detrusor)

vendredi 30 septembre 2011

projet 52 - Thème : à deux pas de chez vous

Le thème était l'occasion de sortir en famille. Du coup, je vous sert du portrait familiale. Il faisait beau, et j'ai décidé pour certains des clichés d'explorer la technique du contre jour qui fait briller les cheveux blonds du fiston (et qui me fait penser qu'un petit coup de ciseau ne ferait pas de mal à la dite tignasse). Bref, faible ISO (80 ou 100) et un temps de pause très très court. Ma participation est la première

(ISO 200, F/3.5, 1/800s)




dimanche 25 septembre 2011

projet 52 - Thème : Travail

Ça faisait longtemps, j'ai décidé de m'y remettre (et peut être même de rattraper mon retard, mais une chose à la fois).

Le thème de cette semaine était le travail. J'ai croisé un vieux monsieur qui peignait sa clôture, mais comme je suis timide, je n'ai pas osée lui demander d'être mon modèle. Mais en visitant l'exposition sur les immigré, j'ai trouvé que ce pantalon de travail était bien dans le thème.



ISO 800 (il faisait très sombre)
F/2.7
1/25 secondes
heureusement que vous l'avez en tout petit, parce que c'est bien bruité (plus on monte en ISO, plus il y a du bruit, mais là c'était vraiment trop sombre pour faire autrement)

vendredi 23 septembre 2011

La française vue par la Russie

Je ne suis plus en Russie, du coup j'ai vachement moins de trucs intéressants à vous raconter. Bref, je vous parle encore de la Russie alors que je suis sur le planché des vaches depuis un bon moment.

Alors pour aujourd'hui, petite illustration de la perception de notre beau pays par le biais d'un tube qui cartonne en Russie : "Provence" (se prononce Provannse)


Alors que pouvons nous voir au travers de ce clip ? La femme française est très stylée, elle boit du vin, conduit comme une quiche et surtout, surtout, la femme française est entourée d'hommes. Alors que dire sinon que c'est réellement l'image qu'ont les Russes de la fille française de base. Pour illustrer mes propos une blague sur le sujet :

Qu'appelle-t-on une femme seule en Russie ?
Une femme sans mari, sans enfants.
Qu'appelle-t-on une femme seule en Allemagne ?
Une femme mariée, sans amant.
Qu'appelle-t-on une femme seule en France ?
Une femme mariée, qui n'a qu'un seul amant.

La femme française est libérée, sûre d'elle et agressive dans sa cours, elle collectionne les amants. Ils ont dû être déçus avec moi forcément.

Sinon, petite précision, la sexy sexy fausse française du clip, est en réalité plutôt punk dans le reste de son œuvre (cheveux bleus, rasés par endroit, etc.) et les paroles du clip évoquent un voyage à Paris et du pinard (sans blague).

Un café chaleureux dans la rue avec des meubles en osier, Où on trouve du vin rouge de caves locales, grand château. Vous pouvez dire que ce n'est qu'un rêve idiot, (rien compris à cette phrase, intraduisible à mon niveau).
Demain, à 2h27 je serai à Paris Assise dans un avion en pensant au pilote qui était d'un village riche et classe Quelque part dans Paris, là bas un peu plus et en Provence (?!? gniii ?)
Horizon de Bordeaux, Bordeaux clairet dans un verre Je ne peux pas croire que tout est si proche, en fait.

jeudi 15 septembre 2011

histoire de bagnole

Je suis en France, youhou !!! Je savoure, je me surprends à penser "tiens, c'est marrant, l'écriteau est en français!" ou "cool, la vendeuse parle français" >_<
Mais j'ai aussi bredouillé un "izvinitié" quand j'ai bousculé une vieille dame. Mon "pardon" russe est mort avant d'avoir été fini d'être prononcé quand je me suis rendue compte que j'étais ridicule. Parenthèse fermée sur mon amour immodéré pour ce pays de merde que je comprends si bien. Je suis gauloise les amis. Revenons à nos moutons.

Mon tendre époux et moi discutions sur le parc automobile russe. La Russie c'est soit le 4x4 et son concours de celui qui a la plus grosse, soit la Lada qui tient encore par la peinture. Je lui révélais une information surprenante : En France, le possesseur moyen de 4x4 c'est... Une femme. Je lui demande si il a un avis du pourquoi. Il réfléchit et finit par dire : "C'est gros, c'est au dessus des autres voitures, du coup ça répond à un besoin de sécurité. Ça ne peut pas être pour l'esthétique, c'est vraiment laid."

Et bien non, le 4x4 ça sert de symbole ostensible de richesse et de réussite sociale... Particulièrement pour une femme qui veut autre chose qu'un bon gros diamant pour prouver qu'il y a de l'argent sur son compte en banque, quand elle gagne assez bien sa vie pour ne pas dépendre d'un homme. Je l'ai rassuré en lui disant que je préférais les grosses berlines aux jeep si il fallait montrer que j'avais plein de sioux (ce qui l'a pas rassuré du tout et qui m'a fait passer pour une grosse arriviste, vénale et cupide).

J'ai trouvé cet échange marrant, je suis sûre qu'il nous arrive également de nous fourrer le doigt dans l'oeil quand nous essayons de comprendre les motivations profondes de nos homologues masculins. J'aurais pu mettre ça dans la section "condition de la femme" de mon blog mais j'ai définitivement pas envie de mettre l'incompréhension entre les genres dans cette section. Ce serait affirmer que nous les femmes, nous comprenons toujours les hommes. Et c'est bien faux. Si c'était le cas, je n'aurais pas mis deux ans à comprendre que si mon mari aime faire les courses lui même c'est pour pouvoir me faire un cadeau qui se mange chaque semaine. Ça fait deux ans que je reçois des cadeaux chaque semaine sans m'en rendre compte. Deux ans que je lui dit que la liste détaillée de ce qu'il a acheté ne m'intéresse pas alors qu'il brandit un saucisson d'âne/fromage tchétchène/chocolat japonais/etc. fièrement.

Il n'y a pas que les hommes pour se montrer aveugles. Je vous ressort une photo de lada peterbourgeoise avec la berline racée de mes rêves de femme vénale.

mardi 6 septembre 2011

Des surnoms russes et de l'histoire familliale

Ici chaque prénom a un diminutif (qui est parfois plus long que l'original, mais passons). Ainsi Vladimir devient Vova, Dimitry devient Dima et Galina devient Gala. Les enfants sont systématiquement appelés par leur diminutif, et on s'adresse également souvent à ses amis grâce à ces surnoms standardisés. Voilà ce que j'ai appris en venant ici. Et c'est assez commun à toutes les cultures de l'Europe de l'est.


***


Ankiça est croate. Sa mère l'appelle affectueusement Aniça, comme tout le monde d'ailleurs. Alors qu'elle est adolescente elle part en Allemagne pour servir l'armée nazi dans des camps de travail. Son histoire est difficile à retracer. Elle est faite de morts, de misère, de viol, de sacrifice, d'abandon. Quoi qu'il en soit, elle finit par regagner la France, avec deux enfants qu'un prisonnier de guerre français lui aura fait. Ce français, elle l'épouse, il la bat, elle divorce. Misère à nouveau. Elle élève seule ses trois enfants d'une main de fer, travaillant d'arrachepied pour nourrir ce petit monde. Elle continue sa vie, se re marie. Elle vieillit, ses enfants se marient. Elle devient grand mère. Ses petits enfants se marient, elle devient arrière-grand-mère. Ses arrières petites filles se marient, elle est bisaïeule. Elle meurt une semaine avant la naissance de son deuxième arrière-arrière-petit fils. Toute sa vie elle a été cette femme forte qui s'est battue pour survivre et pour exister. Elle avait un caractère unique. Mais un peu enfantin. Il y avait un grain de folie qui brillait dans ses yeux quand peu avant de mourir elle disait que son rêve était de sortir danser nue sous la pluie.

Ankiça est morte en s'appelant Aniça. Personne ne lui a jamais donné son nom d'adulte alors elle est restée enfant, jusqu'à la fin.

Et moi j'ai toujours crue, que si le mot "Ankiça" était marqué sur la boîte au lettre de mon arrière grand mère, c'est parce que c'était un nom croates, et que ça s'écrivait ainsi mais qu'on ne devait certainement pas prononcer le K en croates. Il a fallu que je vienne en Russie pour comprendre que derrière ce nom, se cachait une enfance qu'on ne lui avait jamais permis de quitter. Parce qu'un nom a une force que l'on ignore, Aniça a vécu comme on l'a nommé.

jeudi 1 septembre 2011

De la politique de comptoir russe.


Vous l'aurez compris, à une semaine de mon départ de ce beau pays, je m'en suis voulue de ne pas vous avoir plus parlé géo-politique. Donc je m'en vais interviewer un local sur les prochaines présidentielles. Et puis je vous ai aussi photographié deux petites photos trognones que j'ai trouvé dans Métro... Alors le premier, Vova et non Boba pour ceux qui ont oublié qu'on est au pays des chapka, c'est Poutin quand il était petit (il était trop mignon, avouez). Vladimir donc, qui devient Vova si c'est un petit ou un proche. Et le deuxième, Dima, c'est le président actuel : Dmitri Medvedev, toujours quand il était petit.

Donc j'en reviens à mon interview, que je vous redonne texto.
-Tu voteras pour qui dans un an ?
-J'irai pas voter.
-Pourquoi ?
-Parce que ça ne sert à rien.
-Mais nonnnn, il faut pas dire ça (je fais mon occidental effarouchée là). Dis, tous les russes pensent comme toi ?
-Non, il y a des gens qui votent : les vieux et les jeune innocents (young and pure)

C'est alors que j'entends un gargouillement (comprendre du russe) d'un collègue qui nous entend discuter. Ivan le terrible a parlé. J'ai compris qu'il aimait pas Poutine. Je demande confirmation.
- Il ne votera pas Poutine ?
-Non.
-Alors il est jeune et innocent ?
-Oui.
-Bon sérieusement, le quel tu trouve le mieux entre les deux derniers présidents russes?
-Medvedev parle trop et a une tête d'abruti. Alors que Poutine ! Il est cool Poutine. Il a joué dans Harry Potter !

Alors là je me refais tous les épisodes, essayant de me souvenir du figurant qui m'aurait vaguement dit quelque chose. Quand même c'est la classe !

-Dans quel épisode ? (je suis naïve, je sais)
-Mais c'est Dobby bien sûr !

Bon plus sérieusement, il m'a dit que globalement les russes aimaient bien Poutine parce qu'il a fait des trucs très concret pour le pouvoir d'achat, comme par exemple empêcher le prix du gaz de monter alors que ça grimpait partout ailleurs dans le monde (comment ? Mais en demandant gentiment tout simplement). Mon interlocuteur avait aussi le sentiment que les élections étaient carrément truquée.  Et j'ai une fois de plus découvert le pouvoir débilisant de la presse française : l'histoire de Poutine qui joue Dobby c'est une grosse blague, clairement et rien d'autre. Par contre j'ai réussi à trouver des articles français prétendant que des avocats russes s'apprêtaient à porter plainte. Le journalisme continue de creuser en direction de la Chine dans mon estime.



Conclusion de cet entretiens : Je pense que Vova gagnera l'année prochaine et les journalistes français sont bêtes.

Par contre, sérieusement, j'ai trouvé que Poutine ressemblait trop à Tom Jedusor quand il était petit (Voldemort pour ceux qui ne sortent pas de leur grotte)... Sérieux, vous trouvez pas ?

mardi 30 août 2011

Ce que m'a apporté "And they were not ashamed"

Je suis désolée, je vais m'arrêter pour le résumé du bouquin parce que sans le dit bouquin ça commence à être hardos. Par contre je vais faire le point sur ce que m'a apporté ce livre, à moi personnellement (et à ma vie sexuelle of course).


J'ai compris l'importance du clitoris.


J'ai fait un tas de bêtises avant de me marier, par contre la masturbation n'en faisait pas parti. Avec une éducation sexuelle défaillante de ce coté là, et pas de pratique de ma part, le clitoris était tout simplement le grand oublié de ma sexualité. ça explique certaines choses...


J'ai réussi à comprendre que le sexe était quelque chose de sacré


Je connaissais la théorie, mais dans la pratique j'étais choquée ou amusée (selon les périodes) de voir que le livre Cantique des Cantiques avait sa place dans la bible.
Je vous laisse lire Cantique des Cantiques 5:4,5

"Mon bien-aimé a passé sa main par une ouverture, et mes entrailles se sont émues pour lui. 5.5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains dégouttait la myrrhe, de mes doigts la myrrhe liquide sur la poignée du verrou."

Je vous laisse faire vos propres conclusions sur ce que cela décrit. Bref, j'ai pris conscience que la sexualité devait être quelque chose de sacré. Après mes années hors de l'église j'avais acquis une opinion où le sexe était réjouissant quand il était sale et dégradé. Dès que j'essayais d'adopter un comportement sain je trouvais le sexe répugnant.


J'ai compris que j'étais actrice de ma libido


J'étais dans une situation où je me lamentais sur le fait que j'avais rarement envie de sexe. Quand j'ai lu que l'excitation n'était pas le premier stade du rapport sexuel pour la femme, j'ai opté pour une autre attitude. Je devais CHOISIR. Je devais me préparer, décider de nous donner une chance d'avoir un rapport sexuel et être active plus que passive. ça s'est traduit en pratique par le fait que nous nous embrassons et nous enlaçons plus pendant la journée et par le fait que j'ai accepté que mon cerveau puisse avoir envie de sexe avant mon corps. Et bien sûre cela s'est également traduit par le fait que je suis devenue physiquement plus active pendant les préliminaires.


J'ai compris que mon mari ne pouvait pas deviner ce qui me ferait plaisir


Nous communiquons donc simplement beaucoup plus pendant nos rapports sexuels et même si la pudeur reste souvent un obstacle, nous nous efforçons de ne pas laisser de tabou s'installer.



Et les résultats dans tout ça ?


Pendant un premier mois j'ai lu ce livre et j'en ai parlé à mon mari qui écoutait d'une oreille attentive. Mon comportement a commencé à changer. Je vais parler chiffre : Au début de notre mariage nous avions une moyenne de un rapport sexuel par semaine. Il y avait beaucoup de refus de ma part, il y a eu quelques rejet assez violents même où je m'énervais presque me sentant lésée. Pourquoi lui jouissait et pas moi. Donc mon époux était frustré (mais très patient) et j'étais plutôt saturée et insatisfaite.
Pendant le premier mois qui a suivi ma prise de conscience nous avons vaillamment et joyeusement pratiqué assidument avec une moyenne de six rapports sexuels par semaine.
Un mois après, premier orgasme pour moi (je le savais que ça pouvait pas être aussi médiocre)
Nous sommes maintenant dans une phase de stabilisation avec trois, quatre rapports par semaine. Et devinez quoi... ça nous va très bien à tout les deux.

Bon, le nombre de rapport sexuel en moyenne par semaine ça peut paraitre un peu bizarre comme approche, mais que voulez vous. ça fait six mois que je pilote des projets qualité avec des statistiques. La moyenne hebdomadaire me semble donc une bonne valeur mesurable.

Voilà. Bilan très positif pour moi donc. Je me demande même si je vais pas commencer un projet collaboratif sur le sujet de l'éducation sexuelle avant le mariage avec d'autres mormons...

vendredi 26 août 2011

Chose promise chose due.

Je me suis demandée si il fallait que je me déguise en fille pour ces photos... Mais en fait non. D'abord ça me prendrait beaucoup de temps d'avoir une tête convenable aujourd'hui, ensuite j'ai un message très clair à faire passer qui ne correspond pas aux jupes, talons hauts et maquillage.

Il y a de toute façon toujours eu un certain ridicule à associer glamour et poils. C'est comme associer le corps d'un enfant avec une voix d'adulte, un virile bucheron avec des jupes à fleurs : ça ne va pas ensemble, c'est ça qui est comique. On ne peut pas accepter un code et en refuser un autre. On ne peut pas dire "mort au système" en y contribuant.

Je ne vous demande pas aujourd'hui de me trouver jolie. Je me trouve jolie, mon mari me trouve jolie (même si j'ai une tête de zombie aujourd'hui). ça me suffit. Je déclare aujourd'hui solennellement que j'en ai strictement rien à faire que vous me trouviez moche. J'ai accepté qu'en me soustrayant aux codes de la mode je ne sois plus attirante pour beaucoup de personnes. C'est mon acte revendicatif, mon engagement pour les poils. Je vous présente mes mollets tous poilus et mes aisselles velues. (Pour les mollets c'est de la triche, ma tante m'est tombée dessus il y a un peu plus de deux mois, avec de la cire... Bref si vous êtes choqués sachez qu'il y en a deux fois plus d'habitude).




Et j'ai oublié de rajouter : j'ai un vagin, je suis pas conséquent une fille. Je n'ai pas besoin d'avoir du rouge à lèvre pour me le rappeler. Je suis peut être moche, mais je suis une fille, quoi qu'en dise Biba (une fille c'est quelqu'un qui est toujours sexy si on les écoute) .
Je continuerai de mettre des collants opaques pour mettre une jupe à l'église, je continuerai à jouer avec les codes quand il le faut, mon but n'est pas de choquer les paroissiens, ou perdre toute crédibilité devant des orateurs, mais je vis ma vie.

lundi 22 août 2011

Les poils (suite)

Ceci n'est pas une parodie, mais une authentique affiche de publicité réalisée aux débuts de Pénélope Cruz. Après avoir parcouru un blog extra sur les poils (dont cette image est tirée), j'ai décidé de faire mon premier geste revendicatif...

Prochain article, je pose jambe nues sur la sorcière du logis

Au fait, ça n'a rien à voir mais depuis que j'ai parlé du clitoris sur mon blog, la fréquentation de celui-ci est passé à 3000 visites par mois. Google a même gentiment attiré mon attention sur le fait que si je mettais de la pub... je serai riche (non ils ont jamais dit ça) Bref. Bien sûr la plupart des visiteurs ne font que passer en disant "ha mince, c'est pas ce que je cherchais". Mais pour tous ceux qui passent en cherchant "la sorcière du logis" (c'est moi ça, non ?), je signale que j'ai débloqué les commentaires : tout le monde peut commenter, même ceux qui ont pas de compte google. Donc commentez vous dis-je, ça me fait toujours plus plaisir que de voir "3000 personnes ont visualisé cette page mais n'ont pas été motivées pour participer"

Donc je vais vous faire participer : Arrivez vous à trouver miss cruz sexy sur ce cliché ou non ?
Moi personnellement il m' a fallu m'y prendre à deux fois. Je revendique peut être, mais je suis encore formatée.

jeudi 18 août 2011

L'aphrodisiaque le plus puissant est...

...le tablier, l'aspirateur et l'éponge qui gratte.

Comme nous l'avons vu dans le chapitre sur la différence entre la sexualité féminine et masculine, les femmes ont besoin de se sentir aimées pour avoir envie de relations sexuelles. Je vais donc relater un passage du livre "and they were not ashamed" qui m'a bien fait rire.

Ce qu'affirme Laura Brotherson, c'est que la femme doit avoir été choyée toute la semaine pour se sentir attirée par son conjoint, et qu'elle doit être en forme et sans préoccupations qui encombrent son esprit pour se laisser aller. Or qu'est ce qui est plus harassée et préoccupée qu'une mère qui a passé sa journée à récurer la maison, s'occuper de ses enfants et vit dans une maison en bazar malgré tout ? Le conseil de Laura est simple: Maris, aidez vos épouses dans leurs tâches ménagères, c'est le meilleur des aphrodisiaques. De ce coté je ne vous parlerai pas de mon couple : nous travaillons tous les deux et je dois avouer que mon mari fait bien plus pour l'intérieur que moi la plupart du temps. Mais cette affirmation de Laura (c'est une intime maintenant, je l'appelle Laura) m'a rappelé une discussion avec ma mère. Elle s'était disputée avec mon père à propos des relations intimes, et celui-ci lui demandait ce qu'il pourrait faire pour que leur intimité aille mieux. Elle lui avait répondu que quand son mari s'occupait des enfants et faisait le ménage, elle le trouvait très séduisant. Après avoir affirmé qu'elle se fichait de lui, il avait quand même essayé. Et bien papa, si tu passes un jour par là, sache que maman ne se fichait pas de toi, et qu'elle est pas la seule à trouver son mari terriblement sexy quand il est armé d'un chiffon et de pchit vitre.

lundi 8 août 2011

Accoucher en Russie

Pour me démontrer le coté barbare de la médecine russe, un expat français m'avait parlé des baffes de motivation, ces grandes baignes qu'on administre aux femme en travail trop fainéantes. Je profitais donc d'une balade avec une jeune mère russe pour en avoir le coeur net. La baffe, légende urbaine ou réalité hospitalière. J'en ai eu pour mon argent. Dialogue digne d'un "rencontre du troisième type".
-J'ai une question Natacha, on m'a dit un truc, mais j'arrive pas à croire que c'est vrai. Est ce qu'on frappe les femmes qui accouchent à l'hopital.
La Natacha prend un air rassurant et annonce.
-Non, t'inquiète pas, c'est seulement pendant l'accouchement, on ne t'accueille pas en disant "Bonjour madame machin" bam bam, dit-elle en mimant un tabassage en règle.

Me voilà donc franchement rassuré : on ne frappe que pendant l'expulsion. Ouf, j'avais eu peur que ce soient des monstres. Elle continue, toujours pour me rassurer.

-Tu sais pendant l'accouchement, les femmes ne savent pas quoi faire, elles sont perdues, et des fois on a pas le choix. Alors tu préfère quoi ? Un enfant en bonne santé ? Ou un enfant malade ?

Ben oui, là mon choix est tout de suite fait : je veux me faire tabasser. D'autant que je suis tout à fait d'accord avec toi : l'accouchement ça rend débile. La femme ne sait pas quoi faire.

-Les médecins connaissent leur métier. Des fois, il y a même des femmes... qui refusent de pousser. Tu imagines ?

Oh oui, j'imagine, les vilaines (là je hochais la tête condamnant ces inconscientes qui mettaient la vie de leur enfant en péril rien que pour le plaisir).

-Bon, alors quand c'est comme ça, ou quand il y a plus de temps, bien ils mettent des baffes, tu vois pour les motiver un peu.
-Et toi natacha, ils tu as bien poussé ou ils ont été obligé de te motiver ? Demandais-je en regardant la petite fille de un mois qui dormait paisiblement dans sa poussette.
-Oh non, moi j'ai payé pour l'opération. C'était mieux.

Tu m'en dira tant. A ce moment, l'autre expat qui ne m'avait pas crue et qui parlait de projet bébé commence à manifester son désir de pas accoucher ici en cas de concrétisation. Je lui dit de ne pas s'inquiéter, qu'elle se défendra avec ses poings et que son mari sera là pour la défendre si elle est trop faible. Je rigolais bien parce que le dialogue était ubuesque. Mais ce n'était pas fini. A l'évocation du mari, notre gentille Natacha s'exclame :

-Parce qu'il était avec toi ton mari ? Mais quelle horreur ! Ca ne sert à rien en plus, qu'est ce qu'il peut faire ? Je préfère être avec une amie à la limite.
-Donc les mari ne peuvent pas être là ?
-Si, si tu paye il peut rester pendant le travail, et si tu paye encore plus pour une chambre individuelle, il peut être la pour l'accouchement. Mais bon franchement... Et puis moi j'ai payé pour l'opération. Non, mais par contre, ils font un truc, ça c'est vraiment pas normal : comme ils m'avaient opérée, j'ai pas eu le droit de manger pendant cinq jours. J'avais faim ! Et avec le lait qui arrivait j'avais encore plus faim !

Merci Natacha, tu viens de sauver une expat de son désir d'accoucher en Russie. Moi j'avais déjà vaguement compris qu'en Russie il valait mieux être riche et en bonne santé, et si possible pas enceinte. Le bon coté, c'est qu'avec le taux de natalité qu'ils ont, les russes ne vivent pas deux fois ce genre d'expérience.

jeudi 4 août 2011

Plongé dans l'univers de la fanfic harry potteresque

ça n'a rien à voir avec la Russie, ni encore avec le sexe, et encore moins avec Zermati, mais je ne pouvais pas passer à coté de ce tournant kikoulol que ma vie a pris depuis une semaine.
Fanart de Hito

Tout à commencé il y a trois ans quand j'ai commencé à écrire un roman. Je vous passe les phases d'abandon, de réécriture, de déprime etc. ça fait trois ans que ça dure et rien n'est fini. Et surtout il y a ce problème majeur : l'intrigue est déjà créée, je ne veux pas en changer, mais il y a une part non négligeable que je n'arrive pas à rédiger. Dans cette histoire que je voulais à la fois politique, dramatique, magique, technophile et proustienne, doté d'une héroïne à tendance moche et tyrannique qui a confondu la piété et l'hypocrisie (vais-je me casser la figure ?) il y a une histoire d'amour. Et cette histoire d'amour qui est le centre névralgique de toute la trame, et bien c'est pas compliqué, je n'arrive pas à l'écrire. J'ai tourné dans ma tête mes sept histoires d'amour à moi (toute plus foireuse les unes que les autres) et je me suis rendue compte qu'à 23 ans, mariée, folle d'amour pour mon beau binoclard, je ne comprends rien à ce qui fait un bon Stephanie Meyer (pourtant on est toutes les deux mormones, mais apparemment ça suffit pas).

Bref, j'étais là, l'âme en peine, et je tombe par hasard sur un site dédié à Harry Potter, fiction que j'aime énormément. Vous allez croire que je ne lis que de la littérature pour ado, détrompez vous, j'ai lu aussi du Sartre, du Chateaubriant et du Zola quand j'ai eu fini de lire tous les JeBouquine du CDI. Mais je m'égare. (Et j'ai lu aussi du Proust et contre toute attente j'ai aimé, je vous ai dit que j'aimais Proust ?)
Donc je découvre une section entièrement dédiée aux fanfics.


Alors la fanfic, c'est quoi ? C'est une fiction se basant sur l'univers et/ou les personnages d'une œuvre romanesque, là bas en l'occurrence c'était sur l'univers de Potter. J'en lis une, deux, trois en les choisissant parmi les plus populaires du site. Et tout d'un coup je me dis que je tiens la solution à mon problème, je vais m'entrainer à écrire sur l'amûûûre, en prenant un sujet ultra simple. Devinez quel est le couple qui fait le plus fantasmer les apprentis écrivaillons de fanfic potteriennes ? C'est Hermionne Granger et Drago Malefoy. Voilà, j'ai commencé à écrire mon histoire d'amour à l'eau de rose en exploitant toutes mes pauses, le trajet en bus, le soir, le matin. Et c'est pire que la lecture. Je ne peux plus m'arrêter. Passons l'excitation d'avoir une dizaine de commentaires en quelques épisodes, qui hurlent comme des ados prépubères "ton histoire est trop bien, viiiite la suite". Je vous parlais de mon égo la dernière fois. Il est toujours en cure donc.


On va passer au truc marrant maintenant. C'est qu'après m'être moi-même mise à publier compulsivement pour un lectorat aussi débile que moi, j'ai parcouru au hasard des classements d'autres fanfics. Et bien, je vous livre l'histoire écrite par une centaine d'adolescentes encore plus handicapées en orthographe que moi.


Alors voilà, Hermione est en 7e année, et elle est préfet. Et stupeur, elle découvre que Drago l'est aussi.
"Oh non par la barbe de Merlin, je vais devoir me le coltiner"
S'en suit trois pages de dialogue où ils s'insultent. En mauvais français. Voire avec des gros mots (et même pas un frais "sale scrout à pétard", mais des beaux s*****, c****, etc.).
Nous découvrons au détour de ces dialogues aussi piquants que de la mayonnaise périmée, que Drago est un beau gosse qui tombe toutes les filles, et qui en profite comme il se doit (le fourbe), et que Hermione a pris trois tailles de soutien gorge cet été et que sa magnifique chevelure indomptable est désormais canon. Avant elle était indomptable-serpillière, maintenant elle est indomptable-ouh la coquine.
Chapitre suivant...
Hermione découvre qu'elle est toute émue de le voir torse poil dans la salle de bain commune des préfets (rappelez vous la salle de bain où Harry doit aller se baigner tout nu avec l'oeuf pour la coupe de feu). Drago lui est troublé d'avoir des sentiments pour cette sang de bourbe.
Entre temps Ron est mort, et on découvre que Hermione est l'enfant cachée d'un sorcier de bonne famille (noble) qui a fauté et l'a donc confiée à ces ringards de Granger pour ne pas faire de scandale. En fait Hermione s'appelle Hermione, Domitille, Bérénice, De Lacourtefranche Papillote de Marsouin, troisième du nom.


Voilaaaaa.


Alors je m'interroge sur l'intérêt. D'un coté ça apprend à des collégiennes analphabètes à écrire, de l'autre ça leur fait salement idéaliser l'amour. Et puis ça pique les yeux. Je sais que je suis un monstre de participe passé au lieu de l'infinitif, et que j'ai régulièrement très honte quand je relis quelque chose que j'ai posté après pourtant quelques relectures. Mais il y a des limites à ne pas franchir. Notamment quand on se rend compte qu'à force d'avoir lu des "faiblissure" et "il discutit" pendant une heure on commence à se poser des questions indécentes. (Genre : on dit remplite ou remplise ? ça c'est une des miennes, mais j'avais une excuse, j'étais petite, j'avais 18 ans).
Mais quand on se rend compte que la catégorie qui est la plus lue et la plus rédigée est la catégorie slash/lemon, on déchante. Slash c'est pour les fanfics mettant en scène des relations homosexuelles, et lemon, c'est mettant en scène du sexe explicite.
Les auteurs sont majoritairement des filles (même pour les version gay qui concerne des relations entre homme la plupart du temps), de préférence ayant moins de quatorze ans. Alors là je vais me confesser, j'en ai lue une, le scénario étant un peu plus élaboré que "hermione bombe préfet", et la scène osée anecdotique (non, mais je me donne des excuses, j'aurais pas du lire c'est tout). Et là je découvre une relation sexuelle entre adolescents qui a autant de rapport avec une première fois que Nemo avec Saw 6. C'est même pas idéalisé, c'est juste pas un rapport sexuel. Enfin ça n'existe pas. Sauf si vous me trouvez une espèce de mammifère dont le coït dure cinq minutes au cours duquel le mâle et la femelle ont un orgasme en fermant les yeux. J'ai eu mal pour cette fille qui allait salement déchanter le jour venu. Un bon gros syndrome de la petite fille en vu. Ou alors je me fais du souci pour rien, il me semble avoir eu vaguement la même vision de la sexualité étant adolescente. Ouf tout va bien. J'ai juste eu le sentiment d'avoir trouvé la pornographie féminine. Et un site où bouillonnait les hormones de milliers d'adolescentes.


La fanfic de base c'est donc ça : des fautes d'orthographes dopées aux hormones. Je vis un grand moment de création artistique.

Comme toute écrivain médiocre j'ai mes titres que j'écoute en boucle. Celui-ci a désormais une puissance érotique à l'épreuve des balles. Si je l'écoute je pense soi à Drago et Hermione, soi à mon mari.

mardi 2 août 2011

Je suis une icône de non style

Quand tout le monde autour de vous parle une langue que vous tentez désespérément d'apprendre sans y parvenir, il y a un moment où vous renoncer à toute forme de communication. Plus de contact visuel, plus de Bonjour, plus rien. Vous vous transformez en immigré non intégré. Je suis donc dans cet état de mutisme 12h par jour depuis quatre mois. J'ai un unique interlocuteur : Anton. Mon ami/collègue/qu'il m'énerve/qu'il est sympa, heureusement qu'il est là. (Merci Anton, grâce à toi je connais "pédobear" et "Bejelewed 3"...)
Donc depuis quatre mois je pensais être devenue complètement transparente. Déjà quand je m'adressais à mes collègues directes en russe, même correcte, ils ne comprenaient rien à ce que je racontais, et on était quitte parce que je répétais inlassablement "ia ni panimaiou" (= Niéééé ?!?)  à chacune de leurs tentatives. Et dans la foule des quelques centaines d'employés de notre client, je pensais bien que la petite silhouette ringarde qui fait répéter trois fois le prix avant de sortir sa monnaie à la cantine, passait complètement inaperçu. Dans un tel état de non-existence on fait parfois des trucs très cons, comme se teindre les cheveux en bleus. Parce que voyez vous j'ai toujours aspiré à être regardée. C'est maladif chez moi. Je rentrais doucement mais surement dans une sorte de dépression du "mais qu'est ce que je fiche là ?" quand je me suis aperçu que loin d'être complètement transparente, j'étais devenue une sorte d'icône de mode dans l'entreprise.

Je vais vous expliquer. Il faut pour cela vous faire le détail de ma garde robe. Rassurez ça va pas être long. J'ai un pantalon, trois tee-shirt et un pull (et trois robes pour le dimanche !) et une unique paire de basket (plus une paire de chaussure de biiiiitch, toujours pour le dimanche). C'est là faute à "on part sans bagage en soute, ça coute moins cher".
Un midi, j'ai regardé autour de moi en mangeant mon ratchapouri (miam miam, un truc dont il faudra que je vous donne la recette), quand je me suis aperçu que quelque chose devenait singulièrement bizarre ici. Des petits clones mangeaient ça et là. Allez m'expliquer pourquoi quand je suis arrivée et qu'il faisait 0°C, les filles étaient en mini-jupe-talon-aiguille, et maintenant qu'il fait 35°C à l'ombre, elles sont en pantalon tee shirt avec manche et baskettes ? Quelqu'un y voit une évolution logique ?
Allez dites-moi que je me fais des idées qu'on rigole. Les jeans ? bleu foncé et serré aux chevilles, comme le mien. Les tee-shirt ? noir unis, ou avec un imprimé style vie de tous les jours, comme les deux miens (le troisième elles le trouveront nul par, il est vraiment trop ringard), et les baskettes : assez funky, comme les miennes qui ont une paire d'oeil sur la languette.
Et puis il y a les gilets aussi. On est en été, et elles ont toutes trouvé un petit truc en fine maille, gris et près du corps comme mon petit gilet dans lequel je me pelais les miches.

J'étais en train d'halluciner en prenant conscience que j'étais une oligarque modesque, quand une fille est passé à coté de moi, une main négligeaient mise dans sa poche de jean arrière. Ce geste, j'ai arrêté de le faire quand je me suis aperçue qu'ici on regardait bizarrement une fille qui avait les mains posées sur les fesses.

Achevée...

Bon, je ne dis pas que toutes les filles ont jeté leur sexy-sexy tenue de secrétaire/cadre supérieur russe. Mais le vendredi, jour du jean dans la boîte, les filles s'y mettent aussi. Avant elles mettaient des chaussure plates, pendant que leurs homologues masculins lâchaient le costume. Maintenant elles mettent franchement un pantalon (bon, le miens, mais c'est pas grave). Et je suis pas peu fière de les avoir rendues pudiques (et ringarde ?) un jour par semaine, et parfois même le reste de la semaine.

C'est du pure racisme. Quand on est française en Russie on est forcément très intelligente et très stylée (Je bénéficie aussi d'une forte aura tout aussi injustifiée de science infuse, mais ça c'est une autre histoire...). Cette histoire a mis un peu de baume à mon égo solitaire. J'ai même fait un passage chez le coiffeur pour qu'il m'enlève ces trois mèche bleus qui avaient viré au gris. Et puis j'ai recommencé à dire "zdrazvouitié" à qui croise ma route.

jeudi 28 juillet 2011

La sexualité féminine et masculine est différente. Partie 2. Tiré de "and they were not ashamed"

Je continue mon résumé de "and they were not ashamed" dont les précédents articles sont rassemblés dans la partie "Ici, le projet en cours"



On me signale dans l'oreillette que "les hommes viennent de mars et les femmes de vénus" traite également de certains points de ce chapitre (Merci Lady in red). Mais c'est pas grave, je continue. Nous avions commencé à voir que l'homme et la femme bien que s'accouplant ensembles, n'ont pas les mêmes besoins, les mêmes réactions en matière de sexe. Nous alors donc voir les neuf derniers points des dix huit évoqué par Laura Brotherson. Je vous préviens de suite, certain points ne seront pas développés pour la bonne et simple raison que n'ayant plus le bouquin sous la main comme je vous le disais, je ne me souviens plus de tout.


Excité rapidement / Excitée lentement

 Si je devais résumer en une phrase ce concept, ce serait : mari, prenez votre temps. On nous en parle des préliminaires depuis notre plus tendre adolescence. C'est le grand secret sexuel qu'on apprend en ricanant bêtement. Et pourtant certains s'étonnent encore que ça prenne du temps. ça peut paraitre débile, mais un rapport sexuel pris sur le pouce, c'est rarement le meilleurs souvenir qui restera gravé dans notre mémoire. Laura Brotherson parle des "quicky", ces relations rapides pas franchement travaillées. Si ça ne devient pas une généralité, si les deux partenaires sont d'accord, les quicky ne sont pas "interdits", mais le reste du temps, consacrons à notre intimité le temps qu'il faut. Parce qu'en plus de demander d'être proche dans la vie de tous les jours, et d'être préparé mentalement à l'érotisme, une femme a également besoin de temps physiquement pour décoller. Pas des heures. Mais pas 10 secondes non plus.


Plaisir comme une délivrance/ Plaisir comme une accumulation

Je ne saurais quoi ajouter pour cette opposition. Je n'ai aucun souvenir de ce chapitre. Je dirais donc seulement : "Je suis d'accord". Hum.


Désir sexuel constant/ désir sexuel variable

Monsieur en aurait envie le matin, le soir, le week end, la semaine, en hiver et en été. Nous en discutions avec mon époux. Le désir des hommes c'est un peu comme la faim : Ils n'ont pas faim seulement toutes les quatre heures. Si ils sautent un repas, ils n'auront pas faim seulement à l'heure du prochain. Mais ils auront faim jusqu'à être rassasié, puis plus faim jusqu'au prochain repas... Dans quatre heure. Dans la réalité mon homme aurait plutôt "faim" toutes les vingt-quatre heures. Mais pour me rassurer il m'avait dit "mais au bout d'un moment, à force de plus manger on a plus tellement faim, demande à ceux qui font le ramadan, le plus dure c'est les premiers jours".
Comprendre cela pour une femme, permet d'avoir de l'empathie pour son mari.
De l'autre coté, le mari doit aussi comprendre que sa femme est différente de lui : elle n'en a pas tout le temps envie, pas avec la même intensité. Sachez entre autre que lors de dépression, avec certains traitements hormonaux ou médicamenteux, votre épouse peut avoir une libido inexistante. La grossesse, l'accouchement, des rapports conflictuels au travail peut aussi baisser cette libido.
Comprendre cela pour un mari, permet également d'avoir de l'empathie pour son épouse.
Donc conclusion : époux si votre femme est dans un "creux", il vous faudra déployer plus d'énergie, ou la laisser tranquille, épouse si vous êtes dans un gros creux, acceptez de vous préoccuper de ce problème et d'essayer de le résoudre avec votre époux, cela n'est pas sans conséquence sur le moral de celui-ci. Connaitre cette différence c'est aussi pouvoir en parler à deux quand vous êtes aux antipodes du désir. 


Un orgasme/plusieurs orgasmes

ça aussi c'est un secret de polichinelle, si on lit la presse féminine ou les info yahoo! (mieux que closer, lisez Yahoo!) on a déjà entendu parlé de ce fameux "orgasme multiple féminin", bon avant de parler d'en avoir plusieurs, parlons d'en avoir tout court. J'ai trouvé cette information assez useless du coup quand j'ai lu ce chapitre. Mais je prends note.


Pénis comme centre de la sexualité/ Clitoris comme centre de la sexualité

Nous en avions déjà longuement parlé. Un article qui ne cite absolument pas ses sources, ce qui est dommage, mais qui est le premier qu'on trouve en googlant "clitoridienne". On notera aussi la campagne d'oser le féminisme, "Osez le clito" qui rappel que le clitoris est le grand oublié de l'éducation sexuel. Par exemple dans l'ouvrage de titeuf "le zizi sexuel" qui se veut une livre d'éducation sexuel à la porté des ado, le clitoris n'est même pas évoqué.


Pic hormonal le matin/ pic hormonal le soir

 Je ne me souviens de rien pour ce chapitre.


Le rapport sexuel finit par l'orgasme/ le rapport sexuel finit pas la rémanence

La rémanence, ou le fait que l'orgasme laisse place à un délassement complet, est un état qui marque la fin du rapport sexuel pour la femme. C'est un état qui dure un petit moment. En fait, pour l'homme et pour la femme, l'orgasme donne lieu à la libération massive d'hormone. Pour la femme ce sera ocytocine (même hormone qui déclenche les contractions du travail lors de l'accouchement) qui est l'hormone de l'attachement (qui permet de s'attacher à son enfant notamment). Pour l'homme ce sera l'endorphine ce qui aura pour effet de l'endormir.
Donc premier constat : mathématiquement pour qu'il y ait orgasme des deux partie il faut soit qu'il y ait orgasme simultané (dans vos rêve, probabilité 0,00000001%), soit que l'orgasme féminin précède l'orgasme masculin. Dans ce sens c'est même plutôt bénéfique pour l'homme puisque la femme éprouve un fort attachement pour son partenaire.


A besoin de canaliser l'énergie sexuelle/ A besoin de réveiller et libérer l'energie sexuelle

L'homme doit se maitriser pour que le rapport aboutisse à quelque chose de satisfaisant pour les deux partenaires, la femme doit se laisser aller. Et dans ce domaine, les femmes ont parfois plus de difficultés à se laisser aller, que les hommes à maintenir leur énergie en bride. C'est pourquoi, personnellement, j'ai apprécié que ce soit moi qui lise ce livre et qui le partage avec Raymond, que l'inverse. je crois qu'il aurait pu faire tout ce qui était dedans, sans que je ne me laisse aller et que cela ait le moindre impacte.



Satisfaction sexuelle simple/ satisfaction sexuelle complexe

Chapitre qui évoque la complexité de la femme qui demande de l'attention, de l'affection, du temps, la stimulation de diverses zones érogène, stimulation qui elle même demandera du temps et de l'entrainement (!) pour que cela procure le résultat escompté. Bref la femme est un être compliqué, mais ça, on le savait déjà.

lundi 25 juillet 2011

apprendre à lire quand on a 23 ans

Le russe ça s'écrit avec un autre alphabet. Il y a le R à l'envers я (qui au passage ne se prononce pas [r], mais [ïa], donc pour tous ceux qui ont un tee shirt avec le mot яussie, ça veut rien dire, enfin si "iassie"). Mais il y a aussi tout un tas de petits copains bien sympa qui ressemblent souvent furieusement à l'alphabet de chez nous. Mais non malheureuse, c'est pas pareil! Le H par exemple qui ressemble quand même à notre H (oui c'est pareil), ben c'est N en fait ! et le U manuscrit, ben c'est un I. Je m'arrête là, il y en a encore pas mal. Mais on compte un paquet de lettre qui ressemble à une de nos lettre en majuscule, à une autre en minuscule et qui se prononce comme une autre encore. Je vais devenir folle, me dis je à mes débuts. Mais non, ça a fini par rentrer.
J'étais donc appliquée à pratiquer mon cyrilique en lisant les bons de commande. Et dans la case "destination" je voyais plein de "cша"
Je m'applique et le prononce donc comme il faut (scha). Tiens ça doit être une grande ville pas trop loin de StPetersbourg ce scha... D'autant que j'avais vu ça aussi sur les photos des missionnaires qui indiquaient tous un nom et une ville. Donc ça doit vraiment pas être loin pour que 10 de nos missionnaires y soient affectés. Je prends ma carte et je cherche... Pas de Scha. Misère. Après un mois, oubliant cette veine recherche, j'ai apris que США ça voulais dire USA, oui, les états unis d'amérique, ou Соединенные Штаты Америки en russe. Donc en fait on a une dizaine de petits américains (normal) et les pneus partent chez les amerloques. Pas tout près donc.

samedi 23 juillet 2011

projet 52 - Thème : Architecture

Je vous accorde que je ne suis plus très régulière. Aujourd'hui donc je vous livre ma participation à "architecture". Pas de post production, je suis juste fainéante, et puis je commence à trouver mes retouches grossières. Je crame mes photos, elles sont moches. Et puis zut. Donc pas de retouche, c'est tout, na !

Donc voilà ma participation :

Pour le reste, c'est des clichés non retenus qui sentent bon le Piter que vous ne connaissez pas. Voici donc un marché.

L'endroit le plus louche que j'ai vu ici. On y vend de la même manière des rivières de diamant 100% toc, des contre façon, et du shit déjà conditionné dans des petits sachets individuels étalés sur des étales miteux (pour le shit j'ai vu six vendeuses, assises comme n'importe quelle vendeur devant leur marchandise.) Le vendeur classique est caucasien ou asiatique. En tout cas il est beaucoup plus commerçant que son collègue plus classique russe. D'accord il vend de la mouise 100% polyester, mais il te la vend bien, il te sourit, te fait des compliments sur toi, la marchandise, te fait une super réduc, bon sur un article dont le prix n'était pas indiqué, d'accord... ça c'est de la réduc pas suspecte, genre en fait il a doublé le prix... Mais bon, c'était pas cher quand même et j'étais ravie d'avoir à faire à quelqu'un qui savait ce que voulait dire le mot "commerce". Parce que le vendeur de base ici, le russe, bien blanc et bien de chez nous (enfin façon de parler), c'est limite si il t'insulte pas quand tu viens régler un achat. Ben oui, t'es dans mon magasin, c'est que tu as besoin d'acheter un truc chez moi. Pourquoi je te sourirais, ce serait hypocrite, je te connais même pas, et puis je vois pas ce que ça changerait à la transaction (explication de l'impolitesse et de la froideur des commerçant par un russe. Véridique)
Et voilà un troisième cliché, de visages sculpté dans un mur. Jolie, mais pas assez "architectural" pour le thème


vendredi 22 juillet 2011

Requête Google

J'ai accès aux mots clés qui ont été tapés dans Google et qui ont menés à mon blog. Alors à l'attention de la vingtaine de "sorcière du logis" "sorcieredulogis" et "sokjehcidulogi" (celui qui sait pas ecrire, ou qui doit partager son clavier avec un chat maniaque) par semaine, je tiens à rapeller que chaque recherche google, nécessite l'équivalent de l'énergie fournie pour faire bouillir un litre d'eau dans une bouilloire. ça c'était l'information Green IT du jour (Green IT =  le domaine des gens qui se sont dit "tiens, mais internet, les PC (et les macs), ça consomme de l'electricité ! même un paquet).

Alors y a les mots clés qui font sourire, d'autre qui font pleurer, d'autres qui sont carrément hors sujet et d'autre qui vont engendrer des gros déçus.

Exemple ?

Qui le fait rire : "mon mari lap dance"

huhu. Vous avez une vie sexuelle bien marrante vous. Et un mari assez conciliant.

Qui me fait pleurer: "J'ai laissé ma fille toucher mon sexe"

il y a une vraie personne derrière, un vrai père et une vraie fille. Je sais pas ce qui m'a le plus fait mal : cette fille qui va pas avoir une enfance facile, ou ce père qui plein de culpabilité se demande si il est taré, si il est seul, et qui tape dans google la phrase qu'il a en tête. Et l'idée que je sais sans rien pouvoir faire.


Hors sujet : "Commode 18 cm bleu laquée"

Tout à fait mon blog ça

Celui qui va être déçu par le contenue de mon blog : "critique femme mormons"

Ou le type qui veut voir un bon témoignage sur les conditions scandaleuses de vie des femmes soumises mormones et qui va tomber sur l'apologie de la parité pendant les réunion de sainte cène. Pas sur qu'il va lire en entier

lundi 18 juillet 2011

sortie entre mecs ou les russes et la fidélité

Un ami russe me disait "tu es folle de laisser ton mari seul en Russie, il ne sera entouré que de jolies filles". Après m'etre rendue compte que mon mari serait effectivement entouré de canon russe, j'ai compris pourquoi dans la bouche d'un homme russe, cela constituait une véritable menace. Ma cocotte, si ton mari est seul dans une pièce avec de la bombe labellisée "élevée en plein air", tu n'as aucune chance. Pour un russe c'est une évidence, une fatalité, le tragique destin de toute épouse soumise au marché de la concurrence.
Je faisais donc mes premiers pas dans ce pays peuplé de jeunes Barbies aussi belles qu'intelligentes (souvent, souvent), et comprenais peu à peu la faiblesse avouée, assumée et pardonnée de leurs compatriotes.

Dans un premier temps, je découvris par la bouche de mon mari, que dans une leçon le dimanche à l'église sur l'honnêteté, un homme avait déclaré que non on ne peut pas tout dire. Sa femme par exemple ne comprendrait jamais qu'il aime deux femmes en même temps. Soyons honnêtes, mais soyons aussi gentils avec nos épouses.
Dit comme ça, cela paraissait d'une telle évidence pour lui, que l'idée même qu'aimer une autre femme était déjà faire preuve de malhonnêteté envers les alliances de son mariage, ne lui avait pas effleuré l'esprit.

Quelques temps plus tard, alors que je regardais avec pitié les couples russes, le destin me rappela que désormais mon couple était lui aussi en Russie. Mon mari avait organisé une sortie "jeux de société" dans une boutique spécialisée. Nous devions y aller à quatre, lui, moi, un collègue français et un collègue russe. Étant arrivée plus tôt j'avais cuisiné pour notre petit groupe, mais ne me sentant pas d'humeur à jouer aux petits chevaux en russe (youpie!), je leur avait dit d'y aller sans moi. Le destin (toujours cet *%!@ de destin russe) leur fit rencontrer une porte close. Ils s'étaient trompés de date, point de monopoly party ce soir. Et voilà notre jeune ami russe qui leur propose d'aller finalement dans un bar qu'il connait bien et qui sert d'excellents cocktails. Le Takao, petit bar moche de la rue Nevsky que j'avais bien repéré, est une boîte de lap dance les amis. Parfaitement. Donc après m'avoir fait la conversation autour d'un repas que j'avais préparé pour eux, il amène mon mari dans une boîte de lap dance. Logique.

Mon époux s'est enquit de l'heure à laquelle les premières filles en soustifs commenceraient à se trémousser, a fini son verre (délicieux, un bon point quand même pour le Takao) et leur souhaita une bonne soirée. Le coté positif de cette histoire, c'est que le seul de ces trois messieurs qui a vraiment pris son pied ce soir là, c'est celui qui est partie avant le début du programme. Parce qu'il a été très séduisant en racontant, ingénu qu'il était, son histoire à son épouse (moi). Très, très séduisant.

Voilà, ici en Russie les femmes sont belles, les hommes sont lâches et les sorcières du logis n'en finissent pas de débiter des généralités racistes sur leur blog. Alors pour me racheter, je conclurais en vous disant que tous les hommes ne sont pas ainsi. Dmitry (ou Ivan le terrible, collègue ingénieur), montra outré son alliance quand Anton (encore lui !) proposa en rigolant de mettre un poster de femme nue dans notre open space. "Je suis mariée moi monsieur" déclara-t-il.
Peu de temps après, à ma question "ta femme est-elle la plus belle du monde ?"
Anton répondait :
"d'abord nous ne sommes pas mariés, ensuite je sais bien qu'elle est très quelconque"
et Dmitry :
"Oui bien sur, mais je n'ai que peu de mérite à le dire, regarde !" (en me tendant son portable contenant un cliché de sa femme)

(inutile de préciser que tous les deux étaient avec une ravissante compagne, typiquement canon à la manière des russes)

Je conclus en répondant à Anton
"Tu n'as pas de chance, Dmitry lui est avec la plus belle femme du monde, et pas toi"

Voilà, ici il y a des hommes comme Anton, et des hommes comme Dmitry.

samedi 16 juillet 2011

Allaitement et autre nichonerie

Seth bénéficie de ce qu'on appelle un "allaitement long". J'avoue que je ne me posais même pas la question. Mais me voilà dans une case que j'avais regardé longtemps avec suspicion, à savoir cette catégorie de folles dingues qui allaitent des enfants qui ne sont plus des bébés. Bref, si je vous en parle c'est parce qu'en regardant ma participation au concours Mamanana je me suis rendu compte que l'allaitement n'était pas vraiment un truc magique pour moi, un moment complice avec mon bébé. Juste un truc normal. Je le nourrie au sein comme je lui prépare ses pattes au jambon, ou comme je lui fait croquer dans ma part de gâteau au goûter. Parfois c'est purement quotidien, parfois c'est marrant et attendrissant. C'est un truc de maman. Ni plus, ni moins.

Bref, une photo de moi, monsieur mari, Seth qui tête et mon sein gauche. Si vous saviez comme j'étais contente qu'on voit ce sein. Je n'allaite pas avec mon nombril, mais avec mes seins. Et mon fils à horreur que je lui mette la tête sous le tee shirt quand il a soif, ou que je lui colle une écharpe sur le nez pour qu'on n'aperçoive pas mon sein. Bref, si dans la vie courante les produits de mamanana me font rêver, dans le monde magique des leprechauns, l'allaitement, je ne le cache pas.


On retrouvait un billet sur le thème de l'allaitement en publique dans ce blog canadien
Je trouve qu'il est déplorable de cacher l'allaitement : cela rendrait bien des services aux futures mère à qui on dit qu'allaiter c'est bien, mais qui n'ont jamais vu personne le faire. Je remercie donc ma mère qui bien que pudique, m'a permis de former dans mon inconscient l'idée qu'allaiter était normal.
Il me semble que dans cette société où les filles en soutient gorge des pubs de lingerie, et les filles nues des pubs de parfum (ou de yahourt, ou de voiture, ou de...) côtoient la pornographie généralisée, l'allaitement qui est une dé-sexualisation de la poitrine ne devrait choquer personne.

Rassurez vous, mes seins redeviennent sexy de 20h30 à 6h00... Mais il me semble que même quand je n'étais pas une vache laitière, ils restaient sagement à l'abri de tout regard concupiscent la plupart du temps.

vendredi 15 juillet 2011

La sexualité féminine et masculine est différente. Tiré de "and they were not ashamed"

[Houra, j'ai accès à la table des matières en ligne. ça va un peu m'aider]



Nous somme actuellement dans un monde qui comprend la sexualité de façon androcentrée. Cette façon de ne considérer que la sexualité masculine fait également du mal aux hommes. Combien de fois n'ai-je entendu cette complainte d'époux à propos de leur épouse :

Elle n'en a jamais envie, me considère comme un porc si j'exprime mon appétit pour elle. Mais je suis un homme, SON homme. Il est normal que j'ai envie d'elle, et il est normal que j'en ai envie souvent.

Laura Brotherman revient sur dix huit différences de sexualité entre l'homme et la femme. Les deux sexes doivent comprendre comment ils fonctionnent ainsi que leur moitié. Elle précise qu'il s'agit de caricature. Que c'est vrai à différent degrés, dans une majorité de couples.


Demandeur/Demandée

Comme je venais de le dire, on imagine souvent l'homme comme le permanent insatisfait et la femme comme la permanente saturée. Il en a pas assez, elle en a trop. Même les plus coincés le reconnaissent. à prononcer en prenant un air précieux "Les hommes sont beaucoup plus portés sur la chose que les femmes". Depuis l'adolescence et pour un bon moment encore. Les hommes ne sont pas des porcs, ce sont des hommes. Il y a une chose extrêmement positive cependant : si cet écart s'accentue en cas d'insatisfaction, il se réduit considérablement en cas de satisfaction. Laura Brotherman rapportait le témoignage d'une femme qui racontait qu'une nuit, après une journée très chargée, elle n'arrivait pas à dormir. Elle s'est dit que coucher avec son mari l'apaiserait et lui permettrait de se défaire de ce qui lui occupait l'esprit. Elle a réveillé son mari, qui a tout de suite accepté. Elle ne pensait pas qu'elle puisse un jour ressentir un tel besoin. C'est seulement parce qu'elle avait une relation épanouie qu'elle a pu en arriver là. Donc premier argument : une femme qui a des orgasmes réguliers a plus envie de sexe.
Deuxième argument. L'homme qui sait qu'il sera plus souvent comblé sexuellement ne saute pas sur chaque occasion en se disant "si je rate celle là, il se passera au moins deux semaines avant la prochaine et ça fait déjà deux semaines que j'attends". De la même manière une femme qui n'a pas envie et qui est tout le temps harcelée en a encore moins envie. Donc à mesure que la satisfaction des deux partenaires sera remplie, l'écart entre offre et demande diminuera. Et vous savez quoi, la semaine dernière je me suis même fait gentiment remballée (ça fait bizarre de passer de l'autre coté pour une fois). Je ne pensais pas que ça arriverait un jour.


Fast and furious/ lent et satisfaisant

Globalement il faut comprendre le besoin de lenteur de l'épouse quand on est un homme, et le besoin d'intensité et de rapidité de l'époux quand on est une femme. Mais là flûte de zut, je ne me rappelle pas plus de la suite :(


Prêt à l'emploie/20 minutes de cuisson

(héhé, j'ai trouvé la traduction jeux de mot toute seule)
Encore un lieux commun parfaitement illustrée par cette anecdote que madame Brotherson nous ramène d'une de ses conférences. Elle demande à l'assemblée :
-Combien de temps faut-il pour qu'un homme soit près à faire l'amour ?
-Deux secondes, répond quelqu'un dans le publique pendant que plusieurs claquent des doigts.
-Combien de temps faut-il pour qu'une femme soit prête à faire l'amour ?
-Des heures, répond un mari
-Des semaines, répond un autre tandis qu'une troisième voix s'élève au fond de la salle.
-Je ne sais pas, cela ne fait que trente ans que nous sommes mariés.

Bref époux, sachez que votre femme a besoin de temps, femmes, sachez que votre mari n'est encore une fois pas un obsédé qui y pense tout le temps. Il met juste peu de temps à démarrer. Nous avons vu les étapes à ne pas manquer pour que ça ne dure pas trente ans pour madame dans le post précédent.



Le désir est physique/Le désir est émotionnel


Certains hommes expriment très clairement que le sexe fait parti de leurs besoins telle que manger, boire, etc. Seulement si le besoin est d'abord physique pour l'homme et émotionnel pour la femme, un homme qui n'aura que du sexe sans affection finira par sentir un vide dans sa relation, et une femme qui n'aura qu'une relation basée sur l'affection, ne se sentira pas complètement satisfaite. De même quand le besoin primaire est nourri, le besoin secondaire est plus pris en compte. Il est important que les deux partenaires s'attachent à combler le besoin de l'autre. Si un seul des deux y travaille, les deux finiront par être insatisfaits.


Le corps avant la personne/La personne avant le corps

Je me souviens encore un débat qui faisait rage avec mes amis. Les filles disaient que les garçons étaient superficiels, ne s'intéressaient qu'aux jolies filles, alors que les filles elles, s'intéressaient aux garçons moches pourvu qu'ils aient une personnalité qui leur plaisait. Ce à quoi les garçons répondaient que nous étions des hypocrites, que nous ne voulions simplement pas avouer que nous aussi avions des critères de sélection sur le physique.
Fondamentalement nous avions tous tords : les filles en pensant que les garçons devaient faire un effort pour être plus ouverts, les garçons en refusant de croire que nous pouvions être différentes d'eux. Donc bien sur une femme est aussi séduite (ou repoussée :( ) par le physique de son mari, et le mari est séduit par les qualités de son épouse. Mais le physique occupe une plus grande place dans l'excitation pour les hommes, et le caractère pour les femmes. Après chacun ses goûts, et les sentiments amoureux nous font souvent voir notre partenaire bien plus beau et intéressant qu'il ne l'est. Je ne dis pas "femme soyez pamela anderson" et "mari, soyez Gad Elmaleh", mais épouses, ne vous cachez pas pudiquement sous la couette, et époux cultivez vos qualités, ça séduit votre épouse (et vous mettre en string léopard n'aura pas le même effet sur vous que sur elle. Sachez le seulement).

Une petite parenthèse. J'ai entendu des hommes dire qu'il n'y avait rien de mal à regarder une jolie femme dans la rue, puisque ça ne les dérangeaient pas que leur épouse en fasse autant. Maintenant que nous savons tous ce que cela signifie pour chacun de nous, j'ose rappeler les paroles du Christ : Celui qui convoite une femme a déjà commis l'adultère dans son cœur. Je crois en ce principe. Et je crois aussi au repentir qui donne à chacun le pouvoir de changer (Mais cela vaut aussi pour les épouses : ne laissez personne vous plaire plus que votre mari). Si on croit que la sexualité est un don de Dieu fait pour les couples mariés, alors l'adultère n'a pas sa place dans notre sexualité.


Besoin de sexe pour ressentir de l'amour/ besoin de ressentir de l'amour pour désirer le sexe

Bon encore un cercle vertueux dans un sens et vicieux dans l'autre. Pas la peine de s'éterniser.


Le sexe est une réaction/Le sexe est une décision

ça a été une grande découverte pour moi : Je devais décider. Ensuite viendrait l'excitation. Mais si j'attendais l'excitation physique "on n'était pas rendu" comme le disent les charentais.


Stimuli visuel/ Stimuli mental et tactile

Nous avons donc compris que le mari est excité à la vue de sa femme nue (qui continue pourtant de remonter sa couverture jusqu'au nez et d'éteindre la lumière). La femme elle a besoins de contactes physiques. Elle a également besoin de faire travailler son imagination. J'avais vaguement identifié cela sans trop savoir comment le nommer : quand j'avais passé la soirée à faire des math je n'arrivais pas à me mettre en mode sexe, après une soirée cinéma, j'étais chaude comme la braise en deux secondes...
Un excellent moyen également de faire travailler l'imagination de votre femme est de lui parler. Tout simplement.


Stimulation directe/Stimulation indirecte

...Ou l'art de tourner autour du pot... Laura Brotherson parle ici du mécanisme de l'excitation chez la femme et l'homme qui veux qu'un homme aura de l'intérêt à ce qu'on rentre rapidement dans le vif du sujet. Alors que la femme appréciera plus qu'on la laisse languir un petit peu. Je me demande si cela n'a pas un rapport avec le fait qu'une femme a besoin de se faire des films pour être excitée.


Conclusion

Je m'arrête à la moitié, vous aurez l'autre moitié la prochaine fois. Ce que j'ai appris dans ce chapitre c'est que mon mari ne peut pas deviner seul comment je fonctionne. Une fois que j'ai moi même identifié comment je marche, il ne faut pas que je m'attende à ce que mon mari devine "comme par magie" ce que j'aime et ce que je déteste. Les "home work" de ce chapitre consistent à faire une première liste pour soi de tous ces points et d'indiquer à quel extrême nous nous situons, d'essayer de trouver un exemple pour l'illustrer. Ensuite, demandez à votre mari où il se trouve lui même et comparez vos positions respectives.

Pour info j'ai activé les commentaires sans identifiant. ça fera plus de potentiel pourrissage, mais ça permet aussi que tout le monde puisse participer.
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